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Stuck in the Sound :
"En live, on essaye d'être le plus sale possible !"

Avec « Pursuit », Stuck in the Sound prouve une fois de plus aux sceptiques que oui, il est bien possible de vivre en France et de faire du rock qui déboite méchamment. Après dix années de carrière remarquées en France, le groupe affiche désormais des ambitions internationales. Rencontre à l'occasion de leur passage à Nancy en mars, juste après un concert endiablé qui a autant trempé les chemises du groupe que du public.

Cet album est plus calme que les précédents, vous avez eu une approche différente ou c'est plus dans la continuité du groupe ?

François (batterie) : C'est un peu les deux à la fois... Il n'est pas vraiment plus calme que le précédent, il y a des passages qui sont clairement plus calmes, mais aussi il a des moments largement plus vénère.
José (chant): Il est plus éclectique !
François : C'est ça, on s'est permis de faire des trucs bien bourrins comme on a toujours aimé le faire, voire pire que jamais, et puis des trucs plus calmes à coté.
Arno (basse): On a eu la « chance » de perdre notre studio de répétition donc du coup on a construit le notre, on s'est fait notre labo et grâce à cet endroit, on a pu expérimenter plein de pistes.
François : Ouais, vraiment notre lieu à nous. On a pu bosser vraiment comme on voulait, donc du coup on a pris notre temps. Presque un an pour composer les titres, en prenant le temps et en faisant bien, on a pu explorer toutes les voies possibles pour l'évolution de Stuck, c'est vraiment dans la continuité du groupe.

Votre album se rapproche de l'électro, dans les parties de batterie ou de basse notamment, vous avez voulu se rapprocher de ce style de musque, qui est plus en vogue en ce moment ?

José : On s'est donné zéro limite en fait.
François : C'est vrai qu'il y a des titres qui ont un peu des rythmiques électroniques...
Bassiste : Y'en a d'autres qui vont faire très « classic rock », d'autres qui vont faire très pop...
François : En fait notre défaut ou notre qualité, c'est à voir, c'est qu'on s'ennuie très vite si on reste sur les mêmes choses.
Arno : Du coup on essaye de varier vraiment, les rythmiques et tout le reste, on cherche plutôt à le varier plutôt qu'à rester sur ce qu'on a déjà fait.
Emmanuel : Je ne pense pas que cet album soit particulièrement plus électro que les autres.
José : il y a juste « Brother » en fait.
François : Après on s'est toujours intéressés aux musiques électroniques en fait, ça parmi tant d'autres choses.

J'ai lu que l'écriture des textes n'était pas de vous sur toutes les chansons, pourquoi avoir fait appel à quelqu'un d'extérieur au groupe ?

José : Alors en fait, Marie Flore c'est une chanteuse guitariste solo, auteur et compositrice, on a fait appel à elle parce qu'on voulait aborder les thématiques de l'amour et du romantisme par le biais des mots d'une femme, histoire de changer un peu. Moi j'ai toujours un yaourt bien précis, des textes de base, elle m'a aidé à trouver un fil conducteur, à organiser mes idées.
Arnaud : Et puis ça faisait trois albums qu'on écrivait les paroles entre nous et ça faisait bien d'avoir le point de vue féminin. Toujours, dans les histoires qu'on raconte, c'est notre point de vue, là ça faisait du bien d'avoir quelque chose de différent.
François : En fait il n'y a pas beaucoup de textes où elle a écrit l'intégralité...
José : il n'y a que sur « Silent and Sweet ».

Alors, elle vous a appris des choses ?

François : Depuis on comprend beaucoup mieux les femmes nous-mêmes. On engage tous les hommes à mieux comprendre les femmes !
José : Du coup je me mets à pleurer quand je fais certaine chansons !

Est-ce qu'en concert, vous voulez donner quelque chose de différent qu'en studio ou au contraire en rester le plus proche ?

Arnaud : Le but c'est d'être le plus sale possible ! Non, allez, on va dire dégager le plus d'énergie possible.
José : Moi je trouve qu'on arrive mieux à interpréter les titres, on a bien évolué sur ce point là.
François : Pour nous un concert de Stuck, il faut qu'on soit vraiment à fond, il faut qu'à la fin, on ait tout donné. Si on ressort et qu'on est tout sec, que c'était genre « Bon ben salut c'était sympa, merci », c'est pas comme ça qu'on le conçoit.
Arno : Si la chemise n'est pas trempée, c'est que c'est pas bon !

En tout cas ce soir, l'ambiance était super chaude, tout le monde était vraiment à fond, ça pogotait de partout...

José : C'est vrai qu'elle était mortelle l'ambiance ce soir !

C'est souvent comme ça vos concerts ?

Arno : C'est assez souvent comme ça en fait. On met la dose dès les trois premiers titres, et on arrive à les choper, à vraiment foutre le bordel !
François : On transpire suffisamment sur scène pour que les gens aient envie de transpirer avec nous. Après, c'est clair qu'il y a clairement des endroits où les gens sont plus ou moins chauds. C'est peut-être aussi une question de culture, des villes... Ce soir c'était particulièrement chaud, mais la semaine dernière à Angers, ce n'était pas pareil...

D'ailleurs, la capuche sur scène, c'est un hommage à Radiohead ou c'est plus personnel ?

José : C'est très personnel en fait... ça me déconnecte d'une certaine réalité en fait. Quand je mets la capuche et je vais sur scène, ça me donne une certaine force. C'est comme un personnage qui fait partie de moi, c'est comme The Mask ! Mais maintenant c'est devenu une habitude, je kiffe, quoi ! La mettre, l'enlever...
François : ca représente un personnage, c'est le José ménestrel dark fou !

On ne peut pas s'empêcher de remarquer que ta voix à quelque chose de celle du chanteur de Muse, pourtant, tu dis que cela te dérange, pourquoi ?

José : Parce qu'il en fait des tonnes ! Je ne veux pas enfoncer les fans de Muse, parce que ça m'est déjà arrivé de me prendre dans la gueule des remarques « Ouais, ils se foutent de la gueule de Muse ». Bon Muse ils font des stades, tant mieux, après je suis désolé mais je n'aime pas sa voix. C'est comme ça, ça m'a toujours irrité depuis leur premier album, je sais qu'il y en a dans le groupe qui sont adorent vraiment le premier album de Muse...
François : J'adore le deuxième en fait.
José : Ok ! Après, c'est vrai que moi aussi je suis un peu théâtral sur scène, mais j'ai l'impression d'en faire moins que lui quand même !
François : José dans sa voix, il a une espèce de second degré alors que dans Muse, y'a un côté un peu trop épique.
José : Ca fait trop plaintif. J'aime pas les chants plaintifs, j'aime les voix comme Freddie Mercury...

C'est un hommage, la chanson « Fred Mercure » ?

José : C'est un hommage oui, c'est l'histoire de Freddie Mercury qui rencontre The Cure.
François : Ca fait super-héros « Fred Mercure » !
José : Quand on pose les titres, on leur donne des noms raccourcis, entre nous...

François : Limite avant même que les paroles soient écrites. Certains noms, comme ça, finissent sur les pochettes des albums.

Alors au début vous deviez chercher vos dates tout seuls, et puis maintenant vous êtes carrément sollicités par des salles pour faire des concerts...

José : Non, en fait on a toujours eu des tourneurs.
Oui, mais vous galérez bien moins à trouver des salles, j'imagine !
Arno : En fait, dès le début, ça s'est toujours fait assez naturellement. Les premières dates, c'est clair qu'on a du les chercher, mais petit à petit, avec des réseaux associatifs, on a pu tourner dans plein de salles et faire vraiment des vrais concerts, à te faire la main sur des vraies salles. En fait, à part la fête de la musique, on n'a jamais vraiment cherché des dates.
José : En fait, depuis six ou sept ans, on a des pros qui s'occupent de notre tournée. Il y a des mecs, c'est leur taff de nous trouver des dates un peu partout, de gérer les négociations entre les salles et nous... C'est la partie business du truc !

Et maintenant que vous avez dix ans d'expérience, quel est votre regard sur votre parcours ? Des choses qui vous ont marquées, déçues ?

José : On essaye des nouvelles choses. On se déguise, on va à des soirées échangistes... On a fait un super concert à Taïwan, on essaie d'aller chercher le plaisir ailleurs. Dix ans d'expérience à quatre et à cinq maintenant !
François : On s'est pris ce jeune éphèbe avec nous.
Arno : Il faisait de la gratte dans le métro, on a trouvé ça chanmé et on l'a prit du coup !
François : Mais c'était pas du tout sa question en fait ?..

Non, on s'éloigne, là ! Non, je demandais si des trucs vous avaient particulièrement marqués, déçus...

José : Non, sans déconner, qu'est ce qui nous a déçu ? Alors quand on a sorti Toyboy, je me souviens qu'on était très énervés de ne pas passer à la radio. On était un peu naïfs on ne savait pas trop comment était le milieu de la musique...
Arno : On savait pas qu'il fallait sucer des q****s en fait.
François : Toyboy c'était en 2005, c'est vraiment notre tout premier titre qui a vraiment « buzzé ».
José : Ca a buzzé grâce à la compilation des Inrocks, CQFD, et MySpace. On venait de sortir notre premier album et on s'est dit que notre label allait nous mettre à la radio, que Ouï FM allait nous mettre cinq fois par jour, mais en fait pas du tout. On est passé une fois, la nuit, à une heure du mat'... Moi je suis un peu déçu par les médias français. Maintenant ça me fait plaisir de voir qu'on est plus soutenus, vachement plus qu'avant. Il y a des gens qui nous soutiennent maintenant, cinq ou six ans plus tard, ça me fait un peu sourire... C'est cool, tant mieux, mais il faut être patient, vraiment passionné.
Arno : Faut se battre dix ans minimum pour commencer à voir les gens qui font « Haaa vous existez ! »
José : Par exemple, là, on vient de fêter notre première page dans Rock'n Folk. On n'avait jamais eu avant ! Après trois albums, il y a le Manœuvre (Philippe) qui kiffe ce qu'on fait et qui en parle... Je sais pas pourquoi, mais tant mieux !

C'est sûr que c'est quand même pas mal pour vous !

José : Oui, c'est sûr. En fait, on ne pensait pas que le public allait être si critique, au début, sur le fait qu'on chante en anglais en France. Que ça allait être aussi difficile. Voilà pour la partie un peu décevante. Après, on s'est battus et ça a plutôt bien marché !

C'est vrai que vous arrivez à avoir une bonne notoriété sans tomber complètement dans le mainstream, ce qui est plutôt rare. Est-ce une position qui vous plaît ou vous aimeriez passez à plus ?

José : On a acquis cette notoriété... C'est le long terme qui nous a amené à cette notoriété... Putain, j'y arrive pas à le dire, en pus j'essaie de dire un truc sérieux, là !
François : Non, ce qu'il essaie de dire, c'est que si on a ce statut aujourd'hui, c'est parce que...
Arno : Oui, et puis c'est vrai que...
François : Si on en est arrivé là, c'est justement sur le long terme, grâce à internet, les gens qui découvrent petit à petit.
José : Et puis grâce à ces partenaires qui nous ont soutenus pendant ces dix ans aussi. Je remercie Danone, Nissan,...
Arno : Jack Daniel's, Heineken...
François : Non, non, il dit n'importe quoi, là ! On est très content d'être ici à Nancy ce soir...
Arno : Regarde-le l'autre, il essaye de s'en sortir là !

Attends, je reprends la question, est-ce que ça vous plait d'être quand même bien connus sans être passés par un circuit complètement mainstream, sans passer sur Virgin ou NRJ, par exemple...

José : Mais nous on passe ou tu veux, on s'en fout ! Là on est content de ce qu'on a, après on veut toujours plus ! On s'embourgeoise, comme tout le monde. On ne veut pas forcément passer sur Virgin. Là, ce qu'on veut, c'est l'international ! Putain, comment ça se fait qu'au bout de dix ans, on n'ait pas plus investit l'international ! Il y a des putains de barrières qu'il faut défoncer mec, quand tu ne pars de rien... On part de Montreuil, on n'a pas de thunes...
François : On a fait quelques dates, tu vois, mais pas de grosses tournées.
Arno : Ca coûte très cher de faire des tournées là-bas, c'est à toi de payer ta tournée.
José : On s'est rendu compte qu'il ne suffisait pas de faire de la bonne musique pour passer à l'étranger. Il faut aussi beaucoup d'argent, c'est un gros investissement, il faut des partenaires... Mais c'est sur le long terme.
François : Mais c'est vrai que, idéalement notre but n'est pas vraiment de devenir mainstream et passer sur NRJ. On aimerait avoir dans plusieurs pays le statut qu'on a aujourd'hui en France.
José : Après, plus tard, si « Brother » passe sur NRJ, on ne sera pas déçus non plus ! On aura réussi à faire en sorte que le indie rock devienne mainstream et ça, ça serai la grande classe !

En concert le 20 avril 2012 au festival des Artefacts à Strasbourg.


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