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Interview de Kat Deluna

"Sur scène, je suis une artiste... Une fois descendue de scène, je deviens une femme d'affaires."
C'est en toute intimité que la jeune chanteuse américaine nous parle de sa rencontre avec ses fans français et nous livre une vision poétique de l'industrie musicale.

Qu'est-ce que ça vous fait d'être à Paris et de rencontrer vos fans français ?

C'était vraiment super sympa. C'est la première fois que j'ai eu l'occasion de rencontrer mes fans. On a passé un moment tous ensemble, dans un bus, à écouter mon album, à travers les rues de Paris. En fait c'était un bus-discothèque.

Donc vous êtes montée dans le bus avec vos fans ?

Oui. Avec mes fans français. On a écouté mon nouvel album. Et on s'est super bien éclatés.

Vous avez apprécié Paris ?

Oui. J'ai fait plusieurs passages éclairs à Paris, lors de la promo de mon premier album. Et je suis tombée sous le charme du public, de son soutien.

Votre nouvel album, Inside Out, est sorti le 14 mars dernier. Comment a-t-il été accueilli par le public français ?

Ils avaient l'air super excités. Ils attendaient ça depuis longtemps. J'ai l'impression qu'ils sont très, très heureux. Donc on verra bien… On verra bien ce qui se passera par la suite. Demain, je suis à Marseille, je participe au plateau « Star Story Party », organisé par Radio Star. Ensuite, je pars chanter à Monaco, pour le 20e anniversaire de NRJ. C'est un très, très gros événement. Même le Prince sera là. Tout ça, ce sont les retombées de l'album.

Excellent. Bonne chance à vous.

Merci.

Qu'est-ce qui vous a inspiré dans la création de cet album ?

Je me suis inspirée de ma propre expérience. Et de ce que j'avais fait sur le précédent album. Je me suis demandée comment je pouvais refaire ça en mieux. J'ai réfléchi à une façon d'affiner mon son, de le rendre plus percutant. J'avais envie qu'il soit encore plus en phase avec ce qui se fait à l'heure actuelle. En 2007, j'ai débarqué avec un son nouveau, qui n'appartenait qu'à moi, à la fois très pop, très latino, mais aussi électro. Un son un peu futuriste, en quelque sorte. C'était le cas de « Whine Up » et de pas mal d'autres chansons de l'album. Donc, pour ce second album, j'avais envie de garder ce son unique, mais de l'affiner encore un peu… pour faire quelque chose de « différent ». Un peu plus énervé.

Et en ce qui concerne l'écriture de vos textes ?

Au niveau de l'écriture, j'ai gardé cette espèce de légèreté. J'aime bien parler de trucs cool. Même quand j'écris des ballades. Même s'il n'y a pas beaucoup de ballades sur cet album, hormis « One foot out of the door » et la version ballade de « Be there ». Globalement, j'avais envie de parler de certaines choses que je vis aujourd'hui, dans ma peau de jeune femme de 23 ans.

Vous avez collaboré avec plusieurs artistes comme Akon, Elephant Man, etc. Avec quel artiste avez-vous éprouvé le plus de plaisir à faire un feat ?

Ouh, ça, c'est une question difficile ! Je dirais que j'ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec chacun d'entre eux. C'était très différent, d'une collaboration à l'autre. Avec Akon, j'ai appris beaucoup de choses, on s'est vraiment éclatés. Avec Elephant Man, c'était délirant. On était survoltés. Ca a donné l'une des chansons de l'album « Oh Yeah (lalala) ». J'ai aussi bossé avec Lil' Wayne, sur « Unstoppable », une autre chanson de mon album, et là encore, on s'est vraiment éclatés. Donc je ne peux vraiment pas dire que j'ai préféré telle ou telle collaboration.

Comment fonctionne le milieu musical aux States ?

Oh, la vache !

Je sais, celle-là, elle est vraiment balèze.

Elle me plaît, cette question. (Rires)

L'industrie du disque, globalement, c'est un milieu très difficile. Et plus particulièrement pour les artistes qui démarrent aujourd'hui. Parce qu'ils ne comprennent pas forcément que c'est un business. Vous êtes un produit et vous êtes là pour vendre. Et si ça se passe mal, une maison de disque peut très bien en venir à vous dire : « Nos chemins se séparent ici. » Et là, vous tombez aux oubliettes. Donc il faut avoir le sens des affaires. Il faut sentir comment développer votre marque, votre nom. Et ça va bien au-delà de l'aspect purement musical. Ca implique un tas d'autres choses. A l'heure actuelle, aux Etats-Unis, il y a plein de célébrités, des personnes mondaines, qui n'ont rien de chanteuses, et qui font pourtant des albums. Vous voyez ce que je veux dire ? Aujourd'hui… ce n'est plus qu'une question de business. On n'est plus à l'époque où les interprètes étaient réellement des musiciennes, comme moi. J'ai étudié la musique et je fais ça depuis toujours. Mais ça ne marche plus comme ça. Et en même temps, ça vaut aussi pour vous-même. Une fois que vous avez pigé comment ça marche, que vous savez dans quoi vous vous êtes lancé, vous pouvez réellement travailler dans votre propre intérêt et faire en sorte de provoquer tout un tas d'occasions. Mais… ce n'est pas de la rigolade, croyez-moi ! Evidemment, on y prend beaucoup de plaisir, mais… J'ai rencontré pas mal d'artistes européens qui m'ont dit : «Vous, les artistes américains, vous bossez comme des dingues. Je ne sais pas comment vous faites.» Et effectivement, je vous assure que je travaille jour et nuit.

Qu'est-ce que vous en avez retiré ? Est-ce que vous en avez appris quelque chose, en particulier ?

La première chose que j'ai retenu se résume en une phrase. Et n'hésitez pas à mettre des guillemets : «Business is business». (Les affaires, c'est les affaires).
Sur scène, je suis une artiste. Je suis chanteuse. D'accord ? Une fois descendue de scène, je deviens une femme d'affaires. Littéralement. Quand je ne suis pas sur scène, je passe mon temps à réfléchir à comment développer ma marque. Et je garde un œil sur tout ce que les gens qui m'entourent font en mon nom. J'ai appris que c'était la seule façon d'y arriver. Sans quoi… De toute façon, personne ne vous connaît mieux que vous-même, vous me suivez ? Donc vous risquez de vous retrouver mal dans votre peau, et du coup, ça peut ne pas fonctionner. Oui, j'ai appris ça. (Rires).

Quel conseil donneriez-vous à quelqu'un qui aimerait faire carrière dans la musique ?

Oh là, là… Il faut avoir la peau dure ! Rien ne doit vous atteindre.
Il faut rester extrêmement concentré sur ce que l'on fait. Et savoir pour quelles raisons on le fait. Ne jamais baisser les bras. Ne jamais perdre de vue son objectif. Ne pas se décourager, même quand on essaie de vous démonter. Je suis convaincue d'une chose : si vous travaillez dur pour obtenir quelque chose, peu importe le temps que ça prendra, vous finirez par y arriver. C'est purement logique. Vous comprenez ? C'est comme de récolter… Comme quand vous plantez une graine dans le sol, que vous l'arrosez, et que vous mettez de l'engrais… Vous voyez ? Un jour, il en sort en arbre, ou une petite plante, peu importe.

C'est assez poétique, comme façon de voir les choses. Ce n'est pas commun d'avoir une vision poétique de l'industrie de la musique ! Et vous êtes plutôt convaincante, en l'occurrence.

(Rires) Oh, merci. Je n'y avais jamais réfléchi moi-même.

A quand une tournée en France ?

J'ai déjà prévu une petite tournée, comme celle que j'ai faite en 2008. J'ai commencé une petite tournée en Europe, mais je n'ai donné qu'un concert par pays. Or j'ai envie d'aller jouer dans plusieurs villes françaises et d'autres pays d'Europe. Donc c'est en préparation. Et j'aimerais aussi dire à mes fans de me suivre sur Facebook et Twitter. Ca leur permettra de suivre ce que je fais au quotidien. Mon lien Twitter, c'est twitter.com/katdeluna et ma page Facebook, Kat de Luna.

Vous répondez vous-même ?

J'écris mes twits, oui.

Super. C'est bon à savoir. Vos fans seront ravis de l'apprendre. Je passe à la question suivante : quel est votre plus beau souvenir de scène ?

J'ai deux souvenirs en particulier. Au tout début de ma carrière, j'ai eu l'occasion de venir jouer au Zénith, ici, à Paris, pour faire la première partie de Chris Brown. Je suis montée sur scène… J'étais censée chanter deux chansons. Et dès les trois premières mesures de « Whine U p », c'est devenu l'hystérie dans la salle. C'est là que j'ai compris le pouvoir de mes fans, et combien ils aimaient ma musique. Ils connaissaient les chansons par cœur, du début à la fin. Et au final, j'ai chanté 8 titres. Quasiment tout l'album. Véridique ! C'était énorme ! Et le second souvenir, c'est l'an dernier, au mois de novembre, à Madagascar. J'étais là-bas pour donner un concert. On attendait 50 000 personnes et en fait 80 000 personnes sont venues. Il pleuvait des cordes, et pourtant, ils sont restés là, sans broncher. Donc le concert a été maintenu. C'était impressionnant. Très touchant.

C'est drôle, à chaque fois, c'est un souvenir qui vous lie à un public francophone, puisqu'à Madagascar, on parle aussi le français.

Tout à fait ! Je vais vous dire une chose : je suis sûre que dans une autre vie, j'ai été française. Si, si ! Vous savez, je suis dominicaine, donc il y a un lien avec la France, avec Haïti... Ca vient peut-être un peu de là. De la Belgique à la Suisse, en passant par plein d'autres pays de la francophonie, jusqu'aux Antilles, j'ai toujours eu énormément de succès. J'en suis ravie et fière. C'est vraiment un honneur pour moi.

Selon vous, quelle est la clé du succès ?

Comprendre le succès. Si vous ne comprenez pas que c'est quelque chose qu'il faut canaliser, vous n'aurez jamais de succès. Par exemple, prenez tous ces gens qui ont du succès à un moment donné et qui disparaissent aussi vite. C'est parce qu'ils n'ont pas su gérer leur pouvoir. Ils ont profité de ce pouvoir. Et dès qu'on cherche à profiter du pouvoir, on est cuit.

C'est très intéressant, comme réponse. Et décidément, vous avez l'art de la formule. Une fois encore, vous êtes très convaincante.

Vous savez, c'est le fruit de trois ans de travail acharné, où j'ai énormément appris. Quand on débarque, qu'on est une jeune fille de 19 ans, dans le milieu infernal de l'industrie du disque, on est obligé d'apprendre, de s'adapter. Et petit à petit, on devient une vraie femme d'affaires.

Vous avez l'air de regarder tout ça avec beaucoup de maturité.

Merci...

Nous voilà à la dernière question. Et si on vous offrait un rôle au cinéma ? Comment réagiriez-vous ?

Oh, ouah ! J'aimerais bien… Je suis fascinée par Marie-Antoinette. Mais, en fait j'adorerais jouer Cléopâtre, vue sous un certain angle. On a tendance à la considérer comme un sexe-symbole, alors que c'était surtout une femme extrêmement puissante. C'est la toute première femme de l'histoire à avoir dirigé son propre empire. Elle a soulevé des montagnes. Elle a contribué à faire évoluer le monde. Pourtant, il y a des tas de gens qui ne connaissent pas son histoire. Donc j'adorerais incarner Cléopâtre et raconter sa véritable histoire.

Donc plus volontiers des personnages historiques ?

Oh, ça pourrait aussi être un film qui retracerait la vie de Gloria Estefan. Vous la connaissez ?

Oui, bien sûr.

J'adorerais incarner Gloria Estefan dans un film qui retracerait sa vie.

Peut-être que cet article soufflera l'idée à un réalisateur…

Il faut savoir que Gloria Estefan et Selena ont été les premières artistes «latinas». Elles ont ouvert la voie à d'autres chanteuses, dont je fais partie. Elles ont vraiment eu un impact déterminant. Et ce sont des femmes très talentueuses.

Un dernier mot pour vos fans de Notulus ?

Mon nouveau single s'appelle Dancing tonight. Courez tous l'acheter ! C'est une bombe ! L'album, s'appelle «Inside out». COUREZ LE CHERCHER !
Je vous aime. Merci à tous de votre soutien et n'oubliez pas de me suivre sur le Net.

OK, parfait. On l'écrira en majuscules.

Cool ! Merci beaucoup. Vous êtes adorable. C'était un vrai plaisir. Ca m'a bien plu de parler avec vous.

Super, vous m'en voyez ravie. Merci. Le plaisir était partagé.

Merci beaucoup ! (En français).

Merci à Michaëla Chariau pour la réalisation de cette interview


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Kat Deluna
Kat Deluna

Kat DeLuna, de son vrai nom Kathleen Emperatriz DeLuna, née dans le Bronx (New York), le 26 novembre 1987, a grandi en République Dominicaine où son talent émerge dès l'âge de trois ans.

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