Musique
pub
Le quotidien indé qui ne sent pas des pieds!!
Login :


Mot de passe :


Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
Login :


Mot de passe :


Re-entrez le mot de passe :


E-mail :


Veuillez recopier le code sur l'image:
???


Erreur dans le login et/ou mot de passe

Vous n'êtes pas connecté car votre compte n'est pas activé.

Perfect Sense,
et si l'humain perdait ses sens

Le film de David Mackenzie a tout pour plaire : des acteurs fantastiques (Ewen McGregor et Eva Green, entre autres), une bande-annonce prometteuse et surtout, un scénario original, dans la lignée de "Contagion", mais en mieux. Pour faire vite, l'humanité doit faire face à un virus ultra-contagieux qui touche tous les gens sans exceptions. Petit à petit, tous les sens disparaissent. D'abord l'odorat, puis le goût, l'ouïe et enfin la vue (bizarrement, le toucher n'est pas atteint par le virus, mais on n'en saura pas plus). Au milieu de cette apocalypse pour le moins originale, un couple se rencontre. Lui est cuisinier, elle est médecin, il enchaine les coups d'un soir sans remords, elle commence à en avoir marre de ne rencontrer que des "salops de mecs". Ils vont s'aimer intensément, de plus en plus fort à chaque fois qu'un nouveau sens disparaît. On perd quelque chose, pour se concentrer sur l'essentiel. Le film enchaîne les plans très réussis, les images sont belles, mais quelques longueurs viennent plomber l'enthousiasme, notamment en choisissant de se focaliser énormément sur le couple plutôt que sur l'extérieur. Pour relancer le rythme du film, chaque perte de sens est précédée d'une crise intense. Avant de perdre l'odorat, le contaminé pleure toutes les larmes de son corps, pris d'une douleur immense. Avant de perdre le goût, l'humain s'empiffre de la manière la plus primitive et la plus immonde qu'il soit. Ce qui provoque quelques rires d'ailleurs, quand on voit cette mamie manger le contenu de son sac à main, rouge à lèvres et gel anti bactériologique inclus.
Bien sûr chaque perte de sens doit obliger l'humanité à vivre autrement. Les gens redécouvrent les sens qu'ils leur restent, illustré à merveille par l'exemple de ce critique culinaire qui, une fois le sens du goût disparu, continue de publier des articles en vantant les textures, les couleurs et la température des plats.
Un espoir de guérison est évoqué, mais la maladie est trop rapide. Tout s'enchaîne très vite, trop vite, sans laisser le temps aux hommes de se rendre compte de ce qu'ils perdent, jusqu'à la scène finale sur fond noir, magistrale. Et puis, il y a cette « morale », comme une mise en garde de la part de la nature : « Je vous ai donné cinq sens merveilleux, à force de les négliger sans les apprécier à leur juste valeur, voyons comment vous vous débrouillez sans ». Et bien on ne se débrouille pas, l'humanité s'éteint d'un coup.


1 vote(s)
Votes
  
Veuillez patientez quelques instants...
Loading...

Merci de vous connecter pour poster un commentaire.


Login :     Mot de passe :     Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
   Pas encore inscrit?