Musique
pub
Le quotidien indé qui ne sent pas des pieds!!
Login :


Mot de passe :


Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
Login :


Mot de passe :


Re-entrez le mot de passe :


E-mail :


Veuillez recopier le code sur l'image:
???


Erreur dans le login et/ou mot de passe

Vous n'êtes pas connecté car votre compte n'est pas activé.

Pierpoljak au festival Aux Zarbs,
interview

La Rochelle, vendredi 8 juillet, il fait très chaud, Pierpoljak vient d'arriver après un périple en train de quelques heures (Luxeuil-La Rochelle...). Il répond aux questions de Notulus, entouré de ses enfants... armés d'un tuyau d'arrosage. Ambiance tropicale !

Pierpoljak, plus de vingt ans de carrière, onze albums dont 8 solo, quantités de collaborations⦠si vous deviez résumer tout cela en quelques mots, quels seraient-ils ?

Eh bien, reggae musique, la route est longue (rires)... et très agréable, faire de la musique c'est une chance en fait. Ce n'est pas évident non plus d'avoir une vie de musicien mais c'est une chance aussi pour la vie car c'est le genre de métier qu'on peut faire toute sa vie en aimant ça.

"Légendaire sérénade" est sorti il y a quelques mois. Très différent de ces prédécesseurs, il marque le pas après une période difficile pour vous. Que pouvez-vous nous dire de cet album ?

Je l'aime beaucoup aussi, c'est le petit dernier. C'est vrai que quand j'ai écrit les chansons, j'étais dans une passe un peu moyenne au niveau psychologique. Ca m'a fait du bien d'écrire ces paroles. Ca m'a guéri carrément aussi de partir en tournée derrière pour chanter mes chansons. Et là, aujourd'hui, ça va super bien ! Voilà, c'est pour ça que je l'aime bien celui-là, parce qu'il m'a aidé.

Comment se sont passées l'écriture et la composition de cet album ?

Comme d'habitude, je n'ai rien changé : en général, je suis tout seul avec ma guitare, je trouve une mélodie et après, les mots viennent, ou pas. C'est assez simple. Classique, rien d'extraordinaire (rires).

On vous y sent à la fois plus distant que sur les précédents mais aussi très introspectif. Musicalement, il est plus acoustique, vous y avez utilisé des instruments exotiques. Etait-ce nécessaire de prendre un nouveau départ exprimant ce que vous aviez de plus profond sur une musique plus épurée ?

Alors, déjà ce n'est pas un nouveau départ, c'est juste le voyage qui continue. Mais c'est peut-être du au fait que j'étais un petit peu dépressif, que j'ai voulu qu'on entende vraiment les paroles et c'est pour ça que la musique est comme ça. Je n'ai pas eu envie de faire un album de reggae. J'avais très envie de faire ça. Et quand je disais tout à l'heure qu'on a de la chance de faire de la musique, on aussi la chance d'avoir envie de faire des trucs et de les amener au bout.

Comment a-t-il été accueilli par votre public ?

Très bien ! Parce que sur les concerts, on mélange l'ancien et le nouveau. Je ne sais pas quelle serait la réaction si ne jouait que des nouveaux morceaux comme ça... sans faire de reggae à côté. Ca serait pas mal aussi mais avec les deux en même temps, je trouve ça vraiment bien.
Mais ceci dit, à Auxerre, on ne joue pas longtemps. D'ailleurs, on joue en pleine journée... Enfin bref... Ce qui est chiant, c'est qu'on joue à 16h00 et on ne joue pas longtemps... Mais bon...

Etes-vous plus en phase avec le public français, antillais ou mondial, et selon vous pourquoi ?

Pour être honnête, le public en France est mon plus gros public. La France ou, comme vous dites, les Antilles, toutes les DOM-TOM d'ailleurs : l'Océan Pacifique, Indien, la Réunion, Guyane, les Antilles tous ces endroits-là car ça fait partie du public francophone.
Mais là-bas dans les DOM-TOM, la fidélité aux artistes est plus longue qu'en métropole. Disons qu'ils aiment bien pour longtemps (rires).

Votre nouvelle tournée a débuté en mars, alternant concerts en salle et festivals. Comment se déroule-t-elle ?

Super, enfin je ne vais pas dire "ah non, super pourrie !" (rires). Non, non, ça se passe très bien, vu le manque de promotion qu'il a eu pour l'album et le peu d'actualité... On arrive quand même à remplir, les gens viennent et sont très contents. En plus, comme je disais, on a un set mélangé. Donc nous, ça nous plait bien de faire ça.

Notez-vous une différence entre les concerts en salle et en festival ? Avez-vous une préférence ?

Moi, j'aime bien jouer dehors quand il fait beau, c'est sûr ! Comme là ce soir, c'est un bon soir, il fait chaud, mais... oui, dehors je préfère quand même.

Dans vos nombreuses et prestigieuses collaborations, quel est votre plus beau souvenir et pourquoi ?

Alors là, je ne sais pas franchement ! C'est vrai que j'ai pas mal travaillé avec d'autres chanteurs, des DJs notamment en Jamaïque. Mais le plus beau truc ?... Ce que je peux dire c'est que quand j'étais avec Elephant Man, c'était très marrant parce que c'est un gars qui a beaucoup d'humour.

Avec qui aimeriez vous travailler à l'avenir ?

C'est pareil, je n'ai pas vraiment d'envie comme ça. J'aimerais bien travailler avec des gens qui ont un beau truc, un beau talent et puis faire de la musique, des choses mais je ne sais pas qui. Je préfère les trucs qui se font naturellement.

Avez-vous des projets musicaux à court ou long terme ?

Pour l'instant, on part au Canada dimanche pour faire deux concerts à Québec. Donc pour l'instant, c'est ça notre projet musical.

Quel axe musical allez vous prendre : continuez-vous dans l'acoustique ou reviendrez-vous à des productions instrumentales plus imposantes ?

Je ne sais pas peut-être... ça dépendra de l'envie (rires). Mais j'aime toujours ça le gros reggae music.

Le Tuff Gong studio (Studio d'enregistrement de Bob Marley), s'il était nécessaire de le décrire, est le temple de l'enregistrement pour tous les reggaemen. Séjourner en Jamaïque et enregistrer au Tuff Gong sont-elles pour vous deux conditions pour réussir la composition et l'enregistrement d'un album ?

Non pas forcément, je ne pense pas.

Qu'est-ce que vous y avez trouvé vous ?

Ah moi, j'y ai trouvé ce que je cherchais, c'est à dire le vrai son, les vrais gens, le Gong, la Jamaïque. Mais ça ne s'est pas fait en une fois ni deux. J'y ai passé beaucoup de temps, j'y suis allé plusieurs fois. J'ai appris aussi au fur et à mesure. Ce que je peux te dire là-dessus, c'est la qualité, la qualité du son et puis les gens qui jouent, les ingénieurs, les gens qui dirigent un peu tout ça, c'est super. Surtout quand on aime le reggae, quand on est un fan de reggae. C'est super !

Eprouvez-vous le besoin d'y aller régulièrement pour être en phase avec l'esprit roots ?

Ben franchement, à un moment j'y allais beaucoup, j'y étais beaucoup, j'y suis resté pas mal de temps mais là... ça fait 2 ans que je n'y suis pas allé. Et je n'ai pas l'intention d'y aller tout de suite.

Vous vous produisez le 17 juillet au festival Aux Zarbs de Auxerre, que réservez-vous aux festivaliers ?

Comme je le disais tout à l'heure, malheureusement on joue l'après-midi donc j'espère que les gens qui veulent nous voir ne vont pas rater le truc parce qu'en général, on joue le soir donc j'espère qu'ils ne vont pas arriver le soir. Et en plus, on ne joue pas longtemps, genre quarante ou cinquante minutes donc on fera cinquante minutes de tout ce qu'on sait faire ! (rires)

Un petit mot pour les lecteurs de Notulus.com ?

(A ce moment-là Pierpoljak se fait arroser par ses enfants donc éclats de rires et de cris) Le mot pour les lecteurs c'est "Arrête de m'arroser Captain Nemo" ! (rires)


Donc surtout, ne ratez pas Pierpoljak le samedi 17 juillet au festival Aux Zarbs. Il se produira dans l'après-midi (nous ne pouvons vous donner plus de précision, les horaires précis ne sont pas communiqués).

Ouverture de portes à 14h30.
Infos sur http://www.auxzarbs.com


2 vote(s)
Votes
  
Veuillez patientez quelques instants...
Loading...

Merci de vous connecter pour poster un commentaire.


Login :     Mot de passe :     Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
   Pas encore inscrit?



Contacter la rédaction
Pierpoljak
Pierpoljak

Pierpoljak - vous pouvez l'appeler Pierre - est peut-être né à Paris (en 1964), mais il n'est de nulle part en vérité. Ce mutant du reggae a fait exploser les frontières, dans sa tête et dans sa musique.

Lire la suite
Site web lié à la news
NEWS DU MÊME THEME
Tags