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©Matthieu Large

Danakil "Le 18 mars 2011 :
On sera au Zénith de Paris"

Le groupe le plus actif de la scène reggae française actuelle, offre une interview à Notulus. Balik, chanteur du groupe nous fait part de son attachement à la musique et nous parle de leur 3ème album, en cours d'enregistrement.

Pouvez-vous me présenter en quelques mots votre groupe?

Actuellement, nous sommes une dizaine sur scène. Nous avons une formation musicale de trois cuivres, une basse, une batterie, un clavier, un chant, deux guitares et un percussionniste. C'est une équipe que l'on a formée il y a une dizaine d'années, même si les membres ont un petit peu changé parce que les études nous ont parfois séparés.

Comment s'est passé votre rencontre?

On s'est connus au lycée. Quand on a capté que l'on avait en commun, une passion pour la musique, et plus particulièrement pour le reggae, on a commencé à faire de la musique ensemble.
On parlait beaucoup de ça, on faisait nos petites fêtes en écoutant du reggae et puis un jour on a eu envie d'en faire!

Pourquoi avoir choisi ce nom de scène?

Pour notre premier concert, il nous fallait un nom. On avait, peu de temps pour le trouver donc on a cherché d'une part, un truc qui sonnait bien et d'autre part, quelque chose qui avait une signification. On a trouvé ça dans l'encyclopédie. On s'est rendu compte que c'était le nom d'un désert d'Ethiopie. Quand on sait l'importance qu'à l'Ethiopie dans la vie du reggae, on n'a pas hésité!

Au départ, souhaitiez-vous faire de la musique, votre métier?

Pas du tout. On était en terminal, avec le projet de suivre des études et faire de la musique pour le plaisir. La musique nous permettait de présenter nos points de vue, de nous exprimer et puis on avait envie aussi, de passer sur les plages à faire des concerts dans des petits bars. C'était vraiment comme un hobby! de la même façon que l'on aime jouer au tennis ou faire du foot. On avait envie de partir entre potes et faire de la musique sans se dire qu'on deviendrait professionnel.
Au fur à mesure des années, quand on s'est rendu compte que les gens nous suivaient et venaient à nos concerts, chanter nos chansons, on a commencé à énoncer la possibilité de faire un disque et puis un deuxième et puis un troisième⦠Au final, on est devenu intermittent du spectacle. Ca c'est vraiment fait jour après jour.

Vous travaillez actuellement sur votre troisième album, qui sortira fin février 2011. J'aimerais en connaître un peu plus sur celui-ci. Pouvez-vous m'en parler?

On est en plein dans l'enregistrement de l'album. Il a été enregistré très différemment des premiers!
Nous avons la chance et le plaisir d'être intermittents du spectacle, ce qui nous laisse beaucoup plus de temps à consacrer à notre musique. On a eu envie de mettre du voyage dans l'album! Cela nous permettait également de s'offrir des véritables expériences de vies au-delà de la musique.
On est parti en Jamaïque au mois de janvier tous ensembles pendant un mois. On a passé la moitié du voyage à répéter, à travailler sur ce qu'on allait faire les 15 jours suivants.
Nous avons enregistré nos 9 premiers morceaux dans les studios mythiques de l'île. Une première partie à Négril, à l'ouest de l'île et une autre partie à Kingston, plus à l'est.
La grosse différence par rapport à d'habitude, c'est que nous avons eu beaucoup plus de temps, à réécouter les morceaux et à prendre du recul.
Dans un mois, on repart tous ensemble au Mali pour enregistrer la deuxième partie de l'album. Ce sera un album de 12 ou 13 chansons maximum.
Cette façon de travailler va nous permettre d'avoir des sonorités et des influences différentes. Et puis en Afrique, on espère bien retrouver des instruments typiques africains. De mettre un petit peu de couleur à tout ça, de s'entourer de plein de gens. On est dans l'expérience, sur cet album.

Quel sera le titre de l'album? et aurons nous le plaisir de retrouver des featurings?

©Matthieu Large

Ah, le titre de l'album, je ne sais pas encore! Et des feat. il y en aura! Nous avons eu la chance d'avoir la participation d'U-Roy, sur notre premier single « Non, je ne regrette rien », reprise d'Edith Piaf. Actuellement, ce titre est facilement accessible sur le net et le clip a déjà été tourné. Pour les autres featurings, je ne peux pas trop en parler. On a plein de plans, c'est sur!

Que représente pour vous le reggae?

Je suis un amoureux de la musique sans distinction.
Le reggae, est pour moi, une musique révolutionnaire qu'il faut prendre comme elle est. Elle revendique les droits humains et sociaux, c'est pour ça, qu'elle a une identité hyper forte. Elle est née dans la douleur, la souffrance, l'opposition, le combat. C'est une musique qui est vraie, qui est forte!
Quand on a décidé de la reprendre, on s'est dit qu'il fallait être un genre de "relais" de ces messages là avec nos propres problématiques. Par exemple, on ne pouvait pas parler du rapatriement en Afrique en étant né en région parisienne!
On a essayé de ne pas mentir sur notre identité, de ne jamais se faire passer pour quelqu'un d'autre.

Qu'est ce qui selon vous est le plus compliqué dans le milieu artistique?

Aujourd'hui, le plus compliqué dans la musique c'est d'en vivre. C'est de réussir à manger avec ça. A moins d'avoir une organisation complète ou de ne pas être pressé. Il y a plein d'artistes de qualités que l'on ne connaît pas!

Quels sont les artistes qui vous ont inspiré jusqu'à présent?

Je ne sais pas si les artistes que j'écoute, m'inspirent dans ma création musicale. Les artistes que j'écoute, ne font pas du tout de la musique que je reproduis. J'aime beaucoup la musique des années 70, Marvin Gaye, Aretha Franklin,... Après ça dépend des périodes, j'adore écouter Piaf, Brel... J'adore aussi écouter du reggae jamaïcain Bob Marley, Israël Vibration, ou encore Don Carlos. Au niveau du texte, je ne me retrouve pas dans grand chose en reggae français. J'écoute aussi beaucoup de hip-hop français mais pas celui qu'on entend à la radio (rires).

Quel plus beau souvenir gardez-vous de votre passage à l'Olympia?

C'est quand mon père m'a rejoint sur scène pour chanter la chanson qu'il a écrite, il y a 35 ans. Pour moi, c'était super spécial de voir toute ma famille présente. On ne l'avait dit à personne! ça reste l'un des meilleurs moments.
Développer un groupe c'est très long. On s'est dit "on tente l'Olympia" ! L'an dernier on était au Cabaret Sauvage, une salle de 1200 personnes, l'Olympia c'est 2400. Si ça marchait bien, on pouvait envisager de faire des festivals cet été et le Zénith!
Et voilà, le 18 mars 2011 : On sera au Zénith de Paris!!!
Il faut toujours avoir un challenge un an avant.

Pouvez-vous me décrire l'ambiance de vos concerts?

Nos concerts sont une sélection de morceaux du 1er, 2ème album ainsi que du 3ème à venir. Il y a des gens qui nous suivent depuis longtemps, d'autres depuis moins longtemps, donc on essaye de mixer un peu tous les morceaux. On discute pas mal avec le public, on essaye de les faire chanter un maximum, de les faire participer et que tout le monde soit à l'aise.

Cette année 2010, a été marquée par une tournée française et internationale (Allemagne, Suisse,...). Comment vous sentez-vous? Quel public vous a le plus marqué?

Là où les gens nous attendent le plus c'est dans la région Nord Pas de Calais, la région Ile de France et la région Aquitaine. J'ai un souvenir incroyable d'un week end où l'on a joué à Cholet. On s'installe sur une petite scène, on se demande comment ça va se passer... Et c'était complètement l'orgie. Il y avait plus 4000 personnes à l'entrée. C'était entrée gratuite et les gens sont venus en masse! Incroyable souvenir à Cholet ! On s'est fait surprendre.


Quel message souhaiteriez-vous faire passer aux lecteurs de Notulus?

J'ai envie de parler de la situation des artistes et souligner qu'une fois l'artiste et l'album apprécié puis écouté (en téléchargement légal) de filer au magasin et de le récupérer! La vente d'un album permet de financer l'album suivant. Pour nous, c'est une démarche à laquelle nous sommes sensibles.
Mais sutout : "Venez à nos concerts!"


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Danakil
Danakil

Danakil est né en l'an 2000, de la rencontre de 8 étudiants de la région parisienne. Très rapidement le groupe a commencé à se produire sur des scènes locales, et posa dès ses débuts les bases d'une identité sonore qui le suivra, et qu'il ne cessera de développer.

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