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The Hub, l'interview

Dans le cadre de la sortie de leur premier album "A Sleepless Night", la rédaction de Notulus a eu le plaisir d'interviewer le duo The Hub, composé de Yarol et Hubert #06. Ce dernier s'est volontiers plié au jeu des questions / réponses.

The Hub, pourquoi ce nom ?

The Hub, ça part tout d'abord de mon nom (Hubert#06) et cela exprime le coté plate-forme entre plusieurs courants, plusieurs destinations, plusieurs influences, plusieurs mondes, plusieurs époques. Parti d'un son très ancré dans les origines du delta blues, le projet reflète au final l'ensemble des courants de la musique traditionnelle américaine que nous aimons. Mais pas seulement : on y retrouve l'ensemble des influences que nous revendiquons : country blues, delta blues, soul, gospel, country, et des artistes actuels tels que Black Keys, Seasick Steve ou encore Calexico, sans parler de mes influences plus lointaines et fondatrices, telles que The Cramps, The Clash ou (comment les ignorer ?)... les Stones.

Comment se rencontrent un bluesman et le soliste de FFF ?

Forcément dans un contexte lié à leur culture musicale partagée : en l'occurrence un ami commun nous a présenté à l'issue d'un concert de Heartbreak Hotel, précédent projet aux sonorités "country romantique" monté par Yarol avec le regretté Nikola Acin (album "Snake Eyes" chez Bonustracks Records).

D'où vous venue l'idée de monter ce projet ?

Après un premier album intitulé "Hubert #06 One Man Delta Blues Show" dont le titre traduit bien la radicalité de la démarche (une voix, une guitare et un pied qui martèle le sol pour tout orchestration, dans la grande tradition des pionniers du delta blues), j'avais envie de faire évoluer la formule. Le challenge était de trouver un producteur capable de respecter l'esprit roots, tout en apportant des sonorités plus variées et un son intemporel, voire actuel. D'où la rencontre avec Yarol, qui a non seulement pris en charge ce rôle mais aussi tous les instruments autour de ma voix et ma guitare : basse, batteries, percussions, claviers... et même accordéon sur un titre !

Le son de The Hub est très authentique, New Orleans. Quel est votre secret ?

Tout d'abord les techniques utilisées pour le jeu de guitare (open tuning, picking, slide) jouées sur des instruments anciens renvoient forcément aux sonorité d'une certaine tradition de la musique américaine, du delta blues du Mississippi. Ce sont les techniques qu'utilisaient des gens comme John Lee Hooker, Charley Patton, Muddy Waters qui sont et demeurent des influences majeures, ce qui se ressent également. Autrement dit, nos influences remontent carrément aux premières gouttes de la source et si je comprends bien, cela s'entend !

Parlez-nous de votre album.

L'album comporte 14 compositions originales, dont deux en français. Pour chacune, le principe a été le même : à partir d'une chanson que j'apportais et que j'avais déjà un peu rodé sur scène en formule "One man show", Yarol imaginait un arrangement, un univers, un habillage, un groove, et lui donnait corps en jouant lui-même tous les instruments.

Qu'est-ce qui vous inspire au quotidien ?

Les textes s'inspirent de la vie de tous les jours, des petites ou grandes joies ou souffrances liées aux rapports entre les gens, l'amour, de ce qui rend heureux ou malheureux... bref de tout ce qui m'empêche de dormir la nuit ! ("A sleepless night").

Quel est votre processus de composition ? Y a-t-il un "meneur" ?

Je compose et écrits les chansons que je propose en version guitare chant à Yarol, qui les sélectionne, les arrange, leur donne ce groove inimitable et cette couleur particulière à chacune.

"A Sleepless Night" est sorti depuis quelques semaines, quel est l'accueil du public ?

Sa sortie (7 février) est un peu trop récente pour vous répondre mais l'accueil de la presse est très bon, notre démarche musicale semble comprise et bien accueillie, et les gens se disent touchés par les chansons, ce qui me paraît encore plus essentiel.

Selon vous, comment se porte le blues dans le paysage musical français ?

Il y a un réseau très actif et solidaire de musiciens, de salles de concerts, d'associations, et de festival, et d'un autre coté le grand public commence à s'intéresser à des formes plus actuelles de blues : des artistes comme Legendary Tiger Man, Seasick Steve (enorme !), Black Keys, qui prouvent qu'au-delà d'un genre ou d'un style, le blues est un langage intemporel , ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

Dans quelle salle rêvez vous de jouer et pourquoi ?

Les salles parisiennes pleines de rêve, d'histoire et de cachet de manquent pas mais j'avoue que l'Olympia a vu jouer à peu près tous les gens que j'aime et j'admire. J'aimerais pouvoir y jouer et sentir toutes les vibrations laissée par des gens comme John Lee Hooker, Muddy Waters, Chuck Berry, sans parler des Rolling Stones, des Beatles, de Jimi Hendrix, la liste est longue. Sinon je rêve aussi de jouer à la Cigale, ce qui tombe plutôt bien puisque nous y serons le 20 mai prochain en première partie de Madjo !

Avec quel(s) musicien(s) aimeriez-vous collaborer ?

Pour le prochain album, si Yarol n'est pas disponible, j'aimerais pouvoir collaborer, soyons fous, avec Jack White qui je pense comprendrais lui aussi assez facilement où je veux en venir, ou encore avec Joey Burns et John Convertino de Calexico, autres arrangeurs producteurs de génie en phase avec mes fantasmes musicaux.


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Quand fin 2009, Hubert#06 rencontre Yarol Poupaud sur les marches de la Mécanique Ondulatoire, ni l'un ni l'autre ne se doute que de cette rencontre naîtra un des projets les plus excitants de ce début d'année 2011.

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