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©Vanessa Filho

Aaron,
un groupe que le succès n'altère pas

De passage au festival des Artefacts de Strasbourg, le duo rock mélancolique Aaron s'est prêté au jeu des questions-réponses pour Notulus. Moment ensoleillé pour une plongée au coeur du monde voluptueux, entre ombre et lumière, de Simon et Olivier.

A lire votre histoire, on pourrait croire que tout n'est dû qu'à un heureux hasard. (rencontre fortuite, essai de chant, compo de "Endless song"...)

Simon : Complètement ! Je crois profondément au hasard. Il faut se laisser porter dans la vie. Tout est une question de choix et par moment il faut prendre des risques et faire les choses qui nous prennent au ventre. Si on a envie d'y aller, il faut y aller.
Olivier : C'est tout à fait ça. A chaque rencontre, on a le choix de se connaître un peu plus, et voilà.

Comment conciliez-vous vos différents projets artistiques ?

Simon : Là je viens de terminer un premier film de Jessica Palud en févier et qui se termine en ce moment. Et au mois d'août, un film de Brigitte Rouand. L'année dernière, j'ai tourné dans « Tout ce qui brille ». On aime bien se nourrir d'autres choses pour mieux se recentrer sur Aaron. C'est important de ne pas être focalisé sur notre petit nombril de groupe de musique, même si ça prend beaucoup de place dans nos vies. Etre quelqu'un de créatif, cette idée d'être une éponge qui absorbe tout ce qui nous entoure, je crois que c'est une réalité. Olivier et moi, notre façon de faire de la musique c'est de se nourrir de tout ce qu'on voit, de le digérer et d'en faire des morceaux.

Comment jonglez-vous entre vos différents projets ?

Simon : Toujours à l'envie ! Tout est question d'organisation car les choses s'aménagent dans une vie. On essaie d'être le moins bordélique possible.

Comment faites vous vos choix si plusieurs vous sont proposés en même temps ?

Simon : Ca dépend des priorités et du moment. Par exemple, je viens de terminer un tournage et on est en pleine tournée de Aaron. Donc c'est vraiment une question d'organisation parce que je ne crois pas qu'il faut se sacrifier dans la vie.
Olivier : En ce moment, Aaron nous prend énormément de temps mais j'ai terminé la composition d'une pièce de théâtre qui vient de se jouer en Suisse. Je continue à composer, à expérimenter des choses et puis, je pense, l'un comme l'autre, à avoir aussi une vie normale. Ca prend aussi du temps et puis c'est essentiel.
Simon : on a toujours sur nous des carnets, des iPhone, pour enregistrer des trucs, des mélodies, qu'on réutilisera plus tard dans des chansons. C'est en permanence, obsessionnel !

Est-ce que le succès du film "Je vais bien, ne t'en fais pas", qui a entraîné le vôtre, a eu un impact sur la façon dont vous avez géré la sortie de votre premier album ou êtes-vous restés sur le même projet de départ ?

Les deux : En termes de composition, l'album était quasiment terminé donc ça n'a rien changé. C'était notre premier album, on n'avait aucune expérience mais on a organisé la sortie pour qu'elle se passe bien puisqu'on a eu la chance, en France du moins, que le film ait ce succès. Donc les gens qui avaient aimé le film aimeraient peut-être notre groupe.

D'après ce que j'ai lu, vous vous êtes coupés de toute pression pour composer votre second opus. Qu'est-ce qui vous inspire pour écrire et composer ? Quel est votre mode opératoire ?

Simon : En plus de ce qu'on a dit tout l'heure, il n'y a pas de pression parce qu'à un moment, avec Olivier, on fait de la musique. On n'est pas en train de chercher un vaccin même si lorsqu'on est en pleine création, c'est obsessionnel. Au quotidien, on n'est pas dans ce délire de dire : "Est-ce que ça va plaire aux gens ? Est-ce qu'on va faire aussi bien que le premier album ?"... Non, on est juste excité après deux ans où on a été très entourés, de se retrouver dans notre home studio et à refaire de la musique. On n'était pas dans la pression, juste dans l'excitation de la création.
Olivier : On est plus dans une exigence où on ne fait aucun compromis. Il faut qu'on arrive à transposer ce qu'on a dans tête en musique et en paroles. C'est notre priorité.
Simon : A partir de là, une fois que l'album est terminé, qu'il plaise ou non, on sait que c'est ce qu'on voulait faire exactement. Et on eu encore une fois énormément de chance. Ca continue.

Ca n'a pas du être évident de se remettre en course après la double platine reçue pour "Artificial Animals Riding on Neverland". Le résultat qu'est "Birds in the Storm" est magnifique. L'accueil du public est-il à la hauteur de vos attentes ?

Les deux : largement et même beaucoup plus ! Parce que je crois que dans nos têtes, le fait de continuer est encore plus beau que d'être découverts. Aujourd'hui on est dans un monde où tout va très vite : les choses se consomment très vite, sont digérées très vite et donc on avait un peu peur de ça. "Est-ce qu'on aura l'opportunité de refaire concerts, de vendre des disques, est-ce que les gens vont être là ?" Et le fait de voir que ça se passe super bien et encore mieux, c'est vachement agréable et rassurant.

Le titre "Birds in the Storm", la pochette de l'album avec le feu et le cheval sautant par-dessus, ce sont des thématiques fortes et agitées, comme en contradiction avec la mélancolie et le lyrisme de vos chansons. Vous pouvez nous parlez un peu de ce décalage ?

Simon : Je ne crois que ce soit un décalage mais plus un équilibre. Je dis souvent que si il y a beaucoup d'ombre, c'est parce qu'elle est portée par énormément de lumière. Donc l'un n'existe pas sans l'autre.
Avec l'idée du titre, de la pochette et de la musique qu'elle renferme, on voulait marquer cette position de faire partie d'un tout. Qu'en tant qu'être humain, qu'on le veuille ou non, on fait partie d'un tout qui nous dépasse complètement et on est tous reliés. Du feu le plus extrême à l'oiseau. En même temps, il y a cette dualité où on est tous extrêmement seuls et c'est ce qui fait notre force. Tout le monde porte ça en soit. Le fait d'être mélancolique ne signifie pas qu'on n'est pas heureux. Je ne crois pas aux gens profondément heureux, ça n'existe pas et c'est pour ça que c'est beau. Si on apprécie autant le bonheur, c'est parce qu'on a été malheureux avant, je crois. Et parfois, ça fait du bien d'être malheureux, d'être dans cet état, c'est une question d'équilibre. L'album est une somme de tout ça, pour nous en tout cas.

J'ai entendu que vous chantiez en anglais parce que la barrière de la langue vous protégeait de la compréhension du public francophone. Est-ce vrai ?

©Vanessa Filho

Simon : Je chante en anglais parce que mon père est américain et ma mère française. Mais c'était juste le petit truc qui m'a protégé au début parce qu'en France la majeure partie des gens comprenait l'idée du morceau mais n'étaient pas dans les détails. Par contre, c'est sûr que lorsqu'on a joué aux Etats-Unis, en Allemagne, au Canada ou des pays beaucoup plus anglophones, j'étais complètement à poil. Et ça faisait beaucoup rire l'équipe d'ailleurs (rires) parce que je me disais : Ca y est ! Ils vont comprendre ce que je dis et dire "C'est de la merde ce que vous écrivez...". J'avais peur de ça. Par contre, ces concerts-là m'ont beaucoup marqué. Au Canada notamment, c'était un petit kiff personnel de voir que les gens chantaient vraiment les paroles et pas un vague truc... (rires). C'est aussi pour ça que quand on crée l'album, on travaille sur cette idée de fusion entre le texte, la musique et les instruments qu'on emploie afin que ça véhicule la même émotion.

Pourquoi exprimer des choses et en même temps redouter d'être compris ?

Simon : Je ne sais pas ! Je me suis déjà posé la question. Je n'ai jamais voulu être chanteur. Pour être profondément honnête, ça n'a jamais été mon rêve. J'ai des potes qui rêvent d'être rock star dans des stades. Pas moi. Par contre, j'ai un profond plaisir à chanter et ça me fait vraiment du bien. Même si je ne le vois pas comme un exutoire, c'est nécessaire pour moi d'écrire ces textes, c'est une façon de poser les choses, de les sortir de moi et je chante ça. Ce qui est important pour moi, c'est que chacun se fasse écho du texte dans sa propre vie, peu importe s'il a compris ce que ça représente pour moi. Et dans mon cas, il y a des textes de Jeff Buckley, de Nina Simone ou d'autres, que je trouvais magnifiques et quand on m'a expliqué ce que c'était, ça n'avait rien avoir avec mon interprétation parce qu'il y a des métaphores dans ta propre vie qui prennent un autre sens.

Vous êtes en tournée française depuis octobre 2010, avec une petite pause en début d'année, et ce jusqu'en juillet prochain. C'est un véritable marathon !

Les Deux : Ca se terminera même un peu plus tard, c'est cool ! Ca nous plait énormément, on a de la chance car ce n'est pas une tournée où on ne joue pas dans des pauvres rades avec des gars complètement bourrés qui s'en foutent. Ce sont de belles salles avec des gens contents d'être là, qui aiment la musique. C'est une belle tournée.

Il y a quelques dates prévues dans des pays limitrophes mais prévoyez-vous une tournée à l'étranger ?

Les deux : On a des dates qui se profilent en Allemagne pour la rentrée, une date à New York au mois de juin, en Belgique, on revient d'Angleterre... C'est en train de se mettre en place.

Qu'est-ce qui vous éclate sur scène mais aussi dans toute cette aventure ?

Simon : C'est toute l'aventure qui est un peu comme une vie rêvée. Tout ça parait irréaliste, c'est un gros kiff. Sur scène, quand je peux sentir les gens devant nous... Parfois, c'est presque palpable avec l'impression qu'on pourrait attraper ce qui nous relie. Il y a des moments où on est dans notre chanson avec eux et on donne autant qu'on reçoit, c'est tellement vrai ! Les gens te renvoient quelque chose d'extrêmement fort... Il y a de la matière. Et ce moment précis, où tu n'es plus dans une salle de concert, où tu ne vois plus rien, ni les murs ni la fumée, où on est tous ailleurs ensemble, ça c'est un très gros kiff ! Ca me fait vraiment plaisir.
Olivier : C'est un métier, qui nous permet plus que d'autres d'être libres, de garder un lien assez fort avec l'enfance. Notamment en festival où on a l'impression d'être en colo (Rires). Et puis, tu apprends toujours, tu n'as jamais terminé et c'est ce que j'aime dans la musique et les tournées. C'est un moment de partage super intense que je n'ai jamais retrouvé ça ailleurs. Bizarrement, durant toute la journée, toute notre énergie est focalisée sur cette heure et demie qu'on va passer sur scène, ça nous épuise. Pourtant, on est très calme quand on arrive au concert, ce n'est qu'une heure et demie en soi mais on ressort de là rincés, comme si on avait fait un semi marathon ! On peut aussi faire du roller ou du frisbee... (rires).

Quel est votre rêve d'artiste ?

Les deux : C'est d'arriver à sortir ce qu'on a dans la tête et d'en être satisfait et dans un deuxième temps, de le partager. C'est très beau quand c'est cohérent. Le pire pour un artiste, ça doit être de partager quelque chose dont il n'est pas sûr à 100%. Ca doit être très dur quand les gens s'emparent de quelque chose qui ne te correspond pas tout à fait. Ca se sent parfois que certains ont été embarqués à écrire quelque chose qui ne leur correspond pas. Parfois, tu écris une phrase sur un bout de papier, tues tout seul dans ton état et après il y a plein de monde qui te chante ça en concert, c'est fort comme sentiment.
Et aussi, maîtriser le roller (rires).

Un petit mot pour les lecteurs de Notulus ? ?

Restez curieux c'est important ! Et faites du frisbee... ou du roller (rires)!

Retrouvez AaRON en concert notamment dans les festivals suivants :
- Europavox le 28 mai
- JDM le 03 juin
- Pause Guitare le 10 juillet


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