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Berri Txarrak,
le rock basque à l'état pur

Malgré sa longue expérience (15 années déjà) Berri Txarrak garde un enthousiasme et une fraîcheur intacts : "Payola" leur sixième album, produit par Steve Albini (Nirvana, Pixies...) à Chicago est un disque direct, brut, débordant de rage et, surtout, sincère.


Le trio espagnol démontre ainsi que le rock chanté en euskera (langue basque) a sa place dans le monde. On les connait à Tokyo, ils ont été applaudis à Managua, ils ont été acclamés à Berlin, ils sont chez eux à Barcelone, et remplissent les salles de Madrid. Personne n'échappe à l'influence de ce groupe, grâce à sa ténacité et à ses excellentes chansons.

Que nous offre Payola ? Un trio qui joue du rock dans une seule pièce, en plein 2009. C'est si peu et tellement à la fois. Comme depuis ses débuts, Berri Txarrak dévoile sa passion pour la musique, cette passion de la première heure qui prend aux tripes et nous émeut. Néanmoins, le contexte socio politique n'est pas des plus reluisants et Berri Txarrak ne détourne pas les yeux de ce qui l'entoure. Payola en est un nouvel exemple.
Wikipedia explique que "Payola" signifie l'acte (délictueux dans certains pays) de payer les stations de radios pour qu'elles passent en priorité ta musique avant celle des autres. Payola est donc synonyme de corruption; Payola signifie se vendre. Berri Txarrak propose une réflexion sur ce comportement tellement répandu dans l'industrie musicale, mais aussi l'extrapole du monde strictement musical vers la vie quotidienne, vers le comportement humain et ses contradictions.

Pas à vendre

Le respect envers la musique est un des fondements de Berri Txarrak . La musique est leur vie et une façon d'exprimer des sentiments, des doutes, des préoccupations, des joies, de la douleur, de la rage, de la passion, de l'inquiétude. La musique est un haut-parleur trop précieux pour le gaspiller dans des légèretés sans intérêts. Le devoir envers le public leur exige d'être responsable au moment d'écrire les textes, à plus forte raison aujourd'hui où les mots perdent leur sens, dans la forme et dans la signification, avec tant de facilité.

Non au conformisme

Le disque a été enregistré en analogique, sans ordinateur et en utilisant uniquement 16 pistes. Pour cela ils n'ont eu besoin que de 8 jours (en comprenant le mixage). Albini a pris le son pendant que le trio jouait en live dans la salle principale de l'Electrical Audio Studio, sans quasiment faire de retouches. Il est plus qu'évident que ce n'est pas la façon la plus confortable d'enregistrer de nos jours.

En ce qui concerne les textes, le groupe s'oppose aux discours rebattus avec aussi de l'autocritique : Non au conformisme, non à l'inertie. Celui qui ne souhaite pas se répéter doit prendre des risques. Le risque peut entraîner des contradictions et les contradictions amènent à s'interroger sur tout. On ne peut pas avancer sans s'interroger sur les choses. Mais Attention ! Nous ne prétendons pas donner de leçons à qui que ce soit. Nos questions ne sont pas la réponse à quoi que ce soit, que personne ne commette l'erreur de nous défier.

Musicalement, ce disque transpire le punk de tous côtés. Il suffit d'écouter le premier morceau ("Folklore") pour s'en rendre compte (sur ce morceau, notons la participation inestimable de Tim McIllrath, du groupe Rise Against, au chant). C'est pourquoi la structure des compositions est plus simple que jamais. Ce sont des morceaux directs, pour la plupart courts et d'une certaine manière "sales", sans presque aucun effet qui n'édulcore le résultat. Des morceaux faits dans l'intention de dire beaucoup avec le minimum de moyens, des morceaux qui prennent aux tripes et nous émeuvent, nous touchent dans notre fort intérieur. Mais tout n'est pas punk sur ce disque. Payola offre du bon rock au sens large. Comme s'il faisait apparaitre les influences de groupes qui jusque là n'avaient pas été autant mis en évidence, avec un pied dans les années 70 (Sabbath, Led Zeppelin) et un autre dans les années 80 (Black Flag, Metallica), sans oublier ces années 90 que le groupe a toujours revendiqué (Weezer, Nirvana, RATM, le choix d'Albini lui-même). Le groupe offre de nouveau cette diversité cohérente et compacte, fidèle à son habitude de surprendre et d'inciter à écouter.

De même, la conception de l'album est très soignée. Ils ont pu compter sur un des meilleurs artistes de l'illustration pour concrétiser le concept de Payola pour la pochette de l'album : Gregori Saavedra, un des artistes les plus prestigieux dans le monde de l'illustration.

"Payola", sortie le 11 avril 2011 (Kaiowas Records / MVS Distribution)


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