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Secretive,
d'un groupe zen et attachant

Notulus a rencontré le groupe folk strasbourgeois Secretive à l'occasion de leur participation au tremplin Drop'n Rock. Un temps d'échange bien agréable.

Vous pouvez-vous peut-être commencer par nous parler de vous : comment vous êtes-vous rencontrés, vos débuts...

Antoine (chanteur, compositeur) : au départ, c'était un duo folk acoustique et puis quand la première chanteuse est partie, j'ai voulu continuer à faire vivre ses chansons avec d'autres. Petit à petit avec différentes chanteuses, différents musiciens, on a réussi à créer à ce line-up là qui semble définitif.

Vous proposez une musique très mélodieuse, ambiance un peu mystérieuse sans doute due à la fusion des voix d'Antoine et Chloé. Quelles sont vos influences ? Que voulez-vous exprimer à travers votre musique ?

Chloé (chanteuse) fait son premier concert avec Secretive ce soir. Ce n'était pas prévu donc c'est un vrai challenge mais on aime bien les challenges.
Nos influences sont multiples. Au départ c'était très folk américain Eliott Smith, Nick Drake etc. Et puis avec les différents lascars qui sont arrivés dans le groupe, ça inclut des influences electro, rock, années 70 donc le son évolue un petit peu.

Le groupe existe depuis 2006 sous l'initiative d'Antoine et devient quintet en 2009. En quatre ans, un album, 2 EP et un nouvel opus prévu en 2011, vous ne perdez pas de temps !

Oui mais les trois ne se ressemblent pas du tout parce que le premier EP a été enregistré à la maison, fabriqué un peu avec des bouts de ficelle. Le deuxième album était un album duo, sans batterie, juste des petits effets de percussion enregistrés aussi à la maison. Et l'EP ressemble plutôt à l'album qu'on va sortir l'année prochaine, avec une section rythmique et du synthé.
William (batteur) : Antoine est un peu trop modeste, c'est lui qui compose, qui écrit et nous, comme a l'habitude de dire Rémy (synthé), on a juste à tailler le costume qui va autour. Donc c'est là où nos diverses influences sont intéressantes parce que justement, notre compositeur est curieux de tout, il a envie d'essayer plein de choses et on ne va pas hésiter à mettre des samples, de la synthèse, de faire du rock un peu plus mordant parfois. On ne s'attarde sur aucune étiquette, juste ce qui nous fait plaisir et ce qu'on trouve intéressant à développer.
Antoine : oui et ensuite, il y a Chloé qui arrive et qui a fourni un travail exceptionnel en si peu de temps. Ca ne fait pas un mois qu'on se connaît et elle déjà sur les planches avec nous.

Dans tous les cas c'est quand même costaud pour un groupe amateur de sortir 4 productions en 4 ans !

Rémy : mais encore une fois, c'est le background d'Antoine qui parle. Il est pianiste, guitariste, il écrit, il compose...
William : on a tous des périodes où on a un creux, où on est prolixe mais parfois, il arrive en répet, nous chante sa chanson à la guitare, juste guitare/chant, on commence à travailler et c'est déjà terminé. C'est-à-dire qu'il arrive avec la structure de A à Z, la chanson est déjà prête. D'où la fameuse image du costume !
Rémy : voilà, il nous amène le squelette, on ajoute la consistance, on habille tout ça et on se glisse là-dedans. Et c'est rigolo parce qu'on lui dit "alors ça te convient patron ?" et lui de répondre "arrête c'est bon, on est un groupe" mais c'est vrai qu'il y a une logique de groupe où on prend possession de nos rôles, on est responsables de nos parties et il est assez tolérant, ce qui n'est pas toujours évident dans ce genre de groupe où il y a un compositeur avec ses musiciens.
Antoine : d'ailleurs si on s'appelle Secretive c'est parce que ce n'est pas "Antoine Villard et son orchestre", on est un groupe à part entière.
Bruno (bassiste) : quoi que "Antoine Villard et son orchestre", ça sonne bien (rires). On tournerait dans une caravane... la vie rêvée...
Rémy : mais pour en revenir à ta productivité, j'ai l'impression que tu ne chômes pas ! Parce qu'en général, ça se fait par vague alors que tu es relativement constant.

Et qu'est-ce qui vous inspire ?

Antoine : oh ma vie de tous les jours, mes angoisses, mes amours... C'est très personnel, ce ne sont pas des chansons engagées, ce ne sont pas des chansons festives donc forcément ça parle beaucoup de moi. Et puis de petites expériences, des situations, de gens à la place desquels je me mets et j'imagine un peu ce qu'ils pensent comme dans "High Street". Mais ça parle quand même beaucoup de moi.
Rémy : on a de la chance, on est épargnés, il n'a pas encore fait de chansons sur nous autres...

Pouvez-vous nous parler de votre prochain album ?

Pas trop en fait parce qu'on ne sait pas encore exactement quelle couleur il va avoir. Il va ressembler beaucoup à ce qu'on fait en ce moment mais je crois qu'on va se laisser surprendre par ce qu'on aura envie de mettre dedans. Les morceaux sont pratiquement là, il y en aura peut-être quelques autres. Par contre, quelle couleur ça va prendre, c'est un peu tôt pour le dire je pense.
Bruno : Il s'est passé tellement de choses depuis six semaines qui ne dépendent pas vraiment de nous : des gens qui partent, d'autres qui arrivent, avec leur propre vie avec laquelle il faut composer. Donc on va peut-être essayer d'anticiper le moins possible parce que ça pourrait créer des déceptions en fait. On va plus essayer de se laisser porter.
William : en même temps , avec les scènes qu'on a la chance de faire, les grosses installations, les gros festivals, on se dit peut-être que ça va nous conduire à construire des morceaux plus taillés pour les gros événements. Avec un format un peu plus long, avec une partie instrumentale au début et à la fin pour faire participer un peu plus le public.
Antoine : Plus péchus aussi que ce qui a eu sur le premier album, ça c'est sûr.

C'est jamais agréable de ne pas être le groupe le plus rock'n roll d'une soirée. (rires). Ca dépend du contexte⦠On nous a déjà traités de musique contemplative⦠(rires)
Bruno : Mais il y a quand même une norme qui veut qu'on fasse jumper les foules et c'est parfois un petit peu difficile parce qu'on a quand même envie de rester honnêtes avec ce qu'on fait. Mais j'aime bien le fait de prendre ce contre-courant. Ãa a déjà fait la différence comme lors du tremplin Décibulles.

Suite à la sortie de l'album, avez-vous une tournée en perspective ?

Non pas vraiment, on tient surtout à continuer à tourner dans l'Est, comme aujourd'hui venir jouer en Lorraine, c'est cool. Mais après c'est compliqué de conjuguer nos vies professionnelles et une tournée plus importante.

Quel est votre rêve de musicien ? Vos projets et ambitions ?

Je crois qu'on a tous envie de vivre de la musique et de pouvoir voyager avec. Le tout est d'avoir le courage de se dire "allez, c'est bon, j'y vais, je quitte mon boulot"», surtout pour ceux d'entre nous qui sont en couple, avec des enfants... Déjà continuons à enregistrer des disques et à faire de belles scènes, nous verrons bien ce qui se passe ensuite.

Y a-t-il un événement auquel il vous tiendrait à cœur de participer ?

Antoine : pour moi c'est les Eurockéennes. Pendant une assez longue période j'y suis allé tous les ans sans exception, alors ça me ferait vraiment quelque chose d'aller y jouer avec le groupe.

Vous vous produisez ce soir aux Arts en Liberté dans le cadre du 2e Tremplin du Festival Drop'n Rock, que réservez-vous aux festivaliers ?

Déjà c'est la première scène de Chloé avec nous, on sait déjà qu'elle va chanter merveilleusement ! (Chloé rougit) Ensuite, William se met aussi aux choeurs, certains de nos titres se prêtent bien au chant à trois voix. Et puis on a des morceaux récents beaucoup plus énergiques que ce qu'on faisait jusqu'à présent, ça nous fait partir dans des directions à la Radiohead, voire un peu Muse ! Dans l'ensemble on se sent de plus en plus à l'aise sur scène, on essaie de mieux communiquer avec le public.

Pour quelles raisons avez-vous choisi de concourir à ce Tremplin ?

Nous avons trouvé l'adresse sur Internet, on s'est inscrit pour deux raisons : primo ça nous fait jouer et donc progresser et secundo, c'est un peu éloigné de Strasbourg, là où on a l'habitude de se produire, ça nous fait rencontrer un autre public, et d'autres professionnels du spectacle.

Est-ce quelque chose que vous faites souvent ?

Les tremplins, ça nous est arrivé quelques fois, dont celui de Décibulles cette année où on a eu la chance d'avoir gagné aux côtés du groupe Dead Duck. Mais honnêtement, le principe de compétition entre groupes c'est quelque chose qui ne nous plaît pas beaucoup. Avant tout, on a envie de monter sur scène, d'aller au contact du public, de faire connaître notre musique.

Lors du 1er tremplin, c'est le groupe nancéen Iraeversible qui a été sélectionné. Quelques mots sur eux ?

Alors là on est un peu honteux car on a tellement eu la tête dans le guidon dans la préparation du concert avec l'arrivée de Chloé, qu'on n'a pas du tout pris le temps d'aller écouter ce qu'ils faisaient.

Le fait de vous produire dans un festival tel que celui des Arts en liberté, où il n'y a pas uniquement de la musique, est-ce particulier pour vous ?

Oui, on aime bien car un spectacle ce n'est pas que de la musique. Quand les conditions le permettent, on utilise de la vidéo-projection en fond de concert, réalisée par William qui est graphiste freelance. La peintre-photographe Strasbourgeoise Ayline Olukman nous a ouvert l'accès à tout son catalogue, elle photographie des paysages lors de ses voyages autour du monde, et elle peint la couleur par-dessus. Nos vidéos, pochettes CD, affiches utilisent beaucoup son travail, on trouve le mix entre photo et peinture vraiment chouette.

Avez-vous jeté un œil sur la programmation de ces cinq jours de spectacle ? Qu'est-ce qui vous a retenu votre attention ?

Comme on l'a dit tout à l'heure, on n'a pas pris le temps de se mettre du côté du public pour Drop N Rock. L'année prochaine ?

Un petit mot pour les lecteurs de Notulus.com ?

William: rendez-vous sur www.secretive.fr !
Rémy: attends, plutôt que de faire notre pub comme tout le monde, je propose de diffuser un message plus open : soyez curieux, soyez ouverts, laissez-vous surprendre dans tous les styles et soutenez les artistes que vous appréciez en achetant un disque de temps en temps.


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