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©Richard Dumas

Eiffel,
un succès renversant

Eiffel, le groupe phare de la nouvelle scène rock français, connait aujourd'hui un succès grandissant. Romain, chanteur du groupe a accordé une interview à Notulus. Durant cette période estivale, ils arpentent les villes de France en faisant un arrêt le 16 juillet prochain au Festival aux Zarbs.

Peux-tu nous parler de la naissance de votre groupe ?

Nous avons formé Eiffel avec Nicolas Courret, Estelle, Damien Lefèvre et moi même en 1998 sur les cendres de notre premier groupe, Oobik & the Pucks. Oobik était finalement un Eiffel balbutiant. Le noyau dur était et a finalement toujours été, Estelle , Nico et moi-même. Nous avons monté ce premier groupe en 1995 et avons signé très vite chez Warner, ce qui nous a conduit illico à notre premier déboire: disque non travaillé par la maison de disque, première claque, virés au bout de six mois. Nous n'avons pas baissé les bras, trois ans d'indépendance acharnée, beaucoup de concerts dans les bars, les petits clubs, do it yourself, et donc ce changement d'Obbik pour Eiffel en 1998.
Nous étions définitivement inspirés par les Pixies, les Stooges, Beatles, Bowie, Buzzcocks F. Black, Vian et Brel. Un amour tout particulier aussi pour les harmonies complexes et le loufoque.

Pourquoi avoir choisi ce nom de scène ?

Oobik & the Pucks nous a très vite semblé insupportable et compliqué.
Nous voulions quelque chose de plus simple et qui tape. On a pensé à Eiffel car nous adorions la chanson "Alec Eiffel" des Pixies qui se trouve sur leur dernier album en date "Trompe le monde". Sorte d'ode à l'aérodynamique...

Votre composition (3 garçons, 1 fille), fait un peu penser à celle du groupe téléphone, est ce un groupe qui vous a inspiré ?

Non, pas vraiment, même si Nico et moi avons eu notre période Téléphone quand nous avions 11 ans. C'était le seul groupe Rock en France (du moins connu dans nos campagne du Sud Ouest!) quand nous étions gamins. Mais au niveau influences Rock, on a toujours été très Rock Anglo Saxon... Un peu snobinards quoi...

En octobre, vous allez jouer au Zénith de Paris, est ce pour vous un aboutissement dans votre carrière ?

Oui, en ce sens ou nous n'avons encore jamais fait de Zénith en "tête d'affiche" et il s'agit quand même de 6000 personnes...ça doit sûrement marquer quelque chose d'un peu important dans notre carrière, mais tout est relatif! En même temps, cela n'a pas plus d'importance que de jouer devant 500 personnes à Brest au Vauban...pour nous chaque concert est important, il s'agit d'une grande partie de notre vie!

Parles nous en quelques mots de votre quatrième album. Qu'a-t-il de différent avec les trois premiers ?

Nous avons tenté d'aller ailleurs en se foutant de savoir si ce disque pouvait se jouer texto sur scène. Sans bien sûr comparer qualitativement, mais nous avons essayé de faire notre p'tit "Sergent Pepper's" à nous... C'est moi qui écrit les chansons dans le groupe et je fais toujours bien attention qu'elles tiennent juste guitare / voix ou piano/voix, le décorum sonore peut donc changer à tout moment...
En ce sens, il n'est pas loin d'"Abricotine" en terme de conception, notre premier album, même s'il l'est au niveau stylistique. A l'époque, nous avions le même discours, le disque c'est le disque, la scène c'est la scène, soyons libres. Entre temps, nous n'avons jamais perdu cela de vue, mais nous avons voulu faire deux disques ("Le quart d'heure des Ahuris" et "Tandoori"), plus frontaux, plus "rentre dedans", on aime ça aussi. Et cela nous a fait progresser, je crois.
Du coup, nous étions peut-être plus mûrs pour repartir dans l'idée "d'exploration" que l'on peut, je l'espère, entendre sur "A tout moment". Il y a toujours cette idée de partir très loin pour revenir encore plus près, sorte d'érotisme musical.

« A tout moment la rue » est un véritable succès, comment gérez-vous cela ?

C'est un succès qui reste quand même à notre échelle. On le vit de manière très excitante.
On se dit: "putain, enfin! On ne l'a pas volé!!" En même temps, nous savons que tout sera à refaire sur le prochain album et finalement, tant mieux, ça m'excite, je suis en train d'écrire les chansons du prochain album...on va essayer d'aller vraiment ailleurs!

Avez-vous une pression plus importante que sur les albums précédents ?

En terme de promo, oui effectivement. C'est assez hallucinant!
En terme artistique, non, personne ne nous a jamais emmerdé et personne ne nous emmerdera jamais!


De quelle façon travaillez-vous ? Composez-vous tous ensemble ou chacun à sa propre tâche ?

J'écris les chansons dans Eiffel et le groupe c'est bâtit autour de celles-ci. Une fois que je les ai et que j'en suis à peu près satisfait, j'en fais des démos avec toutes les idées d'arrangements que je peux avoir, d'aller le plus loin possible. Et après, on se colle tous ensemble à l'enregistrement.
J'avoue avoir besoin d'énormément de solitude pour composer, j'ai même parfois l'impression que je suis moi même de trop....!!!

On sait que vous êtes très lié avec Bertrand Cantat, suite à sa collaboration sur la chanson « le temps des cerises ». Penses-tu qu'il soit possible de poursuivre cette collaboration ?

Avec Bertrand nous sommes liés depuis bien avant "Le temps de cerises", depuis 2001 plus exactement, quand j'avais fait
l'arrangement de cordes sur "Des visages des figures". Depuis nous n'avons cessés d'être en contact d'une manière ou d'une autre et le fait de faire parfois des trucs ensemble nous semble naturel comme "Le temps de cerises" ou sa participation à "A tout moment la rue".
Maintenant, il s'agit d'amitié, il n'y a donc pas de plan sur la comète ou de calcul. Il n'y en a pas eu pour les trucs que je viens d'évoquer, il n'y en a donc pas pour le reste! On verra.

Le fait d'être en couple dans un groupe, est ce que cela ne complique pas un peu la vie du groupe ?

Non, c'est plutôt être en groupe qui complique la vie du couple!
Mais c'est super, toujours très excitant et vivifiant. Avec Estelle, on est à fond, c'est une attitude de vie.
Juste que parfois, tout les trucs techniques du groupe s'immiscent évidemment dans notre vie de tous les jours et il est parfois dur de garder une sorte de limite à tout ça.

Vous tournez énormément en France. Avez-vous été contacté pour jouer à l'international ?

Malheureusement pas assez! Nous aimerions tellement aller jouer loin, découvrir d'autres pays via notre musique afin de pouvoir peut-être la redécouvrir elle même... Mais il y a un peu de neuf là dessus, en Juin 2011, nous ferons sûrement une petite tournée en Amérique du sud (Argentine / Urugguay / Chili / Mexique).

Quels sont les évènements auxquels tu aimerais participer ?

En tant que groupe, "Les vielles Charrues" et "Les nuits Atypiques" par exemple... Aller jouer aussi pour la cause des Sans papiers du 18ième, cet été, je crois qu'il va encore se passer des choses assez laides...
En tant que citoyen lambda...tellement de choses! Participer à la prochaine énorme manifestation qui mettra à mal le mal...utopie donc...et euh...jouer dans un film avec Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort...rien que ça....!!!

Le vendredi 16 juillet, vous serez sur la scène du Festival aux Zarbs, comment imagines tu l'ambiance là bas ?

J'ai entendu dire que c'était génial...mais j'avoue, je ne sais rien de plus.

Comment gérez-vous physiquement et mentalement votre marathon de l'été 2010 ? L'enchaînement est impressionnant !

Bonne question! il est vrai que ça fait un peu beaucoup... pour tout le monde mais notamment pour ma voix... En terme de préparation à un concert, l'heure qui le précède est capitale pour le mental, cela doit vous paraître idiot mais, à chaque concert, il faut retrouver "le sens" des choses, la raison pour laquelle nous sommes là, et cette heure nous sert à cela.
Si quelqu'un vient nous emmerder à ce moment là,il y a de fortes chances pour que le concert ne soit pas bien... On joue, je m'échauffe la voix, on se reparle du concert de la veille, on fait des assouplissements et on boit un ou deux soot de Whisky!

Romain, nous te remercions du temps que tu nous as accordé pour répondre à ces questions et nous souhaitons à toi et à ton groupe, une bonne continuation ainsi qu'un très beau succès.

Merci à vous et bonne continuation.











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Eiffel c'est une passion vitale pour la musique poussée à son paroxysme. Comme toute passion, il ne lui fallut qu'une étincelle ardente pour s'embraser et briller. La rencontre impromptue entre Romain et Estelle Humeau fut celle-ci.

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