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©T.ofZeLô

Interview exclusive de U-Roy au NJP

Le Festival Nancy Jazz Pulsations nous avait donné rendez-vous à l'hôtel en fin d'après-midi, afin d'interviewer U-Roy. Nous étions fort intimidés de rencontrer cette légende vivante du reggae. Mais au bout de quelques minutes, dans ce lieu si intimiste, les langues se sont déliées.

Vous êtes un prince du Reggae, de la Dub, de la Musique Roots. Vous connaissez parfaitement ces styles et vous êtes sans doute l'un des mieux placés pour en parler. Alors moi j'ai du mal à comprendre la définition de la Musique Roots, pouvez-vous m'expliquer?

La Musique Roots c'est le style : Burning Spear, moi-même, Bob Marley, Peter Tosh, Dennis Brown... ce genre de musiciens...


Et aujourd'hui?

Vous avez une jeune génération de musiciens comme : Beenie Man, Bounty Killer, Mavado et d'autres comme eux... qui jouent un style différent du notre et ils appellent ça du Dancehall, mais pour moi, la musique Dancehall existe depuis... oh la la, depuis beaucoup, beaucoup, beaucoup d'années...


Ca s'ouvre à toutes les îles... La Jamaique est la capitale de la musique Reggae? et de la Dancehall aujourd'hui?

Oui, parce que cette musique est le produit de notre pays, et beaucoup de gens dans le monde en sont tombés amoureux et écoutent du Reggae actuel, donc oui, c'est la musique de notre pays.

Vous qui parcourez le monde, est-ce que vous avez rencontré une autre scène, une autre ville ou un autre endroit dans le monde qui pourrait un jour devenir comme la Jamaique?

Pour moi, je vois l'Europe, avec la France, l'Allemagne, qui aiment vraiment cette musique et la respectent beaucoup, toutes les villes sont comme notre pays, les gens écoutent beaucoup d'autres musiques mais le Reggae est très représenté dans ces pays.

Vous avez travaillé, fait des collaborations, des feat. avec de grands artistes, mais aussi avec de plus petits. Comment faites-vous votre choix?

Vous savez, parfois je ne choisis pas les artistes, ce sont les artistes qui me choisissent pour travailler ensemble et enregistrer. Je me sens très honoré de le faire, parce que vous savez, ça fait longtemps que je fais ce métier, près de 40 ans maintenant! Quand des jeunes viennent me voir et me demandent de mettre ma voix sur leur morceau, c'est un grand honneur pour moi, je le fais avec plaisir.

Vous avez fait presque autant de collaborations que d'albums, et de morceaux en votre nom...

Pour moi, c'est comme une bénédiction, et avec le temps à chaque fois que quelqu'un vient me demander "est-ce que tu aimerais bien enregistrer avec moi un morceau?.." Je me sens béni des dieux et je les remercie pour ce qui m'arrive, pour les bons et mauvais moments... Parce que je ne pensais pas être encore là, aujourd'hui, et ce sont des artistes qui viennent me chercher alors je continue mon travail.

Est-ce qu'on a toujours la même sensation en montant sur scène? ou ça grandit de jour en jour?

Vous savez, je dois ressentir la même chose, d'abord parce que ça fait partie de mon travail et puis quand je suis sur scène, que je vois des jeunes et actuellement plusieurs générations réunies, je suis honoré d'être acteur de ça. Je ne m'imaginais pas, que des jeunes comme vous, me questionneraient sur ma musique, alors je me sens heureux. Jusqu'au jour où Jah me dira "ok c'est fini" alors ce jour là je m'arrêterai, mais en attendant je continuerai jusqu'à la fin.

Ce n'est donc plus un travail, c'est devenu vital de vivre sa musique comme ça?

Oui c'est vrai, c'est ma vie. Déjà quand j'étais jeune, je ne cherchais pas à gagner de l'argent, je cherchais la popularité, mais pas l'argent. Y'avait que les producteurs qui gagnaient de l'argent.

Aujourd'hui ça a changé? (rires)

Oui, c'est mieux pour nous, pour des gens comme : Burnig Spear, moi-même, Abyssinians, The Congos et d'autres... ça évolue... nous sommes invités comme ici, à des festivals et à d'autres évènements, alors c'est mieux! Quelque chose a changé pour nous.

Avez-vous jamais eut l'envie d'être producteur, d'avoir un label?

J'ai produit certains de mes albums. Et en ce moment je produit mon dernier. J'ai déjà enregistré 7 morceaux et j'ai déjà réservé le studio pour terminer l'album en rentrant chez moi. Parce que tous mes morceaux sont enregistrés en "live", avec des musiciens qui jouent en direct. Sans arrangements sur ordinateur.

Quel son allez-vous utiliser? ce sera plus Reggae? ou plutôt Dub?

Que du Reggae, c'est ce que je fais le mieux. J'aime rester dans mon style, rester dans un style que je connais et donc je ferai strictement du Reggae. J'écoute aussi toute sorte de musique, mais je suis un musicien de Reggae et je continue dans cette voie.

Est-ce que quand on fait le tour du monde comme vous, on a pas envie de se poser? arrêter de tourner? continuer de faire de la musique mais arrêter de bouger tout le temps, parce que c'est très fatiguant d'être en déplacement, non?

Oui, je voyage beaucoup mais parfois, je passe aussi du temps chez moi, à ne rien faire. Les moments où je ne fais rien compensent ceux où je dois partir. Ca ne me pose pas de problèmes. Quand c'est le moment j'y vais, je fais ce que j'ai à faire et quand c'est fini je rentre, je me repose, je joue aux dominos, je m'occupe de mes poissons et de mes chiens.

Vous habitez toujours en Jamaique?

Oui, pour moi c'est le meilleur endroit pour me poser.. parce que je suis diabétique et je veux être proche de ma famille.

Et proche du soleil?

Oui (rires)


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