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Pierre Souchon se livre à Notulus

Pierre Souchon se produira le 20 juin sur la scène du festival "Les Pieds dans L'herbe" à Brétigny-sur-Orge. L'artiste qui a sorti en 2010 son nouvel album intitulé "Peter's Friends" offre aux lecteurs de Notulus une interview dans laquelle il se confie aisément sur la création de son nouvel opus et sur son passage au festival.

Depuis combien de temps êtes-vous dans le monde musical ?

J'ai commencé à faire de la musique les mercredis après-midi et les samedis quand je n'avais pas école, avec Matthieu Chédid, Julien Voulzy et Mathieu Boogaerts. Ce sont des artistes qui, maintenant, ont pris une voie solo. On se réunissait... puis on a monté divers groupes tous ensemble. Voilà, c'est à peu près à ce moment-là que j'ai commencé à monter mes premiers groupes, c'était à l'âge de 12 ans.

Quel en a été votre parcours ?

Et bien suite à ça, j'ai fait dans les années 90, en 93 et 97, deux albums dans un groupe avec Julien Voulzy sous le nom des "Cherche Midi". Avec Julien, on est comme des cousins et on fait de la musique ensemble depuis tout petit. On aimait ça !!
La vie nous a amené à faire ensuite des albums solo. J'ai sorti mon premier album en 2004 et le deuxième en 2010 "Piteur's Friends". Alors forcément, j'ai eu des collaborations avec d'autres artistes entre temps. Depuis un certain nombre d'années, je fais des chansons pour mon père. Sur chaque album, je fais deux ou trois chansons. Mais sinon, j'ai travaillé pour Sandrine Kiberlain, j'ai fait deux albums pour elle, aussi pour Jane Birkin, Elie Semoun, enfin des gens très divers.

Actuellement, quels sont vos projets ?

Je suis en pleine tournée depuis 3 mois et donc mes projets, c'est de faire mes concerts tout en pensant éventuellement à des nouvelles chansons, pour pas trop tarder, pour pas qu'il se passe trois ou quatre ans entre "Piteurs Friends" et le suivant.

Quelle a été votre plus belle expérience professionnelle ?

Ma plus belle expérience ? Ben écoutez, j'aurais tendance à vous dire la dernière ! Car actuellement, c'est défendre mon disque "Piteur's Friends" et être sur scène à interpréter ces chansons. Autour de "Piteur's Friends", c'est "Je veux des nouveaux amis" qui est le public qui vient me voir, je tisse un lien avec eux, je discute pas mal, je fais un sondage, on devient ami pendant ce concert et vraiment c'est en ce moment que je vis mes meilleurs concerts. Peut être que... sur la tournée d'avant, comme jusque là j'avais toujours pensé collectif, que j'avais toujours été dans un groupe... Je me suis retrouvé tout seul en 2004 à faire mon premier album... Parfois, j'étais un peu pris par le trac sur scène et ça m'enlevait une notion de plaisir. Alors que maintenant, je n'ai plus ça du tout et je prends vraiment du plaisir sur scène.

De quelle façon travaillez-vous ?

Et bien je travaille... il n'y a pas vraiment de loi ! C'est-à-dire qu'une chanson, une phrase, un air peut arriver à tout moment, aussi bien dans un train qu'au théâtre, en marchant, la nuit, le matin donc voilà ! Mais en gros, je dirais que je trouve mes idées à Paris, dans l'effervescence de la vie parisienne. Et puis une fois que j'ai trouvé tout ça, je vais enregistrer à la campagne, quand j'ai le texte et la musique, je vais faire des maquettes. C'est d'ailleurs, dans cette maison de campagne que j'ai enregistré mon disque en gardant beaucoup des maquettes. Et voilà, on va dire que c'est un peu mes deux endroits où j'aime me retrouver.

Ecrivez-vous vos textes avant de composer votre musique ou est-ce plutôt l'inverse ?

Non, au départ je suis plutôt compositeur donc j'emmagasine plein de petits airs comme ça sur un mini-disc. Mais ça peut venir d'une phrase, j'ai parfois un sujet et je me dis "ah ! on pourrait dire ça" et puis après j'essaie de trouver une musique qui colle dessus. Parfois, c'est une musique qui me transporte et puis j'essaie de trouver un texte dessus. Y'a pas vraiment de loi mais je commencerais plutôt par les musiques. C'est vrai, que j'emmagasine plus de musique.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Ben ça arrive un peu à tout moment. C'est parfois en regardant la télé, parfois en allant au théâtre, parfois en écoutant une discussion de comptoir, parfois en lisant le journal, parfois en faisant les magasins, parfois en me couchant. L'inspiration vient, vous attrape à tous moments mais c'est vrai que plus on est dans une démarche de curiosité, plus ça éveille des choses. Je dis la curiosité, je parle parfois d'aller dans un musée (même si je n'y vais pas sans arrêt) ou aller au cinéma ou aller voir une pièce de théâtre. Les voyages aussi, les dépaysements comme ça, ça éveille des sens qui étaient endormis dans notre vie quotidienne et là, ces sens sont en éveil. Cela nous donne parfois de l'inspiration comme si on était dans une démarche de curiosité.

Vous nous avez précédemment parlé de vos collaborations avec divers artistes, qu'est ce que cela vous a apporté ?

Et bien une expérience géniale ! De faire des chansons que je n'aurai pu faire pour moi et en même temps parce que je travaille en tant que compositeur pour les autres, je travaille sur leur propres textes, c'est ça qui me séduit. C'est d'aller dans leur personnalité un petit peu, parce qu'à chaque fois que se soit Sandrine Kiberlain, Elie Semoun ou mon père, ce sont des gens qui font leur propres textes et j'aime entrer dans leur univers. Travailler pour les autres, c'est comme un voyage, ce n'est pas là où on vit, ce n'est pas forcément son quotidien mais c'est toujours enrichissant... et puis moi entre mes 2 albums, j'ai eu des petits soucis de maison de disque. J'ai été prisonnier dans un contrat donc ça m'a donné des fourmis dans les jambes et dans la tête pour faire mon album.

Est-ce que le fait que votre père soit plongé dans le milieu musical vous a donné l'envie d'y accéder ?

Ben... c'est-à-dire que quand on est petit et qu'on est dans les coulisses derrière le rideau de l'Olympia, qu'il y a plein de gens derrière, qu'on a 5 ans et qu'on voit son père se préparer à chanter... tout ça donne plus envie de faire ce métier que d'aller travailler à la banque. Donc inconsciemment, j'ai eu envie de faire ça parce que j'ai baigné dans ce milieu là, mais mon père ne m'a jamais incité à faire ce métier... peut-être même au contraire !

Y'a t-il une chose en particulier, qui a retenu votre attention dans toute sa carrière musicale ?

Il a eu beaucoup de succès, ça fait trente / trente-cinq ans qu'il fait ce métier et il est encore présent. A chaque album, c'était une remise en question. Ce n'est pas parce qu'il avait un nom, qu'il allait forcément vendre des disques qui allaient satisfaire. C'était de bien se remettre en question de toujours faire comme si c'était le premier disque. Voilà...

Vous donne t-il des conseils ? (Si oui, lesquels ?)

On se donne des conseils avec mon frère et mon père dans la mesure où on fait le même métier tous les trois. On se fait écouter nos maquettes, on se dit "Tiens, j'ai une idée", on se fait un peu part de nos projets mais on travaille vraiment chacun dans notre univers personnel, même s'il est parfois familier. On aime bien donner notre avis mais on ne travaille pas l'un pour l'autre.
Bon... avec mon frère un peu plus ! On a coécrit ensemble "Piteur's Friends". Parfois, je trouve des phrases pour son projet, je fais des musiques pour lui mais voilà ça se limite à ça. On se donne notre avis plus qu'on ne se donne des conseils. On se donne notre avis parce qu'on se dit la vérité et qu'on se connaît bien, qu'on se fait confiance.

Avez-vous déjà songé à faire un album ou créer un projet commun avec votre frère Ours et votre père ?

Euh... non. Peut-être avec mon frère sous la forme d'un groupe. Pourquoi pas... parce qu'on a des affinités. On aime bien être ensemble mais je pense qu'il est un peu tôt, on commence. Moi c'est mon deuxième album, lui il a fait un album et il en prépare un autre, on aimerait bien installer un peu nos univers à nous. Après, une fois qu'on aura fait ça, pourquoi ne pas laisser une porte entre-ouverte...

Quelle chanson préférez-vous sur votre album ? Pourquoi ?

C'est très difficile... mais bon pour en dire une, je vais dire "elle a ôté", le premier morceau, parce que j'aime bien le fait de dire "elle a ôté le "i" du verbe aimer". Il y a un tout petit peu de réflexion, ça fait cogiter la tête et puis en même temps, c'est les angles. Que se soit dans la littérature ou dans le cinéma, on parle toujours du même sujet : l'amour. Heureux ou malheureux mais on dit souvent que ce sont des histoires d'amour ! Ou encore la vie et la mort, mais ça se limite à très peu de sujet parce qu'il y a un mystère inouï. Après, la différence ce serait de trouver des angles. Moi j'ai trouvé l'angle de l'amertume comme dirait "elle oté le "i" " et puis j'aime bien que ça se marie bien avec de la musique qui se retient un peu. Ce que j'aime bien faire, c'est de la pop. Donc populaire mais dans le côté populaire, il y a parfois "le petit bonhomme en mousse" un peu grincheux, un peu lourd... c'est dans l'attente de trouver quelque chose d'un peu chic et élégant. Dans cette épaisseur, trouver une finesse. Ce morceau je le ressens un peu comme ça, à la fois un peu populaire et en même temps un peu élégant, qui marie bien musique et textes. Et voilà... mais c'est très difficile de parler de soi comme ça !

Etant plus jeune, quelle chanson vous a le plus marquée et que vous inspire-t-elle?

Il n'y a pas de chanson qui vraiment m'ait inspiré, juste peut-être plus une démarche artistique. Il y a des vers, des morceaux des Beattles "ce sont des madeleines de Proust". J'étais en pyjama au jour de l'an, j'avais 10 ans et je voyais mes parents qui se déchaînaient ! Ils avaient la trentaine (mon âge maintenant) et ils étaient déchainés comme des gamins. C'est plein de souvenirs qui remontent à la surface. Ecouter les Beattles ou des morceaux de cet époque-là, j'ai l'impression que c'est mon enfance alors que je ne suis pas du tout de cette génération. Mais sinon une approche comme ça... mon père travaille avec Laurent Voulzy depuis toujours. Laurent et mon père sont très différents. Laurent, c'était des paillettes et des lunettes incroyables, un costume de scène... c'était "LoloStar", ça me fascinait ! Des guitares électriques, ce côté un peu clinquant que Laurent prenait d'une manière un peu juvénile et ça lui allait bien.

Une belle tournée estivale s'annonce, comment vous sentez-vous ?

Et bien je suis très heureux ! Je suis très heureux de me retrouver sous le soleil, j'espère ! (rires) Parce que c'est un peu... comme un bateau pour moi, je ne suis pas un grand skipper mais j'aime bien faire du bateau. Le bateau ça peut être le paradis comme ça peut être le cauchemar ! C'est-à-dire que soit c'est la folie, il y a un super beau temps et puis on est là, tout est idéal, ça ne bouge pas, on est bien, on est heureux. Soit ça tangue et on a la nausée, on est malheureux, on est frigorifié tout humide et il faut rentrer : ça ne va pas. Et les concerts, ça peut être ça : si on joue dans des conditions avec du vent et de l'eau, ça va être un peu compliqué. Si c'est dans de bonnes conditions, ce sera idéal. De toute façon, faire des concerts j'adore ça et puis là, je vais me retrouver dans un cadre un peu différent, en extérieur, avec des gens qui ne seront pas forcément venus pour moi et j'essaierai dans faire mes nouveaux amis !!

Quel sentiment avez-vous avant de monter sur scène ? Le trac j'imagine ?

Ben forcément, il y a toujours un petit peu ça... mais c'est bien de garder une petite électricité. Mais le trac n'est pas suffisamment important pour m'enlever cette dose de plaisir contrairement à avant, donc c'est peut être une impatience... Si allez !!

Que diriez-vous aux lecteurs Notulus pour qu'ils viennent vous voir au festival "Les pieds dans l'herbe" ?

Et bien tout simplement que mon spectacle "Piteur's Friends" (je le dis souvent avec un petit taux de 2ème et 3ème degré) c'est une main tendue vers autrui, c'est de l'amitié. En gros, si ça se résume en une phrase se serait "Je veux des nouveaux amis" et voilà ! Sous cet angle-là, "Piteur's Friends", c'est le lien que je fais avec les gens, j'essaie de les faire chanter et surtout de savoir qui ils sont à travers un sondage, donc voilà c'est : "je veux des nouveaux amis". S'ils viennent, ils seront mes nouveaux amis, j'espère !!


Venez, sans hésiter assister à son concert au cours du quel il se fera un plaisir de vous faire découvrir son nouvel album, rempli...

Devenez son nouvel ami !

http://www.lerackam.com


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