Musique
pub
Le quotidien indé qui ne sent pas des pieds!!
Login :


Mot de passe :


Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
Login :


Mot de passe :


Re-entrez le mot de passe :


E-mail :


Veuillez recopier le code sur l'image:
???


Erreur dans le login et/ou mot de passe

Vous n'êtes pas connecté car votre compte n'est pas activé.

Interview :
Jali, la consécration d'une révélation

A 23 ans, Jali vient de remporter l'Octave du meilleur artiste masculin de l'année, l'équivalent belge de nos Victoires de la musique. Ce chanteur, révélé l'an dernier par son titre "Espanola", nous livre une folk aux influences anglo-saxonnes, accompagnée d'une voix soul qui chante des paroles simples et rêveuses, sur des thèmes de la vie de tous les jours.

Pour commencer, racontes-nous un peu ton parcours, du Rwanda jusqu'à ton arrivée sur un grand label.

Ca va être long ! Je suis né au Rwanda en 1988 ce qui me donne aujourd'hui 23 ans, je suis arrivé en Belgique quand j'avais 2 mois, donc vraiment tout bébé, et j'ai grandi à Bruxelles. Ensuite, en 2005, mas parents ont décidé de revenir vivre au Rwanda et j'ai vécu là-bas pendant 2 ans. Jusque-là, je n'avais jamais fait de musique, mais c'est ensuite, quand je suis revenu en Belgique pour mes études de communication à la fac, que j'ai rencontré des amis musiciens qui m'ont donné envie de m'y mettre. Jusque là ça me paraissait un peu inaccessible, et eux m'ont montré qu'il suffisait de s'y mettre. Donc j'ai pris une guitare, et j'ai commencé à apprendre sur le net, avec des vidés, en faisant des reprises au début, du Tracy Chapman, Bob Marley ou Ben Harper. J'ai d'abord intégré le groupe des amis en question, j'étais le chanteur, on faisait du « reggae-world music » on va dire ! On a fait quelques concerts à Bruxelles à l'époque. En parallèle, je continuais à écrire, parce que j'écris quand même beaucoup, et puis j'ai rencontré un label indépendant à Bruxelles, avec lesquels j'ai commencé à enregistrer des maquettes, faire du studio, des choses que je n'avais jamais faites avant. C'est au fil des rencontres que j'ai atterri chez Barclay, ça va faire un an maintenant.

Tes chansons sont très personnelles, d'où te viens ton inspiration ?

En fait, je parle à la première personne, mais je ne parle pas tellement de moi. C'est plus des choses que je vois, c'est comme si je me mettais à la fenêtre et que je faisais des chansons sur ce que j'observais. Ãa peut être des chansons anodines, parler d'un film, comme pour « 21 Grammes », ça peut être quelque chose que je vois à la télé, ou partir d'une conversation avec un ami, c'est vraiment très varié. Plein de petites choses qui me touchent aujourd'hui, en temps que jeune de 23 ans, et que je décide de mettre en chansons. En fait je dis « Je », mais je ne parle pas forcément de moi, même s'il y a évidemment une part de moi dans ce que j'écris.

Tu as la composition facile, les textes te sortent de la tête sans trop y réfléchir ?

Oui, j'écris plutôt vite, souvent, les bonnes idées vont vite, donc si ça prend trop de temps, c'est que ce n'est pas une bonne idée et je passe à autre chose. J'écris rapidement et du coup, j'écris beaucoup.

Tu es plus jeune, mais ton histoire rappelle celle de Corneille, est-ce que le génocide t'a marqué comme lui ?

Ca m'a marqué, forcément, tous les Rwandais ont été marqués plus ou moins par le génocide, mais moi j'étais en Belgique, j'ai eu de la chance d'y échapper. Après, comme tout le monde, j'ai perdu de la famille, donc ça a été une période marquante de mon histoire familiale et personnelle. Après, je ne pense pas pouvoir dire qu'on retrouve ça dans mes chansons, parce que c'est quelque chose qui est assez loin de moi, finalement.

Tu écris uniquement en Français alors que ton style musical se rapproche de la pop-folk anglo-saxonne, n'est-ce pas trop contraignant ?

Non, c'est pas du tout contraignant, puisque c'est la langue que je parle, la langue dans laquelle je réfléchis, donc pour moi, c'est bien plus naturel d'écrire en Français. Même si c'est vrai que la question s'est posée au début, car j'écoutais uniquement de la musique anglo-saxonne, je concevais la musique en anglais, donc je voulais écrire en anglais, mais je me suis vite rendu compte que ce n'était pas forcément naturel pour moi, puisque ce n'était pas la langue dans laquelle je pensais. Les premiers textes sont venus en français, et c'est justement là, dans le mélange ce cette langue et de cette musique, qui n'et pas forcément francophone, que je me suis trouvé et c'est là que se créé l'originalité, aussi.

Quels artistes ont marqué ton approche de la musique ?

Tracy Chapman, justement, avec qui j'ai appris mes premiers accords de guitare. Ben harper aussi, qui a été vraiment un de mes artistes favori pendant des années. Quand j'ai découvert Jacques Brel, c'est ce qui m'a poussé à écrire en Français. Quand j'ai découvert que la langue française était belle, qu'on pouvait aussi raconter de belles histoires. D'une toute autre manière, Bernard Lavilliers a aussi été très présent dans mon parcours. J'étais en première partie de ses concerts, et c'est avec lui que j'ai découvert les grandes scènes, jouer devant un large public, car il m'a offert cette possibilité.

Comment vis-tu ton ascension dans le milieu de la musique ?

De manière assez posée, je dois dire. Par exemple, le matin, quand je me lève à six heures pour aller prendre un train, je me dis « c'est pour aller faire de la musique », et si quelqu'un me reconnait dans la rue, je me dis pas « Super, je suis connu ! », mais je suis content de voir qu'il connait ma musique. C'est positif, je le vis bien, même si ça change le quotidien parce que je vis à Bruxelles, qui est une petite ville, où on me connaît un petit peu plus parce que je suis de là-bas, mais c'est positif pour l'instant.

Quel est ton regard sur ton parcours, y-a-t'il des choses que tu regrettes, que tu aurais fait différemment ?

Pas du tout ! En même temps, mon parcours ne fait que commencer, il ne me permet pas d'avoir le recul nécessaire pour savoir ce que j'aurais pu mieux faire. Par exemple, un album, une chanson, c'est un moment figé dans le temps, donc forcément quand tu le réécoutes tu te dis « J'aurais plutôt fait comme ci, ou comme ça », mais c'est sans regrets car finalement, les chansons continuent à vivre, sur scène notamment. Donc un album, ça n'entraîne pas de regrets, mais forcément des remises en question. Et je n'ai pas encore assez de recul sur mon parcours pour avoir des regrets.

Quel est l'avenir de Jali, as-tu des projets en cours ?

Là, je me concentre à fond sur la tournée, les concerts, défendre mon album, sur scène, partout ! Dans un premier temps, c'est ça, et à côté je continue d'écrire, même si ce n'est pas évident car l'état d'esprit n'est pas forcément le plus propice à l'écriture. Je suis beaucoup sur les routes, occupé, donc je n'ai pas trop le temps de me poser, pour écrire tranquillement, mais j'essaie autant que possible. Je pense que l'écriture, ça peut se perdre, j'essaie de continuer à la travailler. Et puis comme ça, pour le prochain album, je ne serai pas pris de court, je n'aurais pas rien fait pendant deux ans, j'aurais d'ici là écrit quelques chansons qui me permettrons d'aborder ça de manière plus sereine.

Quelles sont tes prochaines dates de concert ?

Il y a le 14 avril à Bruxelles, au Cirque Royal, ça c'est une grosse scène, assez incroyable, ça va être un très beau concert. Sinon, d'ici-là, je vais jouer à Dubaï, à Londres, dans le cadre de la fête de la francophonie, quelques concerts en Belgique. Mais en France, pour l'instant, il n'y a pas grand-chose. Mais il y a tout sur mon Facebook et mon Myspace, je suis plutôt actif sur les réseaux sociaux il y a tout ce qu'il faut !


1 vote(s)
Votes
  
Veuillez patientez quelques instants...
Loading...

Merci de vous connecter pour poster un commentaire.


Login :     Mot de passe :     Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
   Pas encore inscrit?



Contacter la rédaction
NEWS DU MÊME THEME
Tags