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BEAT TORRENT :
Focus sur les virtuoses du bootleg

Beat Torrent, en studio la semaine et en concert le week-end a réussi à trouver un peu de leur temps pour répondre à une série de questions proposées par la rédaction de Notulus.
Ce duo arpentant les scènes électro des festivals en France et à l'international, vous feront découvrir leur sets le 29 juillet prochain à Brest à l'occasion de la 16 ème édition du festival Astropolis. Pour vous faire patienter, voici un avant goût de ce qu'ils vous réservent.

Beat Torrent…d'où vient ce nom ?

Atom : Un hommage à Dick Rivers !

Parlez nous de votre rencontre.

Pfel : Nous nous sommes rencontrés quand on était gosse vers 10/11 ans.
Nos parents sont amis donc c'est comme ça que nous avons commencé à passer du
temps ensemble. Ce n'est pas la musique qui nous a tout de suite rassemblée mais
plutôt le skate, le basket, les jeux vidéos… des trucs de « kids » quoi!

Comment êtes vous arrivés sur la scène électro ?

Atom : Il se trouve qu'on nous place dans un créneau "electro" parce qu'il faut bien
catégoriser les choses. Mais je pense que nos inspirations et références viennent
beaucoup plus d'une part du hip-hop (pour la manière d'aborder le travail aux
platines et les choix de sons notamment sur les batteries) et d'autre part du rock
(pour ce qui est du côté énergique et de la puissance sonore que l'on recherche).
Le truc c'est qu'on utilise pas mal de synthés et de sons plus "contemporains", et ce,
pour un résultat plus ou moins équivalent à celui qu'on aurait avec une guitare
électrique bien saturée par exemple.

Qu'est ce qui vous a donné l'envie de mixer ?

Pfel : C'est à travers le hip hop que nous sommes arrivés aux platines. On était à
fond sur les phases de scratchs des morceaux hip hop de l'époque (the 90's golden
years...) On tripait sur les scratch de Dj Premier, sur ceux de Q bert et plus
précisément sur l'album de Dr Octagon, sur le show mythique des Invisible Scratch
Picklz ou encore sur les scratchs de « Mix Master Mike » des Beastie Boys. C'est tout ça combiné avec l'émulation de la scène dj nantaise de l'époque, qui nous a donné envie de mixer.

Comment avez-vous appris à « manier » les platines ?

Atom : En fait on a toujours évolués à plusieurs dans une espèce de compétition
positive. A la base c'est 20syl qui avait une platine pour poser des « cuts » sur les
premiers morceaux d'Hocus Pocus (vers 1996-97). C'est donc lui qui a d'abord
montré à Greem les quelques bases qu'il avait et il me les a ainsi, rapidement
transmises. Après, la semaine on bossait chacun chez soit et on se montrait nos
nouveaux tricks le week-end.
Puis vers 2000, Pfel (qui faisait déjà partie de la bande mais n'était pas encore dj)
s'est mis aux platines, il a progressé super vite (probablement parce qu'il avait 3
potes déjà dedans) et il a relancé cette compétition entre nous, et on a encore plus
basculé vers le côté plus technique des choses.

Vous reprenez de célèbres morceaux comme « Whole lotta love » de Led Zepllin,
« Thunderstruck » de ACDC ou encore « Aerodynamic » des Daft Punk…comment
s'oriente votre choix ? Définissez-vous certains critères lors du choix de vos
chansons ? (rythmique, style musical,…)

Pfel : Bien entendu ce sont des morceaux que l'on apprécie à la base. Ce sont des
trucs qu'on écoutait étant ados et d'autres qu'on a découvert plus tard. C'est avant
tout un éventail de nos goûts musicaux. Après il faut que ces morceaux aient un

intérêt à être remixés aux platines, grâce à un riff de guitare ou une voix intéressante à re-scratcher par exemple. On a également envie de faire un set accessible qui parle autant à un « kiffeur » de rock, de hip hop ou d'électro, qu'à des plus jeunes ou des plus vieux.

De quelle façon vous organisez-vous lorsque vous mixez ? (qui fait quoi ?)

Atom : A quelques exceptions prêt, ce que fait l'un peut être effectué par l'autre,
l'idée de base est d'avoir quelque chose de vivant sur scène.

Qu'est ce que cela vous fait de voir le public qui se met à bouger sur votre musique?

Pfel : C'est un moment spécial, aucun doute là dessus. C'est rare de ressentir des
émotions comme celle qu'on vit sur scène dans la vie de tous les jours, ça peut vite
devenir additif d'ailleurs. On essaie donc de donner autant que l'on reçoit et je pense que c'est souvent le bordel dans nos concerts!

Quel est votre secret pour mettre l'ambiance ?

Atom : On n'a pas vraiment de secret, mais c'est vrai qu'on essaie de pas mal jouer
sur des références connues pour que les gens puissent comprendre notre travail. Le turntablism est quelque chose de relativement difficile d'accès, nous notre idée est de le démocratiser, donc on préfère remixer un bon vieux Led Zep plutôt que de se perdre dans quelque chose de trop underground ou élitiste qui ne parlera qu'à peu de personnes dans le public.

Vous vous produisez jusqu'en septembre à travers la France …comment imaginez
vous ces quatre mois à venir ?

Pfel : Intense! C'est vrai qu'il y a beaucoup de concerts prévus ces prochains mois en France et à l'étranger (Festival Solidays à Paris, Astropolis à Brest, Roskilde au
Danemark, Hip hop Kemp en République Tchèque, le MEG au Canada pour citer les
plus gros) donc encore pas mal d'aventures en perspective de ce côté-là. Et puis ces 4 mois à venir seront un peu le compte à rebours de la sortie de notre album de
remix "REWORKS", dans les bacs le 04 octobre prochain (Kiff Records).

Quel est votre rythme de vie actuellement ?

Atom : Studio la semaine, concerts le week-end.

Côtoyez-vous des artistes de la scène électro (Birdy Nam Nam, Vitalic…) ?

Pfel : Oui plus ou moins. Un peu dans un délire élitiste et/ou « branchouille
dégueulasse ». Bref, on apprécie et on connaît bien les Birdy, grâce à notre parcours
commun dans les championnats de djs. Puis, on a rencontré d'autres artistes avec
qui, on partageait l'affiche et on a gardé contact avec eux. Il y a eu de belles
rencontres et de moins belles comme pour tout je crois!

Avec quel (s) autre (s) artistes aimeriez-vous partager la scène ?

Pfel: Rage Against the Machine, Led Zeppelin , Beck et ..... Jimi Hendrix!
Atom : Pas mieux !

Que vous apporte le fait de jouer dans un festival ?

Pfel : Tout d'abord la possibilité d'exprimer pleinement notre installation scénique
pour le show video que l'on propose depuis plus d'un an. Dans un cadre optimale on
est perché à 3m de haut avec un écran devant nous et un écran derrière nous suspendu à 5m. Désolé c'est un peu technique expliqué comme ça mais c'est vraiment une installation qui donne une autre dimension à nos sets. Donc c'est le
plus incontestable en festival. L'autre point qui tue c'est la possibilité de se retrouver en tête à tête avec des milliers de personnes d'un coup! Grisant...

Comment vit un DJ ? En mode « Décalé » ?

Atom : En effet vu qu'on joue souvent assez tard le soir, on est obligatoirement un
peu décalés. Cependant on essaie de garder un rythme "normal" la semaine. L'idée
est de garder nos copines, qui elles, ont un travail, se lève le matin et se couche le
soir, comme la plupart des gens.


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