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Danakil,
une tournée, Kingston, Bamako... L'interview

Lors de leur passage à L'Autre Canal à Nancy, Bakil le chanteur, et Tom-Tom le trompettiste du groupe Danakil, nous ont livré leurs impressions sur la première moitié de leur tournée 2011 ainsi que sur leurs séjours à Kingston et Bamako. Belle immersion dans l'ambiance roots du reggae français qui monte, qui monte...

Ca fait maintenant presque un mois que vous êtes en tournée. Quelles sont vos impressions ?

Balik : On a passé la première moitié. C'est super, on est rôdé, on se sent tous plus à l'aise maintenant qu'on a pris nos repères sur ce set. On a une super impression car il y a beaucoup de monde chaque soir, aucun flop pour le moment, que de grosses ambiances. Les grandes villes sont bien fidèles à leur réputation (Bordeaux, Lyon, Montpellier et Paris). De très bonnes sensations.
Tom-Tom : on a aussi de très belles sensations aussi dans les autres villes, attention ! Il y a des concerts que l'on ressent un peu plus parce que soit ce sont des salles sombres, soit aménagées de telles façons, selon qu'on va jouer un vendredi ou un samedi, contrairement à un mardi, comme ce soir, qui est en début de semaine, où on comprend que les gens soit un peu moins chauds parce qu'il y a le boulot le lendemain. Mais il n'y a rien de systématique et ce soir ça devrait être chaud.
D'ailleurs, on a un très bon souvenir de Nancy, où on est venu jouer deux fois : au Nancy Jazz Pulsations et au 24 heures de la Place Stan. Une fête étudiante, un truc de fou !! On a fait des bouchons parce que les gens s'arrêtaient pour nous regarder...

Depuis votre dernière tournée, votre public a-t-il toujours la même ferveur ? A-t-il évolué ?

Tom-Tom : le public a encore plus de ferveur voire encore plus fou. A-t-il évolué ? Non, je ne pense pas. On retrouve toujours les mêmes tranches de population c'est-à-dire pas mal de jeunes, mais aussi un peu de trentenaires, quadras, des couples de cinquante ans... Ca dépend aussi des villes mais ils sont juste un peu plus maintenant.
Balik : oui, c'est la même population mais cette année, toutes les jauges sont au complet. Sur 18 dates, on en a eu 15 ou 16 à guichet fermé. Alors ce soir c'est un peu l'exception, il reste des places mais ce n'est pas pour autant que l'ambiance ne sera pas énorme. On est mardi soir... En tout cas, partout, il y a plus de monde que sur la tournée de 2009 avec les Roots.

Quel impact a eu le fait d'offrir l'album "Echos du temps" pour une place de concert achetée ?

Balik : Alors, est-ce que ce n'est pas lié au fait que les salles soient plus remplies ? Je n'en sais rien... ce n'est pas facile à mesurer. En tout cas, on a eu beaucoup de retours positifs. Les gens nous ont remerciés d'avoir eu cette idée. Après, il faudrait poser cette question aux gens eux-mêmes pour connaître l'impact que ça a eu sur leur comportement.
Tom-Tom : Il y a quand même plein de fans qui se sont rués dans les magasins le 18 février pour l'acheter. Il y en a qui ont clairement attendu de le recevoir. Peut-être iront-ils aussi l'acheter plus tard... Du fait d'avoir donné l'album au concert, peut-être que certaines personnes connaissaient moins nos nouvelles chansons. Ils chanteront plus sur la tournée des festivals, quand on aura fini la première tournée. Mais on a toujours fonctionné comme ça avec le bouche à oreille : distribuer le son est dans cette logique.
Balik : Mais il a mieux marché que le précédent : on en donne 30.000 en un mois et demi et on en a vendu en bac 10.000 dans le même temps, c'est ce qu'on avait fait en un an et demi sur le précédent album "Dialogue de sourds" !

Est-ce une opération à renouveler ?

Balik : oui maintenant, ce n'est pas une opération facile à monter. C'est une grosse galère en terme d'organisation. Donc je ne sais pas si tous nos partenaires voudront renouveler l'opération (rires). On verra... Pour l'instant, on vit le présent et on est très contents de l'avoir fait.

Comment le public accueille-t-il votre reprise de Piaf "Je ne regrette rien" ? Pour quelles raisons avez-vous repris ce titre ?

Balik : C'est une chanson qui lorsqu'elle est sortie a fait un peu plus de vagues que les autres parce qu'elle n'était pas de nous. D'abord, il y a plein de puristes qui nous ont reproché cette reprise. Bon... Faut accepter. Mais c'est un morceau qui fait vraiment réagir : il y a ceux qui disent "C'est génial !" et ceux qui disent "oh non, pas une reprise". C'est vraiment moitié-moitié. Mais en live, ça marche très très bien car dès que ça part, tout le monde chante, ils connaissent tous ça, ceux qui aiment ou pas... il n'y a plus de différence et ce, dès la première fois où on l'a chantée.
Pourquoi cette reprise ? C'était pour un concert à l'Olympia en 2009 et on voulait faire un concert différent de tous les autres (on était dans le cadre d'une tournée). Ce soir-là, on avait plein de nouveaux morceaux, des invités un peu comme au Zénith, et on avait cette chanson tout spécialement pour ce soir-là parce que l'Olympia, Piaf... voilà.
Tom-Tom : Et puis on avait envie depuis longtemps de reprendre un morceau de chanson française. Ca nous bottait vraiment. Et cette chanson est tombée dans le cadre de ce concert. Et ça a été tellement mortel, qu'on s'est dit qu'on ne pouvait pas lâcher ça. On l'a enregistré avec U-Roy et ça a fait son chemin.

Comment s'est passée votre rencontre avec U-Roy ?

Balik : On a été charmé par U-Roy, super ! Autant il y en a qui sont un peu insaisissables, autant lui est super. Il est arrivé en bonnes vibes comme on dit ! Il a pris le temps de discuter, il a pris le temps d'écrire. Il a fait ça bien, comme tous les autres mecs sur les feat. d'ailleurs. Ils ont tous pris le temps de bien écouter le morceau, d'écrire. Ce n'est pas comme un dub-play "allez hop c'est parti lalala... Danakil etc." non, pas du tout ! Ils ont tous demandé ce qu'était la chanson, ont fait une première puis une deuxième prise. U-Roy a passé deux heures dans le studio à reprendre les mots de "Je ne regrette rien" quand ça n'allait pas.
Tom-Tom : une très belle rencontre ! Vivement qu'on le recroise !

Prolongerez-vous votre tournée dans les festivals de l'été ? Si oui, lesquels ?

Balik : Oui absolument, je peux donner quelques noms mais on ne sait pas encore tout car c'est en train de tomber. Comme gros festivals, il y a les Francofolies de La Rochelle avec Ticken Jah et Ben, l'Oncle Soul, Les trois fêtes de l'Huma à Toulouse Lyon et une autre ville... Le Paléo Festival à Nyon en Suisse sur la grande scène. Oh la la, l'année dernière j'y avait vu NTM...
Tom-Tom : oh, oui, Motörhead aussi (rires)
Balik : Alors là, je ne sais pas comment ça va se passer... Il y a 40.000 personnes...
Tom-Tom : Les Docks de Marseille en octobre et il y a plein d'autres choses aussi : Couvre-Feu, Artefacts à Strasbourg dans le cadre de la tournée, le Garance Reggae Festival à Bagnols-sur-Cèze, un festival en Ardèche, un autre en Ariège... On fait juste une pause en mai et on repart.

Une tournée à l'étranger est-elle prévue ? Où et quand ?

Tom-Tom : pour l'instant ce n'est pas prévu mais il y a des dates.

Balik : Il y a un projet anglophone, pour se faire un peu oublier en France en 2012 car on a été très présents depuis 3-4 ans. Il a donc un projet d'album anglophone de nos morceaux. Les textes sont déjà traduits, on est en train de réenregistrer tout ça pour éventuellement s'ouvrir quelques portes en Europe aux Etats-Unis, dans des petits clubs de 150-200 personnes. En fait, vivoter un petit peu comme à nos débuts. Le but est de passer un an ou deux à l'étranger, de créer le manque en France et de revenir ensuite avec un nouvel album.
Tom-Tom : sinon on a quelques dates cet été en Allemagne pour la fête de la musique, Londres le 20 août, Le Paléo en Suisse. On retourne en Belgique et peut-être Montréal.

Souvent, lors d'une tournée, certains artistes sont inspirés pour composer de nouveaux titres. Est-ce votre cas actuellement ?

Balik : En tournée ? Alors moi pas du tout ! Je sors d'un an de composition, d'écriture que là, je fais le grand vide !
Tom-Tom : C'est pareil pour les musiciens, ça ne compose pas beaucoup (rires).

Sur quelle scène rêvez-vous de jouer ?

Tom-Tom : Moi j'aimerais vraiment jouer à Solidays. Mais c'est mort pour cette année...
Balik : et moi aux Vieilles Charrues parce que j'y suis allé et je kifferais !

Racontez-nous votre expérience en Jamaïque plus précisément l'enregistrement au "Tuff Gong Studio" ?

Tom-Tom : Waouh ! (rires). Ca fait une quinzaine d'années qu'on écoute du reggae. On arrive là-bas, en Jamaïque, l'île du reggae. On ne savait pas trop à quoi s'attendre et puis on en a pris plein la vue.
Balik : Un peu comme un enfant de huit ans qui arrive à Eurodisney...
Tom-Tom : C'est vrai ! Arrivé à Tuff Gong, j'étais très intimidé et la première cession d'enregistrement, d'ailleurs c'était le Piaf, quand il a fallu faire la première note dans le studio, c'était des frissons partout.
Balik : Sur la porte d'entrée du studio, c'était écrit "Danakil cession, No entrance if you're not from the band". Boum ! Là on se dit, c'est bon, c'est bien nous (rires).
Tom-Tom : C'est très impressionnant, c'est Tuff Gong... En plus, on a fait plusieurs cessions de nuit et tous seuls. Il restait un ingé son mais qui nous laissait faire. On avait l'impression d'être chez nous mais dans un endroit tellement mythique que... Et puis on a croisé tellement de monde aussi...
Balik : j'ai laissé un bout de locks caché quelque part...
Tom-Tom : mais on a fait aussi d'autres sessions ailleurs parce que notre session à Buju Banton a été annulée pour diverses raisons. On s'est donc retrouvé avec uniquement deux jours d'enregistrement à Tuff Gong. Il a fallu chercher d'autres studios un peu partout et du coup, on est passé par plein de très beaux studios, très renommés, où de grands noms ont enregistré.

Et l'Afrique, Bamako ?

Balik : A Bamako, c'était très différent car contrairement à la Jamaïque, on n'était pas en vadrouille mais très installés dans un studio qui était presque devenu notre salon puisqu'il était à 200 m de notre maison. On a été très bien accueillis, mis à l'aise dans de bonnes conditions de vie, de répétition et d'enregistrement. Pendant deux mois en Afrique, contrairement aux 9 jours à Kingston, tout a été beaucoup plus calme. D'ailleurs en Afrique, tout est très calme, dans l'ambiance en général et dans les rues, alors que la Jamaïque, c'est presque les States.
Tom-Tom : On a eu une période d'un mois de création pure, on était venu là pour ça. Quand on est parti pour l'Afrique, on avait quasiment rien de prêt musicalement. On s'est dit qu'on créerait là-bas car l'inspiration ne serait pas la même qu'ici en France. En Jamaïque, on avait déjà 5 - 6 morceaux de prêts, ceux qu'on a enregistrés. Il n'y qu'un morceau qui est né là-bas. C'est donc pour ces raisons qu'on est resté plus longtemps à Bamako qu'à Kingston (deux mois en Afrique et trois semaines en Jamaïque). Une expérience extraordinaire, on a beaucoup de chance !

Un petit mot pour les lecteurs de Notulus et le public Lorrain ?

Continuez à venir en concert quelques soient les groupes, quelques soient les soirs de la semaine, venez vivre la musique en live car si les gens aiment la musique, c'est en live qu'il faut la soutenir. Car c'est vraiment en live qu'on se rend compte de la relation avec les gens et du succès ou non d'un album. Et tout ça, c'est super important pour nous artistes. Donc merci à ceux qui viennent et on incite les gens à se déplacer quand ce n'est pas loin de chez eux car un concert c'est beaucoup mieux qu'un album, quelque soit l'album quelques soit l'artiste. C'est toujours mieux en live !


Retrouvez Danakil au Festival des Artefacts au Zénith de Strasbourg, le dimanche 17 avril aux côtés de Soprano, Dub Inc, Ragassonic, Hightone - et Lyre le temps.


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Danakil est né en l'an 2000, de la rencontre de 8 étudiants de la région parisienne. Très rapidement le groupe a commencé à se produire sur des scènes locales, et posa dès ses débuts les bases d'une identité sonore qui le suivra, et qu'il ne cessera de développer.

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