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©François Berthier

General Elektriks au festival de Thau

Le groupe du franco-britannique Hervé Slaters, se produira demain soir au festival de Thau à Hervé Slaters. La rédaction de Notulus a eu le plaisir de l'interviewer à l'occasion de son passage aux Eurockénnes de Belfort. Instant pirivilégié, où la passion du musicien pour la musique et la création musicale est mise à l'honneur.

Quel est votre parcours musical ?

J'ai commencé à joué du piano à l'âge de 8 ans. Je suis rapidement passé au jazz, puis j'ai joué en groupe dès 14 ans. J'ai commencé à jouer des claviers professionnellement à 20 ans, qui est plus ou moins le moment où j'ai rencontré Sébastien Martel, Thierry Stremler, et les autres membres du groupe Vercoquin, groupe que j'ai rejoint alors. C'est aussi à ce moment-là, au début des années 90, que j'ai rencontré Matthieu (-M-). J'ai joué avec beaucoup de groupes et artistes pendant ces années-là en France, mais Vercoquin était vraiment ma priorité. Nous avons fini par obtenir un contrat avec une major, mais l'expérience s'est mal passée, et c'est suite à cette déception que General Elektriks est né (ça ne s'appelait pas encore GE). J'avais besoin de faire de nouveau de la musique sans calculer, sans répondre de rien à personne. Je ne savais pas que je commençais un projet, ce n'était vraiment que des expérimentations avec pour but de me défouler. J'ai déménagé à San Francisco peu après avoir entamé le projet.
Aux USA, j'ai rencontré les gens du collectif Quannum, collectif de hip-hop indépendant monté par Blackalicious, DJ Shadow etc. J'ai commencé à jouer avec ces gens-là et j'ai terminé le premier album de GE qui est sorti en France chez le Label Bleu et aux USA chez Quannum Projetcs (label du collectif). J'ai ensuite beaucoup tourné avec Blackalicious, puis monté un trio de soul moderne avec 2 amis de San Francisco, Honeycut. L'album est sorti chez Quannum aussi. Puis j'ai commencé à travailler sur un 2e album, Good City For Dreamers.
Je vous passe les détails !!!

Comment définissez-vous votre style?

Je ne suis pas trop sûr en fait, c'est un mélange de genres. Je mets toute la musique que j'aime là-dedans, et comme j'aime beaucoup de styles musicaux différents, le résultat est forcément un peu hors norme. Si c'était une tenue, il y aurait un dessus bien funky genre t-shirt de friperie avec des couleurs qui claquent, des pompes hip-hop, un veston plutôt rock, un chapeau "pork pie hat" façon Charles Mingus, un foulard un peu sophistiqué fin 19eme, etc. Je pense que c'est une musique ouverte à interprétation. Certaines personnes y verront plutôt l'aspect groove, d'autres l'aspect mélodique oldschool, d'autres l'énergie rock, etc.

Quels sont vos influences ?

Elles sont multiples. En vrac: Stevie Wonder, David Bowie, Sly Stone, The Beatles, Curtis Mayfield, Thelonius Monk, Caetano Veloso, De La Soul, WAR, Lou Reed, Duke Ellington, The Beastie Boys, etc.

Parlez nous de votre façon de travailler ?

La seule règle que je me donne, c'est qu'il n'y en a pas. Un morceau peut partir d'une mélodie, d'un texte, d'une sensation, d'une idée de son, etc. Je travaille dans mon home studio, avec mes claviers et mon ordi, et je ne ressors que lorsque je suis satisfait du morceau. Parfois ça va très vite, parfois il faut faire le tour de la planète avant de trouver le bon équilibre. Encore une fois, vu que je ne fonctionne pas par formule mais par expérimentation, ça peut parfois prendre un certain temps. Je pars du principe que si on ne cherche pas, on ne trouve pas.

Jouant de multiples instruments, lequel vous a tout d'abord le plus attiré ? Et pourquoi ?

Je ne joue pas de tant d'instruments que ça en fait. Je joue surtout du clavier et un peu de batterie (j'en ai à peine joué sur Good City). C'est tout ! J'utilise les claviers d'une manière assez particulière, et donc on peut parfois avoir l'impression d'entendre des guitares, ou autre, mais tout est fait avec des claviers.

J'aime tous les claviers que j'utilise, et en studio je ne crois pas avoir d'instrument préféré. Ils ont chacun leur personnalité. Par contre, sur scène, mon arme de choix est le clavinet. C'est un clavier qui fonctionne avec des cordes similaires à des cordes de guitare électrique, et qui, une fois passé dans un ampli et agrémenté de pédales, permet de faire beaucoup de bruits ! Il se prête aussi à un jeu de clavier très rythmique, ce qui est mon cas.

Vous n'hésitez pas à mêler de nombreux sons qui donnent un résultat formidable, comment cela vous vient-il ?

Je me laisse porter par mes oreilles, mes doigts et la chance. Encore une fois, c'est le résultat de centaines d'heures d'expérimentation dans le studio, et de centaines d'heures passées sur scène à tenter des choses. C'est quelque chose que j'aime faire. J'aime l'idée de travailler les textures jusqu'au point de créer un petit univers sonore pour le morceau.

Vous avez collaboré avec de nombreux artistes, qu'est-ce que cela vous a apporté ?

Enormément de choses. Chaque artiste avec qui j'ai pu collaborer m'a apporté quelque chose, de près ou de loin. Dans un sens plus large, toutes les expériences que vous vivez finissent par faire partie de vous, et donc de votre art. Pas toujours de manière très directe bien sûr.

Que chercher-vous à transmettre dans vos albums ?

Il n'y a pas de grande théorie derrière mes disques. Je fais de la musique parce que c'est la chose que je préfère faire quand je me lève le matin. Et comme c'est quelque chose qui me passionne vraiment, j'essaie de faire ça le plus honnêtement possible. Mais le disque n'est réellement fini qu'une fois sorti et tombé dans les oreilles des gens, puisque c'est à ce moment-là qu'il est interprété par les autres, que ces gens y mettent leur propre vécu. L'espoir est donc qu'une fois sorti, le disque trouve quelques personnes auxquelles il va procurer de belles sensations. Si c'est le cas, ne serait-ce qu'avec une personne, alors la mission est accomplie je crois.

Comment s'est passé le tournage de votre dernier clip?

Ca s'est fait très vite. C'est mon frère Arno qui l'a réalisé. Je lui fais totalement confiance, c'est lui qui tenait les rênes. Il a trouvé l'idée des postes de radio qui tiraient littéralement les gens, puis contacté les différentes personnes pour l'aider à transformer l'idée en clip. Moi j'étais juste là pendant quelques heures à danser et faire semblant de chanter devant la caméra. Pour le reste, c'est à lui qu'il faut poser la question !

La tournée estivale semble bien remplie avec quasiment une représentation chaque jour, comment vous préparez-vous à cela ?

Je me chauffe beaucoup avant chaque concert, sinon je ne tiens pas le coup. Nos prestations sont assez physiques. J'ai fini la tournée de Mars / Avril à moitié cassé en 2, donc je vais essayer de faire attention. Ceci-dit, j'ai beaucoup de mal à faire les choses à moitié. A partir du moment où je monte sur scène, je n'arrive pas vraiment à faire autre chose que foncer. J'espère que ça tiendra !

Quel rapport avez-vous avec le public ?

On a la chance d'avoir un super public, très ouvert. On monte sur scène, on leur envoi une vague, et ils nous en renvoient immédiatement une encore plus forte. L'effet miroir est souvent très chouette. Eux et nous, ensemble, on peut faire de beaux concerts !

Vous dégagez un peps étonnant, où le puisez-vous ?

Je n'ai pas d'explication pour ça... Mon docteur quand j'étais petit me disait après avoir écouté mon cœur et réalisé qu'il battait plus vite que la moyenne que j'étais pressé de vivre.

Quels sont vos projets ?

J'en ai plusieurs : je viens de finir de co-réaliser le nouvel album de Pigeon John, rappeur de L.A très doué à mon goût. Nous sommes en train de finir le 2eme album d'Honeycut. Je travaille sur la musique d'une série télé pour France 2, etc.


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