Patrice
One
Genre : Reggae / Ragga / DanceHall
Label : Because
Date de sortie : 13-09-2010
"Pour « One », j'ai repris le volant. J'avais une idée bien précise en tête : marier les extrêmes, c'est-à-dire mélanger les guitares et pianos occidentaux avec une approche rythmique bien plus africaine du funk. J'ai pris énormément de plaisir à enregistrer cet album, car je l'ai abordé avec la fraîcheur d'un enfant. J'ai essayé de casser les habitudes et les méthodes de créations, de repartir de zéro et de le traiter comme si tout était nouveau, comme si c'était mon premier album. Cela peut aussi expliquer le titre, « One »." (Discours de Patrice)
« One » synthétise douze années de carrière, du reggae jamaïquain de ses débuts (« Ancient Spirit » en 2000), au funk yankee millésimé, en passant par la soul, le rock, le folk anglais… Autant de styles que Patrice apprivoisa au fil du temps, en six albums riches en couleurs. Aujourd'hui, les treize morceaux de « One » forment à la fois le disque le plus éclectique et le plus homogène de sa discographie. « Je ne voulais pas d'une mosaïque de contrastes, je voulais que le tracklisting reflète l'harmonie et la cohérence de toutes ces saveurs.»
Pour cela, il a rapporté des épices des quatre coins du monde : à Londres, il convoqua la douzaine de violonistes de l'orchestre féminin Demon Strings, dirigé par Izzi Dunn (Gorillaz, Blur) avec qui il avait déjà travaillé sur son album « Nile » et qui participe ici aux titres « The Maker » et « Walking Alone ». Dans le New Jersey, il a retrouvé le producteur Comissioner Gordon ayant déjà officié sur son précédent album. En Jamaïque, il sollicita de vieux complices, comme le légendaire saxophoniste Cedric IM Brooks et la section cuivre des Skatalites (adaptation du titre de Nina Simone « Ain't Got No / I Got Life », le 1er single de l'album). Il tenta aussi de nouvelles expériences avec Sly &Robbie sur le morceau « Nobody Elses ». Le tout fut ensuite mixé par Tom Elmhirst (Amy Winehouse, The Kills) et par Patrice lui-même dans son propre studio à Cologne, le Supow Studios. « Je souhaite éviter le numérique, je préfère largement l'analogue. J'ai traité le son de ce disque un peu comme les rappeurs le faisaient auparavant avec le sample, pour lui donner un côté moderne mais chaleureux. »