Musique
pub
Le quotidien indé qui ne sent pas des pieds!!
Login :


Mot de passe :


Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
Login :


Mot de passe :


Re-entrez le mot de passe :


E-mail :


Veuillez recopier le code sur l'image:
???


Erreur dans le login et/ou mot de passe

Vous n'êtes pas connecté car votre compte n'est pas activé.

©Caroline Coste

Warren Zavatta,
un clown réaliste et touchant

A l'occasion de son passage sur les planches de l'Espace Georges Sadoul (Saint-Dié-des-Vosges), le petit-fils du célèbre clown s'est prêté avec une grande sensibilité au jeu des questions/réponse de la rédaction de Notulus. Moments choisis, moments vrais.

Présentez-nous votre spectacle. Comment en avez-vous eu l'idée ?

J'en ai toujours eu envie de faire un one man show. Après avoir travaillé les arts du cirque, la musique au conservatoire, le théâtre classique, il me fallait un dénominateur commun à tout ça pour que je puisse exprimer toutes ces choses sur scène. Et avec un nom pareil, je me suis dit "de toute façon, ils vont faire le rapprochement, ils vont me bassiner des lustres avec mon grand-père alors autant y aller direct les pieds dans le plat". Et donc j'ai décidé de faire l'histoire de ma famille, car c'est autobiographique : c'est l'histoire d'un gamin qui était dans un cirque, qui a complètement rejeté le milieu dans lequel il vivait, pour y revenir après. C'est sur la relation amour-haine de ce métier, la façon de vivre et moi-même. Par contre, ce n'est pas du tout une thérapie, une prise de tête, c'est un spectacle drôle et pas du tout un règlement de comptes avec le grand-père. C'est plutôt un hommage au cirque même si parfois il y a un cynisme décapant parce qu'il faut bien rire.
C'est amener le cirque en salle en me moquant gentiment des lieux communs du cirque, des tartes à la crème, je me les suis approprié bien comme il faut. D'ailleurs ce n'est pas un spectacle fait pour les enfants. Bon d'accord, ils sont tolérés (rires). Mais il y a beaucoup de gens qui viennent avec des petits enfants de 5-6 ans, qui pleurent, se lèvent, s'ennuient parce qu'ils ne comprennent pas. C'est un spectacle pour adultes ou à partir de 10 ans voire 8-9 ans s'ils ont déjà vu des spectacles, sinon c'est compliqué.

Pour les adeptes des spectacles en salle, le vôtre peut-il déclencher leur curiosité pour aller assister à une représentation de cirque ?

Non, c'est un vrai one man show. Ce n'est pas l'éloge du cirque. Disons que... ça ne sent pas la piste (rires)

Pour monter un spectacle humoristique sur le monde du cirque, le fait de porter le nom de Zavatta est-il un poids ou un atout ?

C'est la justification ! C'est-à-dire que si je ne m'étais pas appelé comme ça, je n'aurais pas fait ça. Je vois mal un mec qui n'est pas du cirque monter un spectacle sur le cirque... Déjà il ne ferait pas 2 mètres parce que c'est quand même un milieu où... ça dessoude ! (rires) S'il y en un qui peut le faire, c'est bien moi. J'ai la légitimité pour (rires) ! J'attends qu'on vienne me dire "oui, quand même..." (rires... encore et toujours !)

Pourquoi avoir choisi la vie de comédien en salle plutôt que d'embrasser une carrière dans le cirque familial ?

J'en ai fait du cirque mais à un moment, je me suis dit "trop de travail". Un numéro, une attraction qui dure 6-7 minutes nécessite des années de travail et cette vie ne me convenait pas. La vie en caravane, j'avais bien donné, je voulais m'installer même si je n'ai jamais autant voyagé que depuis que je fais ce spectacle... comme quoi... Le cirque c'est difficile ! La dernière saison que j'ai faite s'est soldée par une faillite, j'avais 26 ans et j'en ai eu marre.

Qu'est-ce qui vous rend le plus heureux quand vous êtes sur scène ?

©Caroline Coste

Ce sont les réactions du public, c'est certain. C'est un immense bonheur mais il y a un stress à la hauteur du bonheur que ça peut procurer parfois. Parce que c'est quand même un stress ce métier, ce n'est pas une position normale de se retrouver tous les soirs devant un public et c'est hyper dur par rapport à la charge émotionnelle. Mais quand on sent qu'on a toute la salle et que c'est parti, que ça commence vraiment à rigoler... Et une fois que le décor est posé, ça rigole pour n'importe quoi. C'est ce que j'aime d'ailleurs ! Une fois que tout le monde est dans la même énergie, on peut se permettre de sortir des textes. Alors là, ça porte énormément. Ca réconcilie avec tout !

Quelle anecdote dans votre vie d'artiste pouvez-vous nous faire partager ?

C'est trop difficile, il y en a tellement... La dernière, elle ne va pas vous plaire : la femme avait qui je vivais depuis 13 ans avec mes deux petites filles est partie s'installer à Bordeaux. C'est un métier très dur, on voyage beaucoup, on rentre on est fatigué, donc la vie de famille...

Quel est votre plus beau souvenir d'enfance ?

Encore une fois, c'est difficile de répondre... L'endroit où je suis né.

Comment vous projetez-vous dans 20 ans ?

Un petit paquet de fausses dents, des rhumatismes, une canne et comme j'ai mal au pied droit depuis des années, en boitant (rires). Et toujours sur le fil avec un lion pas loin...
Mais en fait, je me ferais bien un vieux retour aux sources parce que pour moi un clown de cirque, c'est vieux. Alors je me dis que peut-être plus tard j'irai peut-être bosser à nouveau en cirque traditionnel, en clown bien sûr.

Que diriez-vous aux lecteurs de Notulus qui souhaitent voir votre spectacle ?

Que c'est complet (rires) !!! Non ce que je veux leur dire, c'est que c'est un spectacle spectaculaire parce que pour moi, le spectacle doit être spectaculaire ! Il y a de tout dedans, il n'y a pas que de la comédie : je crache le feu, je joue de la musique, je chante. Il y a des tas des bonnes conneries et des trucs tristes, c'est une histoire du début à la fin. Je ne parle d'aucun fait de société donc ça emmène vraiment les gens dans un univers qu'ils ne connaissent pas. C'est un voyage intéressant à faire. Et moi sur scène, étant donné que c'est autobiographique, je ne viens pas les mains dans les poches. C'est toujours un investissement et je me démène, et je laisse un petit bout de moi dans chaque ville. C'est beau ça, hein ? (rires)

"Ce soir dans votre ville" de Warren Zavatta, le dimanche 12 décembre à 17h00 à l'Espace Georges Sadoul à Saint-Dié-des-Vosges.

"Ce soir dans votre ville", le pitch :
Petit-fils du célèbre clown Achille Zavatta, élevé en roulotte sur les routes de France et de Navarre, ce romano des temps modernes a été meneur de revue au Paradis Latin, clown au Cirque de Moscou et s'est produit en spectacle dans les rues de New York ou de Sydney. Musicien, comédien, acrobate, jongleur, cet enfant de la balle vous livre avec humour sa vision satirique du milieu dans lequel il a grandi.


0 vote(s)
Votes
  
Veuillez patientez quelques instants...
Loading...

Merci de vous connecter pour poster un commentaire.


Login :     Mot de passe :     Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
   Pas encore inscrit?



Contacter la rédaction
NEWS DU MÊME THEME
Tags