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Elisa Do Brasil,
l'interview

Dj féminin incontournable de Drum'n'bass, Elisa Do Brasil illuminera comme chaque année la scène Hip2Drum du festival Astropolis en compagnie de Miss Trouble, artiste confirmée qui a prêté sa voix à de nom-breux DJ de renommée internationale. Elisa Do Brasil, se livre à Notulus et offre aux lecteurs une interview des plus captivantes.

Racontez nous votre parcours ?

J'ai découvert la musique électronique à 16 ans. Ma meilleure amie, Pauline, m'avait entraînée au Rex à une soirée de Gilbert. Une véritable révélation !
Plus tard, j'ai rencontré un sound system de ma région, les Troubles Fête, avec qui j'ai fait un bout de chemin avant d'être bookée à Astropolis, pour la première fois en 1999. C'est Mathieu, l'un des organisateurs du festival, qui m'a baptisée Elisa Do Brasil, que j'ai tout de suite adopté.
En octobre de la même année, j'ai eu la chance de devenir résidente et organisatrice des soirées Massive au Rex Club, soirées mensuelles devenues une référence dans le genre. J'ai donc commencé à jouer un peu partout en France et de nouvelles opportunités se sont présentées puisque je me suis retrouvée à être bookée ponctuellement dans d'autres pays du monde (Afrique du Sud, Roumanie, Liban...)
J'ai sorti 2 CD mixés, Massive Party et So Massive (CD+DVD filmé au Rex lors d'une soirée Massive) en 2004 et 2006 avant de réaliser mon premier album, "First Stroke", sorti en octobre dernier chez Xray Production.

Vous êtes d'origine brésilienne, essayez vous d'intégrer vos origines au sein de votre musique ?

Pas vraiment... J'ai un peu joué la carte Brésil au moment de l'arrivée de Marky, Xrs et Patife, trois djs brésiliens qui ont en quelque sorte révolutionné la drum'n'bass en samplant des classiques brésiliens. Mais je suis vite revenue vers une culture musicale plus urbaine et européenne.

Comment décrivez-vous votre musique ?

A la fois énergique, puissante, agressive et douce.

Qu'est ce qui vous a mené dans le milieu de la drum'n'bass ?

L'amour de ce genre musical tout simplement. J'ai naturellement choisi de mixer de la drum' alors que j'évoluais dans le milieu techno et hardcore. Difficile de vous dire pourquoi mais c'est ainsi…

Le festival Astropolis approche, réservez-vous quelque chose de spécial pour l'occasion ?

Je travaille depuis un an avec Florent Henry, un étudiant en ébénisterie. Pour son projet de fin d'année, il a voulu créer une table dj. Nous avons donc imaginé, ensemble, son design en fonction de mes nécessités techniques. Nous l'avons baptisée EDB20MS. Elle est magnifique : en bois laqué noir et ses pieds clignotent en s'adaptant à la musique. Résultats pour Flo-rent : 20/20 à l'examen et un projet de live avec moi qui portera le même nom que notre "bébé".
Nous allons l'essayer à Astropolis, en vue d'un vrai live en début d'année prochaine pour la sortie de mon second album. Je serai également accompagnée de Miss Trouble au micro, avec qui je tourne de plus en plus, et de Virginie Bloo au Hoola Hoop, qui amènera un côté plus visuel au show.

Vous avez déjà voyagé à travers pas mal de pays, quelle est votre vision du monde actuel ?

Honnêtement, je viens d'avoir deux enfants en très peu de temps. Ça fait donc près d'un an et demi que je ne suis pas sortie d'Europe. Je reprends tout juste les bookings et mes voyages personnels à l'étranger. Ma vision du monde, pour l'instant, est malheureusement dictée par ce que je lis dans les journaux ou vois à la télévision. On reparlera de ça dans un an quand j'aurais recommencé à voyager...

Est-ce que cela vous a apporté quelque chose de nouveau ?

Mes voyages et l'environnement dans lequel j'évolue se manifestent de façon consciente ou même inconsciente dans mes créations musicales. Selon les pays, on trouvera des sonorités, des rythmes différents qui peuvent ou-vrir de nouveaux horizons …

Sur le plan plus personnel, c'est un bonheur, et même une nécessité de découvrir de nouveaux pays, de nouveaux publics !

Sentez-vous une différence entre le public français et le public d'un autre pays ?

Bien sûr, tous les publics sont différents, en fonction de leur histoire, leur culture, sans vouloir faire de clichés. Les sud-américains sont très chaleureux, très festifs. Les européens de l'Est tellement passionnés, heureux de pouvoir accéder à une culture nouvelle à leurs yeux, reconnaissants que vous alliez jusqu'à eux.

Qu'avez-vous ressenti lorsque votre premier album "First Stroke" est sorti l'année dernière?

Je suis très fière de ce premier album et d'en être arrivée au bout. En même temps, je me suis sentie soulagée : une page se fermait pour en ouvrir de nombreuses autres. A vrai dire, je commençais un peu à tourner en rond, aussi bien au niveau des soirées que dans ma démarche artistique.
C'était la première fois où je m'investissais autant dans un projet et j'en ai beaucoup appris. Lancée dans la création artistique, j'ai tout de suite voulu me mettre à travailler sur le suivant.

Comment travaillez-vous vos albums ?

Je travaille toujours avec Ben William. Nous avons appris à nous comprendre, nous nous sommes inventés un langage propre. Parfois, nous n'avons même pas besoin de parler.
Il m'arrive de commencer les morceaux seule puis il m'aide à corriger et intensifier le son. Je pars parfois d'un simple sample qui par la suite construit un morceau. Mais il se peut également que je suive une sorte "d'émotion du moment", une envie qui me porte vers la réalisation d'un certain type de morceau avec un type de sonorité bien particulier, de façon plus spontanée.
Une chose est sure, j'ai une vision d'ensemble de l'album avant même de l'avoir commencé. Il reste ensuite à trouver les "mots musicaux" pour qu'il soit fidèle à ce que j'avais imaginé... Pour le second, je pars d'un simple titre...

Vous avez collaboré avec Brusco, Miss Trouble ou encore DJ Ben, préférez-vous travailler en solo ou en groupe ?

J'aime commencer à travailler seule mais j'apprécie énormément être entourée de Ben. Puis au fur et à mesure j'imagine quels autres artistes pourraient donner plus "d'ampleur" au morceau. Alors disons que j'apprécie le solo et le groupe.

Vous évoluez dans un milieu majoritairement masculin, comment réussissez-vous à vous imposer ? Comment vous sentez-vous face à cela ?

Je me sens femme dans la vie de tous les jours et dj ou musicienne en ce qui concerne ma musique. Je m'impose tout simplement en étant toujours là après 10 ans. Toujours aussi passionnée, je reste positive et continue d'être présente malgré des moments moins évidents.
Je me sens tout simplement humaine. Je rencontre des hauts et des bas, comme tout le monde, mais je suis également consciente de la chance que j'ai de pouvoir vivre de ma passion.

Avec quels artistes aimeriez-vous collaborer ?

J'aimerais réellement progresser... être capable de tout faire seule pour ensuite avoir le luxe de fantasmer sur des collaborations.

Quels sont vos projets ?

Je suis en train de travailler sur mon deuxième album, qui devrait, si tout va bien, sortir en mars prochain. Puis comme je le disais plus tôt, je peaufine mon projet de live nommé EDB20MS.

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Elisa Do Brasil
Elisa Do Brasil

Elisa do Brasil est une DJ née en 1979 à Brasilia. D'origine brésilienne, Elisa est la DJ incontournable de la Drum'n'bass en france, une tentatrice à laquelle on ne peut résister.

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