Musique
pub
Le quotidien indé qui ne sent pas des pieds!!
Login :


Mot de passe :


Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
Login :


Mot de passe :


Re-entrez le mot de passe :


E-mail :


Veuillez recopier le code sur l'image:
???


Erreur dans le login et/ou mot de passe

Vous n'êtes pas connecté car votre compte n'est pas activé.

Les Ogres de Barback nÂont pas fini de nous enchanter  Interview.

Lors de cette 7ème édition du festival le Jardin Du Michel à Bulligny (54), nous avons eu le plaisir d'échanger avec Mathilde et Sam, 50% des Ogres de Barback très sollicités pour répondre aux questions pressantes et passionnés des heureux reporters détachés sur place.

Votre précédente interview pour Notulus remonte à fin 2009 dans le cadre des "rockeurs ont du cœur" à Sélestat en Alsace. "Pitt Ocha au Pays des 1000 Collines" venait de sortir. Racontez-nous ce que vous avez fait entre cette date et maintenant.

Mathilde : on a fait une pause de neuf mois au niveau des concerts pour préparer ce disque qui s'appelle "Comment je suis devenu Voyageur". On a fait ça tout l'été, quelques petits voyages pour s'inspirer un peu et depuis début mars, on est en pleine tournée jusqu'à⦠on verra.

Quel est le fonctionnement de votre label ?

Sam : Au départ, on a créé le label pour nous parce qu'on avait une petite association pour faire nos disques et par chance, ça a commencé à marcher. Il a donc fallu se structurer un peu plus et on a décidé de créer un label. En même temps, tant qu'à être fous, on s'est dit "on a qu'à faire la distribution de nos disques" et c'est la mise en place de la distribution, c'est à dire mettre les disques dans les magasins, qui a été vraiment le plus gros boulot. On a également eu la chance d'en faire profiter des groupes amis qui avaient déjà des disques et donc de pouvoir distribuer leurs disques. C'est quelque chose qu'on a fait plusieurs années, malheureusement, il y a eu de nombreuses difficultés, notamment la crise du disques - on vend beaucoup moins de disques qu'avant comme tout le monde. Du coup, la distribution des disques des copains, ça devient de plus en plus difficile.

Est-ce que c'était une volonté de votre part de ne pas vous soumettre aux grandes majors ?

Sam : Oui et non. Au départ, on a eu des propositions qui nous on tentés. Avec le recul, heureusement qu'on ne l'a pas fait. Mais à ce moment là, on ne comprenait rien aux contrats et on s'est dit "tant qu'on ne comprend rien, on ne signe rien". Donc à force de tout faire tout seul, on s'est dit que c'était mieux comme ça. Il est vrai que ça demande beaucoup de boulot, il y a des difficultés financières, des années où on ne dort pas tellement⦠Il y a beaucoup de choses à faire mais c'est le prix de la liberté.

Autour de vous, il y a quand même des gens qui vous conseillent ?

Sam : Oui, les Ogres, c'est une grosse équipe : on est déjà quatre sur scène, en tournée on est une grosse dizaine et on a des bureaux en Ardèche où travaillent plusieurs personnes. Alors c'est une petite fierté pour nous d'avoir réussi à créer comme ça une petite entreprise familiale, qui fait vivre douze personnes.

Quand les Ogres ont commencé, vous vous attendiez à parcourir tout ce chemin ?

Mathilde : non pas vraiment. C'est vrai qu'au début, on était quatre frères et sœurs à jouer dans la rue en faisant la manche et à en rire. Au fur et à mesure, on a eu des propositions un peu plus sérieuses, on s'est alors mis à travailler et ça a commencé à nous trotter dans la tête. Ce métier nous plaisait vraiment, ce côté, "on se met dans un camion et on trace la route", ça nous a beaucoup branché. Donc on est arrivé jusqu'ici crescendo, on n'a jamais senti de faille et tant que ça marche, on continue.

Lors de votre premier concert dans un squat, pensiez-vous qu'un jour vous seriez disque d'Argent ou d'Or ? Qu'est-ce que ça vous inspire avec le recul ?

Mathilde : Pas spécialement parce que les disques, on en fait un dès qu'on a quinze chansons, donc c'est très régulier, une fois par an. On ne réfléchit pas à tout ça, on est simplement content d'être là où on en est et on s'imagine continuer encore.

Les thématiques de vos albums sont très variées. Comment faites vous vos choix ? Comme Pitt Ochaâ¦

Sam : Pitt Ocha était un projet spécialement pour les enfants, petits et grands. Concernant les autres albums, l'inspiration vient de ce qu'on vit l'année qui précède l'album puisqu'on écrit les chansons sur la route, pendant les tournées, nos voyages⦠Donc ça peut aussi bien donner un album rock ou chansons françaises ?

Quelle est la particularité de ce nouvel album ?

Mathilde : sur le précédent album, on avait ouvert des frontières sur les sonorités. Sur celui-là, on a eu envie de revenir à la sobriété, de faire quelque chose de simple. En ce qui concerne les arrangements, on a réussi et je pense qu'on a encore élargi les frontières en ce qui concerne les sonorités car on a introduit de nouvelles langues étrangères, et là Pitt Ocha y est pour quelque chose. On a fait ce nouvel album plus simplement, à la maison, tranquillement, donc ça change tout.
Sam : Les thèmes abordés sont le voyage, dans son quartier ou dans le monde. C'est venu tout simplement.
Mathilde : Ca s'est passé le fameux été où il y a eu la politique contre les Roms. Ca nous a vraiment influencé, d'où la roulotte sur la pochetteâ¦

Pourquoi les oies ?

Mathilde : alors c'est par rapport à la première chanson de l'album qui est l'histoire d'oies migratrices qui arrêtent subitement leur migration. On a trouvé que c'était une belle image pour représenter l'album et tout ce qu'on a eu envie de raconter sur le voyage, pourquoi la migrationâ¦

Qui dessine vos visuels ?

On a un ami qui est peintre, Eric Fleuri. Avant, c'était Aurélia Grandin qui faisait nos visuels. Depuis "Face au Néant", c'est Eric Fleuri. On est passé d'un illustrateur à un autre mais c'est resté le même univers. On leur fait écouter les musiques et les textes et ils nous soumettent des choses.

Quel est le concept de l'association Pitt Ocha ?

©Fabien Espinasse

Sam : Sur le premier album de Pitt Ocha, on reversait 1 euro par disque à Handicap International. Pour le deuxième album, on a reversé 1 euro à une association qu'on avait créé nous-mêmes, encore une fois pour tout maîtriser, on est peut-être un peu mégalo⦠Cette Association s'appelle "Pitt Ocha, pour un monde de sons" qui a pour but de soutenir des projets culturels dans le monde, pour les enfants.
Mathilde : en fait, on voulait que cet euro reversé soit en accord avec ce qu'on fait nous. Que ce soit de la musique ou autre, on voulait que ça se rapproche de notre univers. On a donc proposé des actions suite aux nombreux voyages qu'on a faits au Rwanda ou en Arménie. On ne peut pas encore trop en parler mais on a des projets qui démarrent. On attend aussi beaucoup des projets extérieurs qui seront soutenus à hauteur de nos moyens.
Sam : Tout sera expliqué sur le site internet dédié qui sera ouvert le 21 juin.

Est-ce que les nombreux groupes de chanson française tels que les Hurlements d'Léo, vous suivent sur ces projets ?

Sam : absolument ils nous suivent. Ils ont d'ailleurs tous participé à l'album donc c'est grâce à eux que cet euro est reversé et ce sont des groupes qui ont le même esprit que nous. Ce sont avant tout des groupes de scène qui comme nous font des tas de concerts, avec lesquels ont se retrouve sur un tas de projets, on a tous toujours plein de trucs à faire et on se rejoint souvent.

Que vous apporte un festival par rapport à un concert ?

Mathilde : Lors d'un festival ce n'est pas notre public. On partage la scène avec plein d'autres groupes et on ne ramène pas tout notre matériel parce que d'habitude, on vraiment un gros bordel sur scène. Cette fois, on va faire une version plutôt rock'n'roll comme c'est en plein air et assez tôt dans la soirée. Je pense qu'à chaque fois, ça agrandit notre public puisque certains ne nous connaissaient pas.
Sam : aujourd'hui, c'est le premier festival de cette tournée et on va voir comment ça va se passer car c'est un tout nouveau spectacle. On ne sait pas du tout comment il va être accueilli par le public d'un festival parce qu'on a des passages assez posés qu'on ne pourra pas faire là. Ca va être une grosse expérience. Ce qu'on aime dans les festival, c'est la rencontre avec un public qui n'est pas forcément le notre mais aussi avec des artistes qui ont un autre style que nous. On aime se retrouver avec des groupes qui amènent un public différent. Il y aura de nouvelles et d'anciennes chansons. Pas facile de faire une set liste en une heureâ¦

Après toutes ces années, vous n'éprouvez pas de lassitude à enregistrer et à monter sur scène ?

Mathilde : sur scène, il n'y a jamais de lassitude car on fait des spectacles toujours différents. On se met toujours en danger. Cette année, il y a une acrobate⦠On a toujours le trac avant de monter sur scène car on ne sait jamais comment ça va réagir. Et puis, nos anciennes chansons, on les joue mais toujours différemment. Là on joue en plein air, ça change des petites salles plutôt rock dans lesquelles on a tourné l'année dernière. Donc non on ne s'ennuie pas.
Sam : Et puis, on a plein de chansons et ça, c'est une chance. Il nous est déjà arrivé de trop jouer une chanson et ça se ressent, même pour le public. Donc on fait tourner nos chansons et ça marche bien.

Que pensez vous de votre médiatisation aujourd'hui ? Dans les magazines, on peut lire plus d'interviews des Ogres. Pensez-vous avoir pris un nouveau statut ?

Mathilde : On ne l'avait pas remarqué mais tant mieux si c'est le cas. On n'a jamais eu trop de soutien de la part des gros medias mais les petits nous ont toujours soutenus. Et nous on trouve que c'est le plus important. En fait, on n'a jamais eu de reconnaissance au niveau des radios nationales et maintenant, on ne se fait plus d'illusionâ¦
Sam : Par contre, si on nous voit plus dans les fanzines et sur les petites radios, ça nous convient très bien. On ne se bat plus pour passer sur les grosses radios car les programmateurs de ces radios ne veulent tout simplement pas nous programmer car on ne correspond pas à ce qui se fait actuellement.
Mathilde : Ce qui nous importe, c'est d'avoir notre public pendant les concerts, c'est le plus révélateur. Et en plus on a tout ce à quoi les groupes rêvent : passer à la radio, c'est bien, avoir du monde à ses concerts, c'est mieux. Enfin, moi je trouve.

Quelle place occupe Cergy (ville d'origine des Ogres) dans votre travail ? Parlez nous de la Guinguette.

Sam : On a tous quitté Cergy mais Fred y habite encore. Son but est de devenir Maire de Cergy (rires). Non je rigole mais chacun chez nous s'investit dans la culture de son village ou de sa ville et lui le fait à Cergy. Il a réussi à faire la Guinguette notamment parce qu'on a un très grand réseau d'amis. La ville n'a aucun secret pour nous (rires). On garde d'ailleurs un très bon souvenir de notre enfance à Cergy, même si c'est la banlieue, on en a de super souvenirs.
Mathilde : On est tous parti par amour.

Je me suis toujours demandé comment vous gériez vos rapports de frères et sœurs tout en travaillant ensemble ?

Mathilde : Justement, le fait d'être tous aux quatre coins de la France - Sam est dans le Sud, moi je suis en Ardèche, Alice à Lyon et Fred à Cergy - on ne se voit que pendant les concerts et ensuite on se lâche pendant toute la semaine. Et puis, on n'a jamais eu de problèmes relationnels tous les quatre, ça roule depuis toujours.
Sam : c'est une bonne formule que chacun rentre chez soi et après, on peut se retrouver pour des vacances mais là, le boulot est ailleurs. On a réussi à trouver un équilibre comme ça.

Un petit mot pour les lecteurs de Notulus ?

Sam : Indignez-vous !!! (Rires) C'était facile (rires).


Que les Ogres soient rassurés, l'ambiance dans le public étaient chaleureuse, dansante et les fans chantaient à en perdre la tête !


1 vote(s)
Votes
  
Veuillez patientez quelques instants...
Loading...

Merci de vous connecter pour poster un commentaire.


Login :     Mot de passe :     Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
   Pas encore inscrit?



Contacter la rédaction
Les Ogres de Barback
Les Ogres de Barback

C'est une déjà longue histoire. Foncièrement singulière et profondément marquée du sceau de la liberté, à tous niveaux. Nous n'avons pas ici la place de vous la narrer dans le détail.
En quelques mots donc…

Lire la suite
Site web lié à la news
NEWS DU MÊME THEME
Tags