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Yodelice,
interview d'un personnage à part

Lors de son passage au festival Décibulles, l'artiste Yodelice a consacré une interview à la rédaction de Notulus. Chapeau melon sur la tête, maquillage de scène et vêtements clownesques revisités façon "Yodelice", Maxim Nucci nous accueille avec le sourire. Durant ce petit quart d'heure, il nous livre ses impressions sur son concert, nous explique la naissance de ce personnage unique et nous confie ses projets à venir.
Une interview très agréable où nous en ressortons plus que conquis.

Nous sommes au festival des Décibulles, je vais allumer une cigarette avant de commencer.

Réaction à chaud ! Comment vous sentez-vous après votre concert ?

Un peu mitigé car j'ai eu des problèmes techniques, pas mal de problèmes techniques ce soir mais bon... Ca arrive assez souvent et c'est comme ça donc il faut faire avec ! Mais bon... Non mais c'était fun, je me suis bien amusé quand même.

Comment l'avez-vous vécu ?

Du coup, un début un peu difficile, un peu déstabilisé et puis après c'est cool, enfin il faut trouver le "lâché prise" là-dedans et juste être dans le kiff de l'instant et oublier tout ce qui peut se passer autour. Et puis le public était cool, non c'était marrant, c'était cool.

Quelles sont vos impressions sur le public d'un festival comparé au public d'un concert ?

C'est pas du tout la même chose, car déjà dans un festival, les gens viennent pas forcément vous voir, enfin vous... enfin moi... (rire) et donc (rires) "le truc ridicule"! Mais c'est toujours agréable de rencontrer un nouveau public, un public qui ne vous connaît pas et puis de rencontrer d'autres groupe et tout ça. Enfin l'ambiance d'un festival, c'est quand même assez agréable et effectivement c'est différent d'un concert surtout pour un projet comme le mien, une part de scénographie importante donc avec des lumières. Tout une espèce de scénographie et du coup ce n'est pas possible de le faire pour nous en festival. Donc c'est autre chose mais c'est tout aussi agréable.

Yodelice est un personnage unique. Comment est-il né ?

Ben en fait, ça fait longtemps que j'ai la fascination des clowns. J'ai toujours eu un truc avec l'importance qu'on donne à l'image, l'importance qu'on donne aux apparences et tout ça. Et si tu veux, je suis parti du principe que tout le monde compose des personnages dans la vie, on compose sans arrêt, on va se comporter d'une manière au boulot, d'une autre manière en famille et d'une autre manière avec des amis et selon des cercles d'amis, on va encore composer des personnages et les artistes aussi font ça. Les artistes tout à fait naturellement composent le personnage qu'ils ont envie que le public voit d'eux, la facette d'eux qu'ils ont envie de laisser paraître. Et si tu veux, pour trouver une espèce de constance dans cette sincérité, enfin de cette proposition artistique et essayer de trouver une espèce de constance dans la sincérité, ce clown est né; et ce clown me désinhibe, ce clown fait que Yodelice existe en fait.

Pourquoi avoir décider de changer d'identité ? C'est-à-dire ne pas avoir poursuivi votre carrière sous le nom de Maxim Nucci.

En fait le truc, c'est que Yodelice est une proposition artistique, c'est pas un changement d'identité. Moi, je suis qui je suis, je m'appelle Maxime Nucci, je suis musicien je fais de la musique depuis mon plus jeune âge. J'ai eu la chance, je dis bien "la chance" parce que des gens qui ont du talent il y en a plein, mais j'ai eu la chance de pouvoir vivre très tôt de la musique donc je suis vraiment un privilégié. Mais j'ai fait de la musique en tant que technicien de cette industrie et pas vraiment en tant qu'artiste. J'ai toujours travaillé au service de quelqu'un d'autre, que ce soit une maison de disque, un artiste, un producteur donc avec une direction artistique bien imposée et c'était un apprentissage très très intéressant. C'est ce qui m'a construit. Maintenant avec Yodelice, c'est autre chose. Yodelice c'est moi, c'est mes chansons et avec les chansons de Yodelice est venue l'envie de faire cette proposition artistique et finalement de vraiment chanter et de faire des concerts, aller à la rencontre d'un public et faire cette proposition artistique avec laquelle je m'éclate, avec mes compagnons, c'est que du bonheur !

Vous avez sorti en 2009, votre premier album "Tree of life" sous le nom de Yodelice, comment vivez-vous cette nouvelle aventure?

C'est passionnant... j'étais loin de m'imaginer que "Tree of live" rencontrerait le succès qu'il a reçu. Au moment où je le faisais, j'avais besoin de faire un disque intimiste, un retour, un point un peu sur ma vie, je l'ai fait en pleine crise de la trentaine et j'avais besoin de retourner à une espèce de simplicité d'arrangements et à quelque chose de très organique et le succès de Yodelice m'a totalement dépassé. Et puis maintenant on voyage, on peut aller dans des pays d'Europe, jouer. Cet album nous offre la possibilité de voyager, d'offrir ce spectacle à d'autres et c'est hyper tripant, c'est hyper kiffant. On en profite à chaque instant parce que c'est une aventure extraordinaire.

Avez-vous choisi de faire passer un message particulier dans cet album ?

Non, bizarrement c'est un album assez égoïste, c'est un album sur moi. En fait, "Tree of Live" est un album qui est beaucoup sur la nostalgie de l'enfance, sur la mélancolie, sur les projections qu'on peut faire de sa vie gamin et finalement des murs qu'on se prend la gueule plus tard. C'est un disque qui appuie aussi l'univers fantastique... il a un petit côté Peter Pan, Yodelice, il a un petit coté clown, clown enfantin.

Pourquoi avoir faire le choix de chanter vos titres en anglais ?

Ben écoute, je serais tenter de te dire, pourquoi pas ? (rires) Non mais je vais faire une meilleure réponse que ça. Ma culture musicale est principalement anglo-saxonne, j'ai fait mes étude en Angleterre, j'ai passé mon adolescence là-bas et quand j'ai commencé à écrire des chansons, même d'ailleurs les chansons que j'ai écrites en français ont eu avant d'être en français, un texte en anglais. Pour moi, c'est vraiment naturel et comme j'avais vraiment besoin de faire un disque dans lequel j'étais bien et où je me sentais bien, l'anglais s'est imposé un peu comme une évidence. Ce n'est pas quelque chose qui a été réfléchi. Il y a vraiment eu une première, deuxième, troisième chansons en anglais. Et puis, j'avais toujours l'espoir qu'à un moment il y a peut-être des chansons en français qui viennent se greffer à tout ça. Elles ne sont pas venues mais en tout cas moi je suis très open. Yodelice, peut très bien chanter en arabe ou en espagnol, ça me va aussi bien c'est de la musique, il faut que ça fédère et voilà c'est le principal.

Quelles sont vos influences musicales ?

C'est très très éclectique, j'aime principalement, je suis un peu perché dans les années 70. J'aime tout ce qui s'est fait à cette époque, que ce soit dans la soul, dans la funk ou dans le rock avec les Led Zepp' avec Pink Floyd avec les Doors avec tout ça. Dans le funk avec les Head Hunters, The Graham Central Station, Sly and The Family Stone enfin voilà. C'était une époque où, j'ai l'impression en tout cas quand j'écoute les disques, il y avait une espèce de désir d'expérimentation où les artistes étaient extrêmement libres dans leur création et la musique était encore considérée comme un art.

Pensez-vous que Yodelice vous permet de faire passer vos émotions et / ou vous exprimer plus facilement ?

Oui oui clairement, c'est un personnage qui me permet paradoxalement, en étant déguisé, d'être moi-même.

Artiste complet, vous jonglez entre la comédie, la musique, la production. Est-ce un besoin pour vous de pratiquer ces différents corps de métiers ? Lequel vous tient, le plus à coeur ?

Ouai enfin mon truc c'est quand même la musique ! (rires) Mais en fait, j'ai l'impression que tout est très lié bizarrement. Enfin, moi je suis musicien, je ne me considère pas du tout comédien. J'ai des potes comédiens qui défoncent et ont travaillé très très dur pour arriver là où ils sont. C'est une bonne récréation quand ça se présente, c'est très intéressant et je le prends très très au sérieux. Récréatif ne veut pas dire que j'y vais cool mais voilà... mon vrai truc, c'est la musique. J'aime les artistes, j'aime la rencontre avec des gens qui ont une passion, avec lesquels on peut avoir des échanges; et parfois avec des artistes, il y a un miroir artistique qui se créé. J'aime les arts et j'aime les artistes, donc forcément ça m'amène à collaborer sur des choses qui dépassent parfois la musique. Mais bizarrement tout est lié, on est tous plus ou moins des saltimbanques, qui donnent du plaisir aux gens. Enfin, on fait rien de grave, on raconte des histoires, on fait de la musique après il y a la notoriété qui change.

Donc c'est la musique, qui vous tient le plus à cœur.

Ben de toute façon je ne sais pas faire grand chose faire d'autre. Depuis que j'ai 6 ans, la musique c'est tout ce que je sais faire.

Vous avez fait une apparition dans le film "Ne le dis à personne" de Guillaume Canet et vous avez fait appel à lui pour réaliser votre clip "Sunday with a Flu". Comment est
né votre collaboration ?

Ah oui, ça c'était un petit clin d'œil ! Guillaume c'est un pote, ça fait 10 ans qu'on se connaît. On s'est connu à l'époque où il faisait "Mon idole" son premier film. Guillaume fait partie des personnes qui ont été essentielles dans la naissance de Yodelice. C'est quelqu'un qui m'a énormément poussé. Moi, j'ai traversé de grosses périodes de doute et Guillaume à cette époque-là était vraiment présent et croyait vraiment au potentiel de ces chansons et de ces projets. Il m'a vraiment poussé à le faire et je lui dois beaucoup. C'est un super mec, c'est un artiste qui a beaucoup de talent mais c'est aussi un homme extrêmement généreux, il fait parti aussi des amis qui sont là dans les mauvais moments.

Vous avez partagé la scène avec Calogero, Vanessa Paradis ou encore Goran Bregovic, présent ce soir. Quel a été votre plus beau souvenir ?

Ouai, ça remonte à très très longtemps. Tu sais entre temps, on a eu la chance de partager des scènes avec Micky Green, avec Lenny Kravitz, avec Tracy Chapman...
Mon plus beau souvenir, c'est mon premier Solidays. Le festival Solidays, qui reste un bon souvenir parce que c'est notre premier festival en plein air et que c'était un vrai bon concert avec un vrai bon public et ça restera très émouvant pour nous.

Avec l'expérience, quelle vision avez-vous du monde musical d'aujourd'hui ?

Y'a pas de règle, y'a pas de secteur la musique c'est extrêmement large. Il y a des milliers et des centaines de manières de fonctionner qui sont extrêmement différentes. Artistiquement, je trouve qu'il se passe des choses excellentes en ce moment, je trouve qu'il y a vraiment une vague d'artistes, qui sont de vrais musiciens, de vrais auteurs-compositeurs, de vrais performeurs. Il y a une nouvelle génération de gamins qui ont vraiment du talent et qui écoute des vieux disques, qui ne sont pas du tout de leur génération et moi je trouve ça dément.

Pour conclure cette interview, nous aimerions savoir quels sont vos projets ?

J'ai fini hier le dernier album de Yodelice qui va sortir au mois d'octobre. Je suis en tournée jusqu'à fin 2011 et je réalise l'album d'une artiste qui s'appelle Sizzle, qui sortira je pense en février 2011.

Un artiste de qualité à découvrir au Festival au Foin de la Rue, le vendredi 02 juillet à 21h05.


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