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©Bo Ekra

Interview de Laëtitia Bisch,
comédienne improvisatrice.

Laëtitia Bisch, sera sur les planches du Théâtre Dyrek, jusqu'à fin novembre, dans une comédie contemporaine de Patrick Hernandez, mise en scène par Olivier Belmondo. A cette occasion, Notulus a souhaité en connaître davantage sur son spectacle et ses projets.


Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs de Notulus ?
Je suis une comédienne improvisatrice depuis dix ans, Savoyarde ! Je suis également formatrice d'impro'.

Alors comment se sont passés vos débuts dans le monde du spectacle vivant ?
J'ai commencé par un BAC Théâtre en Savoie, puis j'ai enchainé sur un DEUG Théâtre à Paris en jouant parallèlement dans des troupes et j'ai ensuite connu, une équipe d'impro' à Saint Denis. Voilà, ce sont mes débuts : beaucoup de troupes, beaucoup sur les planches . C'est ainsi que j'ai appris le métier.

Qu'est ce qui vous plaît dans le métier de comédienne et qu'est ce qui vous a donné l'envie d'exercer ce métier ?
Ce qui me plaît, c'est qu'un jour on peut être une princesse et le lendemain un tueur en série, enfin une tueuse en série ! On peut être quelqu'un de super naïf et le jour d'après, manipulateur : il n'y a pas de quotidien et de routine. Puis la frénésie d'être sur scène, de donner du plaisir aux gens, c'est absolument génial !
On a la chance d'avoir un métier hyper passionnant, différent et d'apporter plein de choses à nos congénères.
J'ai fait mes premières études aux Antilles, où j'aurais pu être avocate mais, lorsque je suis rentrée en France, je savais à peine lire et écrire, enfin je caricature un petit peu ! Un jour un professeur de français m'a dit "Bon, qu'est ce qu'on va faire de toi ? Tiens ! Apprend un texte et on va voir ce que ça donne" C'était le monologue de Cyrano de Bergerac. Je me suis éclatée à faire ça ! A partir de ce moment là je me suis dit "Je veux faire ça quand je serai grande ! ". Voilà ce qui m'a donné l'envie de faire ce métier.
En France, on a la chance d'avoir des filières spécialisées, ce qui facilite l'insertion dans les différents corps de métier. Je suis montée à Paris parce qu'en Savoie il n'y a pas grand-chose à part des vaches ! Du coup je suis montée à la capitale ! C'est donc le cliché de la provinciale qui monte à la capitale. (rires)

Actuellement vous jouez dans la pièce de théâtre "Ma bonne étoile a perdu le Nord" mise en scène par Olivier Belmondo. Pouvez-vous me parler un peu de cette pièce ?
Xavier est un homme à femmes. Il attend ce soir, sa nouvelle conquête. Ses projets vont être un peu turlupinés par la caissière du Monoprix, qui vient lui annoncer que c'est l'amour de sa vie. Xavier n'est pas tout à fait d'accord ! Les trois personnages vont se retrouver sur scène et il va falloir qu'il gère ces deux femmes, lui qui aime tout maitriser. Il y a beaucoup de quiproquo, c'est très pêchu. Durant 1h10, la pièce monte en crescendo. C'est hyper agréable à jouer et surtout : On se marre bien⦠Enfin, il parait selon le public ! (rires).

A quel moment et à quel endroit les gens peuvent-ils assister à la représentation?
Ca se passe tous les vendredi soirs jusqu'à fin novembre à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), c'est à 20h40 au Théâtre Dyrek. Nous avons un Facebook "Ma bonne étoile a perdu le Nord" où les tarifs sont à 9 euros au lieu de 16⦠Qu'ils en profitent plein pot ! Nous avons une seule envie : Avoir des gens, afin de leur transmettre notre bonne humeur. On s'amuse, aussi énormément sur scène.

Ca fait combien de temps que vous jouez cette pièce ?
Et bien c'est tout neuf ! Nous avons seulement huit dates derrière nous. C'est une toute nouvelle création. C'est vrai que le jour de la première, on avait les genoux qui jouaient des castagnettes. D'une part, car l'auteur était dans la salle et d'autre part, car elle n'a jamais été jouée ! On a eu la chance de pouvoir faire des modifications de texte comme on le souhaitait. Nous sommes très contents. On trouve nos marques, ça va de mieux en mieux, on trouve nos marques. On a fait tous les petits changements qu'il fallait, donc c'est plein de spontanéité et de bonne humeur.

Quel rôle interprétez-vous dans cette pièce ?
J'ai le rôle de Corinne, la caissière du Monoprix⦠donc, la "relou", la "grosse relou" (rires).

Et combien de temps il vous a fallu pour préparer cette pièce ?
C'est allé plutôt vite. Une fois que nous l'avons trouvée, nous avons mis deux mois à la travaillée. Nous avons eu les dates pour jouer à Joinville, donc on s'est dit "Tiens ! Ce serait intéressant qu'elle soit bien la pièce quand même !" On a "speedé", surtout que deux semaines avant la première, on s'est aperçu que la pièce ne durait que 50 mn, c'était un peu court ! Nous avons contacté l'auteur, Patrick Hernandez, qui est hyper réactif, plein de talent, et le dimanche, nous avions nos nouveaux textes. C'était un challenge en plus, c'était rigolo !
Enfin sur le moment on ne rigolait pas trop ! Nous sommes très contents. Cela a été écrit, vite et bien. De plus, c'est un passage fard de la pièce.

A quelle fréquence vous répétiez ?
Tous les jours. On mangeait "Ma bonne étoile", on dormait "Ma bonne étoile". C'était tous les jours pendant deux mois. Sur la dernière ligne droite surtout. Parfois, nous répétions soit très tôt, soit très tard, en fonction du planning de chacun.

Et qu'est ce qui vous a paru le plus difficile dans cette pièce ?

©Julie T

J'ai la chance de ne pas avoir trouvé quoi que ce soit de difficile, le texte c'est du "Passe-moi l'sel". C'est très contemporain. Nous sommes trois comédiens qui nous apprécions énormément. Nous n'avons pas de problème de jalousie ou de chose du genre "Toi tu as plus de textes que moi !". Nous sommes toujours connecté à notre partenaire. Le but ici, n'est pas de faire du ping pong pour juste renvoyer ses répliques, mais vraiment de les penser. C'est vraiment du bonheur ce que l'on fait et Olivier Belmondo, c'est juste une crème !

Vous finissez également le tournage d'un long métrage qui s'appelle "Meat the men" dont la sortie est prévue en 2011.
Oui, soit à la fin de l'année si tout va bien, soit à la rentrée 2011.

J'aimerais bien en connaître un peu plus sur le sujet, que raconte le film, quel en est le fil conducteur ?
C'est un film sur les zombies. En fait, ils ont fait une série avec les deux personnages principaux, qui sont, un prêtre et un chasseur de zombies. Ils se sont dit "on va grandir tout ça et en faire un long métrage". C'est là où j'interviens. Je tombe amoureuse du prêtre, c'est donc un amour impossible. C'est un prêtre qui est vraiment très atypique, il est assez vulgaire, il a des bazookas, etc⦠Pour sauver mon frère, je fais une embuscade dont ils ne sont pas au courant. Au fil de l'histoire, on voit se développer cet amour entre tout les deux⦠et puis je ne vais pas vous raconter la fin ! (rires). Toutefois, on espère qu'il y aura une suite. C'est vraiment le type de film où l'on ne se prend pas au sérieux, il y a un deuxième degré. On a eu la chance de tourner à l'Ãle de Houat, en Bretagne. Il y a des supers paysages, des falaises et ainsi de magnifiques décors et de très belles images dans le film. Par contre, ça caille en Bretagne !

Avec qui avez-vous travaillé pour ce projet ?
Avec Aurélien Huc et Geoffroy Morin. C'est un film que nous avons tourné avec très peu de moyen. On espère être le troisième film avec le peu de moyen et faire le plus d'entrées (rires). On est très optimistes, n'est ce pas ?

Qu'est ce qui vous a paru le plus compliqué dans le tournage du film ?
Le froid ! (rires)

Combien de temps avez-vous mis pour tourner le film ?
Pour ma part, je n'ai eu que trois semaines, j'ai eu une semaine à l'Ãle de Houat et après à Paris. C'était quand même trois semaines intensives. Tous ce que l'on devait faire en extérieur, on l'a condensé

Qu'est ce qui a été le plus compliqué dans le tournage ?
Le plus dur ça a vraiment été les intempéries parce qu'on s'est pris la pluie, on dormait dans des tentes parce car nous n'avions pas beaucoup de moyen, moi j'étais en étoile de mer pour pas m'envoler !

Selon vous qu'est ce qui diffère entre le métier d'acteur et celui de comédienne ?
Acteur, on a la chance de pouvoir recommencer plusieurs fois. Si on se plante, ce n'est pas grave, on recommence.
Comédienne c'est à l'instant T, c'est maintenant. Le public est là et on a tout de suite sa réaction : c'est mauvais, il nous le fait sentir, on n'est pas à l'aise, il nous le fait sentir,... c'est toujours compliqué de sortir d'une pièce. Nous sortons tout de suite, à la fin de la pièce pour discuter avec les gens afin d'avoir leurs réactions. Humainement, c'est jouissif mais c'est aussi difficile, car parfois, il y a des gens qui ont détesté.
Je trouve que c'est plus confortable le métier d'acteur, que celui de comédien ou improvisateur. Je suis improvisatrice et là, c'est encore pire que tout, parce que nous écrivons notre texte à l'instant T.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaiterait exercer ce métier ?
Du courage (rires). Je pense que dans ce métier, il faut avant tout être motivé et passionné. Tant qu'on a cette passion et qu'il y a quelque chose qui brûle au fond de nous, on a toujours l'entrain. C'est vrai qu'il y a toujours des moments de doutes, mais si le doute l'emporte plus sur l'amusement, la passion et le plaisir, il faut arrêter. Il ne faut pas devenir des comédiens aigris, parce que malheureusement il y en a et c'est dommage. Il faut se donner toutes les chances sans faire n'importe quoi et ne pas se dire "ah je vais prendre ce rôle là et puis tant pis si ça ne me plaît pas." Non, il ne faut pas, il faut rester soit même. Je crois que c'est ça qui l'emporte le plus dans ce métier, c'est sa personnalité et rester soit même. C'est sur ce n'est pas évident.

Pour conclure, quels sont vos projets professionnels?
Je suis actuellement dans quatre spectacles par semaine. Pourvu que ça continue et qu'il y ait du monde et que les personnes aiment ce que je fais ! J'espère, bien évidemment avoir d'autres propositions et j'adorerais faire un autre film avec pourquoi pas, plus de budget, des cascades, des hélicoptères,â¦


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Laetitia Bisch
Laetitia Bisch

Laetitia Bisch est une comédienne et improvisatrice originaire de Savoie.

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