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Stromae en Résidence aux Transmusicales de Rennes,
l'interview

Il a fait danser l'Europe entière avec "Alors on danse", Notulus est parti à la découverte de Stromae, un artiste qui ne se contente pas du succès de ce titre mais revendique l'ensemble de son projet.

D'où vient le nom "Stromae" ?

C'est tout simplement le verlan de Maestro. C'est à l'époque du rap que j'avais adopté ce nom de scène parce que tout le monde en avait et donc j'en voulais un aussi. Un ami m'avait trouvé celui de Maestro, qui me plaisait mais je le trouvais un peu prétentieux parce que ça n'avait rien avoir avec un maestro, vu que j'étais derrière mon ordinateur. Alors que Stromae, c'était plus représentatif de ce que j'étais.

Quelles sont vos références musicales

Mes références sont très nombreuses. Quand j'étais ado, le rap c'est un truc très fermé. J'écoutais B.I.G, G-Dep, Futuristiq, Nubi ; pendant cette période-là et même avant, j'avais écouté un peu de classique puisque j'avais fait du solfège. J'écoutais de la rumba congolaise via ma mère, de la vieille Salsa et du new beat via ma grande sœur, mais aussi du rap à l'ancienne comme Public Ennemi via mon grand frère. Du Brel, de la chanson française⦠Donc c'était très varié et le mélange de tout cela, je ne l'ai assumé que très tardivement, il y a 2 - 3 ans seulement.

Qu'est ce qui vous a donné l'envie de vous lancer dans la musique ?

Je faisais beaucoup de percussions quand j'étais à la maison, puis je suis allé apprendre le solfège, qu'il est important de savoir lire et écrire pour faire de la musique. Après avoir étudié un an de solfège, tu pouvais commencer à apprendre ton instrument tout en continuant à étudier le solfège. J'avais aussi une grande sensibilité. Quand j'étais ado, j'ai assisté à un concert de Mozart, ça m'a donné la chair de poule. Sans oublier Vivaldi qu'un prof nous avais fait découvrir à l'école.

Le single "Alors on danse" a enflammé l'Europe. Comment vivez-vous ce succès ?

Je le vis, ni bien ni mal. En fait, plutôt bien car ce serait prétentieux de dire "mal" mais le seul inconvénient est d'essayer de défendre ce qui va avec "Alors on danse". C'est à dire le restant de l'album. Mais il y a un tel succès... Pouvoir bénéficier d'une écoute comme celle-là, n'importe quel artiste rêve de l'avoir une fois dans sa vie et moi j'ai la chance de l'avoir eu très vite, donc je ne vais pas m'en plaindre. D'autant plus que j'ai fait ce titre avec une vraie conviction : "Alors on danse" n'a pas réellement guidé la direction artistique de l'album mais c'est musicalement le premier titre qui a été définitivement abouti. Il a permis à des textes qui avaient été écrits avant celui-ci d'être mis définitivement en musique comme "Je cours" et "Dodo", de vieux titres qui ont trouvé leur aboutissement musical. Ca m'a parmis de faire le lien entre ce que je faisais avant et ce vers quoi je voulais aller tout en intégrant les aspects Hip-Hop, chanson et electro.

Le titre a également été remixé par Kany West. Quels sont les retours sur ce mix ?

Positifs, mais c'est plus un buzz qu'un vrai kiff. Je pense que c'est plus le fait d'avoir Keny West sur le track que le track lui-même. En Europe, le morceau avait déjà atteint des records mais pour toucher les Etats-Unis, une chanson en Français ne suffit pas. C'est pour ça qu'on a fait cette version en anglais. Et comme je ne me sentais pas à l'aise du tout pour chanter en anglais, mon niveau ne me le permets pas, ni pour interpréter un texte soit que je ne comprends qu'à moitié soit que je n'ai pas écrit, j'ai préféré faire appel à un autre artiste, sans aucune hésitation.

Vous êtes en résidence dans le cadre des Transmusicales. Comment vivez-vous ce moment ?

www.stromae.org

Jusqu'à maintenant j'avais du mal à m'imaginer ce que ça pouvait être mais là, en le vivant, c'est un vrai luxe : de pouvoir être là dur place, dormir à côté de la salle de répétition et que tout le monde soit là, à fond dans le projet. Je dis tout le temps que je suis un vrai pourri gâté ! J'ai un régisseur lumière, un régisseur tout court, un tour manager, c'est un luxe. C'est la première fois que je peux me consacrer entièrement à ma musique. Comme j'ai mon propre label, quand je suis à Bruxelles, fatalement il y a toujours un peu de paperasse à faire, des choses à régler. Là, c'est la première fois que je m'isole, qu'on me laisse tranquille, que personne ne vient m'interrompre dans mon travail artistique pour des raisons administratives ou logistiques. Et ça, ça fait du bien; je le répète, c'est un luxe !

Comment appréhendez-vous le festival ?

Je suis un peu stressé surtout que ce n'est pas l'habitude de la maison de faire venir des artistes médiatisés alors on va m'attendre au tournant. En fait, c'est plus par rapport à la presse que je suis stressé, après c'est normal elle fait son travail. Par rapport aux Trans, je leur suis vraiment reconnaissant car ils ont offert l'opportunité à un mec qui a eu un gros succès uniquement sur un morceau, mais dont on ne connait pas le reste du projet, de le faire découvrir justement. Il y a beaucoup de gens qui ne savent pas ce qu'il y a à côté de "Alors on danse" (je n'aime pas dire "derrière alors on danse" parce que ça fait comme si ce titre était un moyen alors que je le défends comme tous les autres morceaux de monalbum).

Votre spectacle va-t-il différer de ce que vous faites d'habitude ? Pouvez-vous nous en parler un peu ?

Oui, là on est dans un vrai concert. Ce n'est plus les plateaux radio, juste venir faire deux chansons, c'est un concert "longue durée" pour moi : 1h15 de show. Il y a des divertissements, pour lesquels je me suis bien préparé en club, où j'avais déjà fait des shows de 20 minutes qui nécessitent d'être à 100% constant. Cette fois-ci, je vais pouvoir me permettre de faire des morceaux plus calmes, de discuter avec mon public et non pas de crier. C'est quelque chose de nouveau pour moi et vous pouvez vous attendre à un gros cross over entre la vidéo, les amplis DJ, avec deux musiciens qui sont Yoshi et Simon Le Saint, avec un stage très épuré qui se rapproche un peu de Krasberg, avec un show lumière, avec le même mot d'ordre : simplicité et minimalisme. Et je pense que c'est possible de le faire même s'il y a de la vidéo, si on travaille avec des mecs qui déchirent dans le domaine, un DJ qui travaille avec beaucoup de mapping. Voilà, je pense qu'il y a moyen de faire des choses très simples.

Etes-vous plutôt studio ou plutôt scène ?

Maintenant, je peux répondre sincèrement à cette question : j'aime beaucoup la scène, j'aime y faire le con, m'y amuser. Mais quand tu as épuisé tes morceaux sur scène, tu retournes en studio. Et une fois que tes morceaux sont prêts en studio, tu n'as qu'une envie, les jouer en live et heureusement ! Car c'est ça qui fait que tu avances et que tu ne restes pas sur un album toute ta vie. Il y a du bon dans les deux et comme dans tout, les excès c'est relou !

Comment percevez-vous le monde musical ?

C'est un monde qui nécessite beaucoup de travail. J'ai la confirmation que ça ne marche pas en claquant des doigts. Je bosse ma musique au minimum 3 heures par jour depuis huit ans, j'ai toujours fait ça ans jamais compter mes heures de travail parce que quand on aime, on ne compte pas. Et heureusement!! Le milieu en lui même... c'est comme partout, il y a des gens un peu plus bling-bling d'autres un peu moins. C'est un milieu où, comme dans beaucoup d'autres, on bosse alors c'est sur que si tu aimes les horaire réguliers, tu t'es trompé de monde mais sinon ce n'est pas un monde à part.
Après, on a la chance de vivre de notre passion, ce qui est une grande chance. Et encore une fois, si on ne m'avait pas soutenu comme ça sur "Alors on danse", qui est un morceau dont je suis très fier, je n'aurais jamais eu la chance de faire ce que je fais aujourd'hui aux TransMusicales.

Vous avez composé pour Kerry James. Y-a-t-il d'autres artistes comme cela pour qui vous avez travaillé ?

Oui, j'ai travaillé pour Mélissa M, Anggun. Je suis aussi en train de travailler une reprise en collaboration avec un Grand Monsieur de chez nous, de Belgique. Ce n'est pas Brel, c'est une surprise... En tout cas, c'est un honneur d'avoir son approbation pour travailler un de ses titres.

Aujourd'hui avec qui souhaiteriez vous collaborer ?

J'aimerais travailler avec Katrine, Kid Kudy, Ben Zhao, Oxmo Puccino. Je crois que c'est un bon panel et que si ça se fait, ça fera du boulot (rires) !


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Stromae a été primé aux 26e Victoires de la Musique 2011 pour son album "Cheese" dans la catégorie "Album de musiques électroniques ou dance".

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