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Karma Project :
"On base beaucoup notre création sur le ressenti"

Le groupe lorrain Karma Project mélange les influences de tous bords pour produire un trip-hop rock novateur, empreint d'une identité marquée. Notulus les a rencontrés à l'occasion de leur passage à Rock en Stock ; au sommaire, l'histoire de l'identité visuelle et sonore du projet Karma, des infos sur un album en préparation, avec une chanteuse qui s'ajoute à la formation et une collaboration avec les Asian Dub Foundation sur deux titres.

Ce nom, c'est parce que vous cherchez une sorte d'idéal spirituel ou pas du tout ?

Wave Inside : C'est vrai qu'on est très "Karmatiques" tous les deux, on aime bien baser les choses sur le Karma.

Bebs Mars : Ouais, c'est ça, on a plusieurs cerveaux en fait.

Wave : A nous deux, on doit avoir une quinzaine de cerveaux, je pense. Non, plus sérieusement "Project", c'est parce qu'on a commencé avec des projections scéniques, ce qu'on fait c'est purement instrumental, mais là il y a une voix qui va se rajouter alors on va plus aller vers un trip-hop rock d'un nouveau genre. "Project", c'est parce que ça module, et puis "Karma", c'est qu'on est bien branché esprit, on base beaucoup les choses qu'on fait sur les sensations, le ressenti.

Et les masques, c'est vraiment pour faire passer un message ou c'est juste pour avoir une identité visuelle ?

Bebs : Oui, il y a un message, c'est pour être aussi complètement dépersonnalisé. Ne plus avoir ta personnalité, mais juste faire ta musique.

Wave : Tu vois, quand tu regardes M6 ou les stars de maintenant, on te vend presque plus la personne elle-même que la musique. Les masques, c'est pour que les gens se disent "On va voir Karma Project", et pas "On va voir Wave Inside de Karma, ou Bebs de Karma". Non, on va voir un tout, on ne sait pas qui est qui voire même qui fait quoi, non, on s'en fout de nos gueules, on fait du son !

Bebs : En fait c'est aller à contre-courant de ce qui se fait maintenant...

Wave : Ouais, mais c'était risqué parce qu'il y en a qui l'ont déjà fait !

Justement, tu dis contre-courant, mais c'est quand même quelque chose qui se fait en ce moment.

Bebs : Beaucoup dans le métal, pas trop dans l'électro.

Quand même, les Bloody Beetroots, Daft Punk, Cyberpunkers...

Wave : Ouais c'est vrai, aussi j'ai appris qu'il y avait un groupe de rap folklorique qui jouait avec des masques, il y en a de plus en plus. Mais nous c'est des masques complètement neutres, j'aime bien le coté complètement unisexe et asexué en même temps, il n'y a pas d'expression faciale, c'est complètement dépersonnalisé.

Bebs : Et puis ça nous fait bien triper aussi !

Wave : Ouais, quand on se regarde avec nos masques avant de monter sur scène, on tripe bien, on se met dans un personnage, on est bien réceptif aux sensations. Tout ce qu'on a fait on ne l'a pas réfléchi, on l'a fait comme on le ressentait, après c'est les gens qui font les rapprochements.

Bebs : C'est ça qui était intéressant aussi, la réaction des gens qui cherchent à trouver une explication, et puis qui ont envie de voir ce qu'il y a derrière, aussi !

Des souvenirs marquants de votre parcours ?

Wave : Pour notre deuxième concert, on s'est retrouvé en première partie de Chinese Man à l'Autre Canal à Nancy ! Finalement, sans trop chercher, on a réussi à faire des bonnes scènes alors qu'on fait une musique assez alternative qui n'est quand même pas accessible pour tous les publics, c'est complètement instrumental. Mais à l'Autre Canal, se retrouver devant 1400 personnes qui trippaient sur notre son, c'était énorme. Et puis après, si tu te baladais dans la salle, t'entendais que les gens avaient carrément accroché, qu'ils avaient trouvé ça génial !

Et là avec qui aimeriez-vous partager l'affiche ?

Bebs : Alors il y a Tool, Nine inch Nails, Massive Attack, pour nous Archive ça serait la consécration !

Wave : Ouais c'est sûr ces groupes-là nous intéresseraient. Après je pense qu'on a notre place à faire, parce qu'on ne fait pas de la Dub, on ne fait pas tout a fait du trip-hop. Et puis avec l'album qui arrive, on a vraiment trouvé notre son, notre identité sonore. J'ai vraiment envie que quand on écoute Karma on se dise "tiens, ça c'est Karma", pas "tiens ça ressemble à ça ou ça". Je crois que c'est ce qu'il y a de plus dur, mais jusque là on ne s'en sort pas trop mal !

Quel regard portez-vous sur votre parcours, y a-t-il des choses que vous auriez faites différemment ?

Bebs : Moi j'ai fait beaucoup de métal avant, et c'est ce qui fait mon style dans Karma, franchement, il y a pas trop de regrets, non.

Wave : Ben moi j'ai commencé dans un groupe de ska, ensuite j'ai arrêté la musique pendant un an ou deux, où je suis un peu parti en couille. Mais il faut aller de l'avant, prendre des décisions. Là, je reviens avec des machines, avec carrément un autre son, je pense que tout ce que tu as vécu influence ce que tu es aujourd'hui, il n'y a rien à regretter, rien que je ne ferais différemment.

Que pensez-vous de la place qu'occupent les musiques électroniques dans le paysage musical français ?

Wave : Déjà, l'esprit français on est dedans, on fait avec, mais je pense qu'on a du mal, il y a quelque chose à faire, là !

Bebs : Rien que quand tu vas en Allemagne ou en Suisse, c'est complètement différent, le public est à l'écoute des nouveautés. Les Allemands sont à la pointe de l'électronique, alors que nous, on commence seulement à s'y mettre. Le public français est pas curieux, en tout cas la majorité. Il ne cherche pas à découvrir, il écoute ce qu'on lui donne sans se dire qu'il y a peut-être quelque chose de mieux à écouter.

Wave : Justement, ça donne encore plus la niaque, Je pense que c'est ce qui va faire un peu évoluer le son, comme il y a eu le rock, puis le reggae. Ce qui est bien avec les machines, c'est la possibilité infinie de création qui s'offre. Un son de piano restera un son de piano, un son de batterie sera toujours un son de batterie, mais c'est dans le mélange des deux qu'il y a quelque chose à creuser.

Bebs : Après on ne peut pas prévoir à l'avance, quand tu vois qu'il y a des groupes comme Ezekiel qui étaient en pleine montée, puis qui se retrouvent maintenant à même plus remplir leur salles, tu te dis que c'est dur de prévoir.

Wave : Moi je ne sais pas, je ne réfléchis pas à tout ça, je fais mon son, j'y ai mis tout ce que j'avais à donner, et c'est tout. Après, il faut que les gens aiment ça, c'est ça qui est pas gagné !

Quelles sont vos influences musicales et vos sources d'inspiration dans la vie ?

Wave : Karma Project c'est la rencontre d'un univers très rock qu'apporte Bebs...

Bebs : Ouais, je suis vachement branché Nine inch Nails, Tool... J'aime bien Massive Attack aussi.

Wave : Moi j'écoutais tout ça, mais c‘était plus dans mes machines, dans un délire plus trip-hop, electro, Asian Dub ou Massive Attack... Dailleurs on va bosser avec eux sur le prochain album, on est assez proches en ce moment

Pas mal, c'est prometteur pour l'avenir ! Alors vous avez des projets en cours ?

Bebs : On bosse sur ce nouvel album, ca va être de la boucherie, déjà le premier était cool mais celui-là va être vraiment énorme.

Wave : L'identité sera plus marquée, ça c'est sûr, on passe de l'instrumental à quelque chose avec une voix, donc ça change déjà beaucoup ! On nous a souvent dit que le chant irait bien sur nos musiques, mais on n'a pas cherché, et puis finalement, on est tombé sur la bonne personne, avec qui on est actuellement en studio !

Bebs : en plus elle a vraiment les mêmes influences que nous, ça c'est top !

Wave : La grosse nouvelle, c'est aussi une collaboration avec les Asian Dub Foundation sur deux titres, ils viennent en studio avec nous le mois prochain. C'est vraiment la consécration, après deux ans d'expérimentations et de recherches sonores avec Bebs. Les membres d'Asian Dub ont carrément accroché à notre son, ça faisait un an qu'on en parlait et là ça se concrétise, c'est vraiment un rêve de gosse qui se réalise, faire du son avec les groupes dont tu étais fan enfant, c'est juste énorme ! On s'est rencontré dans des loges de festival, et là on se retrouve en studio !

Bebs : Mais là on va faire ça différemment, on va produire un album parfait, complètement masterisé par des pros, et démarcher les labels avant même de diffuser. Parce qu'on tient vraiment quelque chose de bon, là, ça va envoyer !


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