Musique
pub
Le quotidien indé qui ne sent pas des pieds!!
Login :


Mot de passe :


Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
Login :


Mot de passe :


Re-entrez le mot de passe :


E-mail :


Veuillez recopier le code sur l'image:
???


Erreur dans le login et/ou mot de passe

Vous n'êtes pas connecté car votre compte n'est pas activé.

DJ Pone :
l'interview d'un quart des Birdy Nam Nam

On ne présente plus les maîtres des platines français. Avec « Defiant Order », leur troisième album, les Birdy Nam Nam nous ont encore épatés avec des beats puissants, des racines hip-hop bien présentes et des sonorités nouvelles. Un album visionnaire, assorti d'une tournée spectaculaire. Juste avant une répétition du groupe, Notulus a pu interroger DJ Pone, qui nous dit plus sur leur dernier opus, leurs collaborations, ainsi que les toutes premières lueurs d'un quatrième album.

Sur ce troisième album, il y a plus de ressemblance avec le second, est-ce que ça veut dire que les Birdy ont trouvé leur son ?

Alors attends... Y'a plus de ressemblance avec le second tu me dis ?

Oui, il a plus de ressemblances avec le second que ce que le second avait de ressemblances avec le premier...

Ha ouais, je vois ! Moi je trouve que ce troisième album puise inconsciemment dans le premier et le deuxième, y'a pas mal de morceaux qui auraient carrément pu être du premier album. Après, il y a aussi des morceaux plus « mentaux », comme « Written in the sand » ou « Melancholy at the sports bar », qui sont un peu des freestyles futuristes. En tout cas, on ne voulait pas revenir avec un truc qui allait sonner comme le deuxième. Pour les morceaux « dancefloor » du style Worried, Transboulogne, on a ce son, ce style de musique électronique assez particulier qui a un peu mal vieilli, ou en tout cas qui va mal vieillir. C'est aussi pour ça qu'on a voulu travailler avec Para One, pour avoir un son plus frais, un truc plus pointu, plus mature. Mais avec l'âge, l'expérience, l'évolution du groupe, tout ça nous a amené à faire un album moins spontané, moins dancefloor. Il est plus complexe, il faut l'écouter plusieurs fois pour retrouver toutes les influences. Les retours qu'on a eu, au niveau professionnel, de la part des producteurs et d'autres personnes, ont été bien supérieurs à ceux qu'on avait eu pour les premiers albums, donc c'est plutôt agréable, quand des producteurs que tu respecte te disent que ton disque est bien, c'est vraiment cool.

Depuis le deuxième album, vous composez avec des machines mais est-ce qu'en live, vous continuez les platines ?

Maintenant, si tu ne travailles pas avec la technologie moderne, des logiciels comme Serato, tu te tires une balle dans le pied ! Maintenant, en live, tu peux faire tes claviers, ensuite prendre le son de tes claviers et les re-scratcher quand t'en as envie. Sur scène, on a toujours nos platines, sauf qu'on a Serato ! C'est un programme qui te permet de contrôler ce que tu as sur ta platine, donc tu peux jouer encore plus de trucs. C'est une petite révolution ! Maintenant, c'est un peu le B.A.-BA des DJ, d'avoir un programme avec des pads, des boucles que tu envoie, donc nous on mélange un peu tout. L'important c'est qu'on joue notre musique en live, il y a des platines, on rajoute du matériel... Maintenant, si un jour on doit jouer avec des claviers, on jouera avec des claviers. On a toujours détesté le fait d'être complètement enfermés dans un style, genre « Vous êtes DJ, vous avez des platines », non ! Moi je fais des Beats de hip hop, des Beats d'électro, dis-toi bien que je ne fais pas ça avec mes platines.

Vous êtes quatre, êtes-vous toujours d'accord dans les choix musicaux du groupe ?

A ton avis ?

J'imagine que oui...

Ben non ! Imagine, quatre mecs enfermés dans une pièce ou ça fume des clopes, sans lumière, sans rien, bien sûr qu'à un moment donné tu pètes un peu les plombs. On tombe d'accord, mais c'est très rare qu'on arrive à être d'accord au même moment, généralement, c'est au bout de longues discussions. C'est ça un groupe ! Plus t'as de personnes, plus tu peux aller vite, mais plus tu peux aller lentement puisque l'avis de chacun a un poids égal. Dans Birdy Nam Nam, il n'y a pas de leader, de tête pensante qui dirige le groupe en disant « voilà, ca va être comme ça ». On est tous un peu leader. En plus on a tous des caractères sympathiques, bien trempés, mais ça c'est le truc normal dans n'importe quel groupe, mais on finit bien par tomber d'accord !

Est-ce que parfois, vous vous dites que vous aimeriez sortir une chanson plus dans le style du premier album ?

Le truc, en fait, c'est que le premier album, on l'a fait chez Crazy B, on tapait que des samples qu'on trouvait dans des vinyles. Comme on était chez lui, on a pris dans sa collection, qui se trouvait être très riche en Jazz ou musiques dans ce style. C'est comme ça qu'on était et qu'on se sentait à ce moment-là. On était tellement content d'arriver à faire des morceaux en faisant des beats aux platines... Juste ça, ça nous suffisait à être satisfaits, mais on n'avait pas vraiment de direction, l'album part un peu dans tous les sens. Je pense que si la collection de Crazy B n'avait été que des disques d'électro, le premier album aurait sonné beaucoup plus électro ! Après, le premier album, on l'a fait j'avais22 ans, aujourd'hui j'en ai 34, c'est une évolution presque logique. Tu vois, quand j'écoute le premier album, je me sens hyper éloigné de cette ambiance un peu jazzy, on en est très loin aujourd'hui. Même dans ce que j'écoute maintenant. Enfin, ce n'est pas que j'écoute de l'électro de soirée chez moi, mais tu vois ce que je veux dire.

Oui, c'est dans la continuité du groupe, c'est normal !

C'est ça, après, je comprends que pour certains, ça puisse faire un choc énorme entre le premier et le deuxième, le deuxième et le troisième, mais pour moi pas du tout. Ca paraît complètement logique, c'est le premier album, qu'on faisait en live, qui nous a conduits jusqu'au deuxième, c'est un parcours normal. Maintenant, la musique évolue très vite, nous on est comme ça, on n'aime pas rester sur ce qu'on fait. Je pense que le quatrième album sera complètement différent du premier, du deuxième et du troisième ! Un peu teinté de tout ce qu'on a fait depuis le début. Donc pour répondre à ta question, si on sortait un truc dans le style du premier album, j'aurais l'impression de revenir en arrière.

Vous avez tous un parcours qui a commencé par le hip-hop, vous n'aimeriez pas faire une collaboration avec quelques MC ?

Sur le dernier, on a quand même Teki Latex qui vient poser sur Cadillac Dreams, et puis des voix un peu sur tout l'album. Après, les collaborations avec des rappeurs, moi j'suis en train de faire des prods pour Black'Boul de Triptkik, Lil Mike aussi est en train de faire un truc Hip Hop... En fait, il faut que la rencontre marche vraiment bien. On a déjà essayé quelques trucs avec des rappeurs ricains, et en fait, ça marchait pas, quoi ! Le seul avec qui ça a immédiatement fonctionné, c'est Teki Latex. Après, sur l'avenir, je pense que ça pourrait être bien. Là on s'apprête à sortir un truc de remixes, on avait l'idée de mettre un rappeur ricain sur un truc qu'on avait, mais là, le contact n'est pas encore fait.

Votre dernier album est produit par Para One, vous envisagez des collaborations avec les Marble Players ?

En fait, on est dans un studio où il y a Para One, Surkin, Jackson, on est tous à une porte l'un de l'autre. Je sais que les Marlbe Players ont fait un remix de nous, donc ça pourrait arriver. Nous on a surtout bossé avec Para, mais des collabs ça peut se faire, on se voit tous les jours donc ça peut paraître hyper évident, mais c'est pas aussi simple. Après, les Marble sont dans un autre truc, nous, on est plutôt un groupe d'album, on n'est pas un groupe qui fait des morceaux, des maxis. On fait des maquettes pendant des mois, après on sort l'album. Donc à part ce remix de Birdy, la vraie collaboration c'est surtout avec Para.

J'ai cru comprendre que c'est sous le label UWE, qui produisait aussi Elisa do Brasil et Popof que vous avez commencé à vous faire une réputation, Qu'est ce qui vous a empêché de continuer l'aventure avec eux ?

Avec UWE ? Ben parce que ça a fermé, tout simplement ! Après, ils ont rouvert, ils ont fait un autre truc. On est toujours avec eux, une partie de l'équipe d'UWE.

Donc vous êtes toujours en contact avec des artistes comme Elisa do Brasil...

En fait, Elisa c'est la femme de notre producteur, tu vois, donc forcément on est en contact. Mais Elisa, bon, maintenant, elle est mère de famille, elle est dans un délire musical qui fait qu'on ne se retrouve pas sur les même scènes. Elisa, c'est plus une copine à nous, une pote, avec qui on va pas forcément travailler ensemble. Mais Kraft, qui était chez UWE, c'est notre producteur et notre tourneur aujourd'hui, on a toujours été avec eux, ils ont changé de nom, maintenant, c'est Savoir-Faire.

A titre plus personnel, j'adore ce que tu as fait avec les Svinkels, est-ce qu'il y a une chance de vous revoir un jour travailler ensemble ?

Non. Non, mais ce n'est pas de mon ressort. Tu vois, y'a eu de trop grandes discordes au sein du groupe, et tu ne peux pas demander aux gens de retravailler ensemble s'ils ne s'aiment plus quoi... C'est comme ça... Mais c'est marrant que tu m'en parle, parce que j'ai envoyé un message à Gérard Baste y'a quatre jours, justement en disant que voilà, je pensais à eux, que ça me manquais un peu, voilà quoi ! Mais je pense que les Svinkels, ce qui s'est passé ça devait se passer. D'un côté, ça amplifie la légende ! Après, c'était bien, c'était une époque, mais tu vois, je ne sais pas si aujourd'hui je pourrais monter sur scène en buvant 10 000 bières et en faisant n'importe quoi ! Mais bon, en tout cas, c'est vrai que c'était une très belle période, j'ai vraiment adoré. Y'a pas longtemps, je réécoutais Alka Setzer, un vieux morceau, et je me disais « Ha putain, c'était bon les Svinkels ! ». Des fois, j'y pense, ça me manque un peu, mais bon, je ne pourrais pas supporter le rythme des "Céréales Killers", j'ai passé l'âge ! Mais tu vois, il ne faut pas regretter cette période, ne pas être nostalgique.

Tout à l'heure tu me parlais d'un quatrième album, vous bossez déjà sur de nouvelles compos en ce moment ?

Non, là on répète le live pour les concerts à venir, on va partir en tournée donc ça va être un peu compliqué de bosser des sons. Mais on a un projet en préparation. Je ne peux pas vraiment t'en parler, mais y'a un truc qui va arriver très vite. Après, oui, on a des trucs en tête, mais c'est très difficile de travailler, nous on a vraiment besoin de toutes nos platines, tout notre matos, on peut pas bosser dans un bus sur un petit ordinateur à 4 dessus. C'est vrai que pour bosser on a besoin d'une installation, d'un complexe un peu chiant, et puis quand tu joues 4 fois par semaine, t'as pas forcément envie d'aller au studio bosser après ! T'as surtout envie de te poser, de voir ta copine, voilà ! Je pense que ça commence à germer, on commence à se parler du quatrième, de quand on va s'y mettre, tu vois, peut-être on s'y mettra en septembre... Enfin pour l'instant on n'en sait rien, même si on commence à y réfléchir.


1 vote(s)
Votes
  
Veuillez patientez quelques instants...
Loading...

Merci de vous connecter pour poster un commentaire.


Login :     Mot de passe :     Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
   Pas encore inscrit?