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Le Peuple de l'Herbe :
la (très) longue interview

En pleine tournée suite à la sortie de leur septième album « A Matter of Time », N'Zeng et Psychostick du Peuple de l'Herbe nous ont accordé une interview sincère, à l'occasion de leur passage à Nancy. Après 15 ans de carrière, ils ont évidemment beaucoup de choses à raconter. Leurs rencontres, l'évolution du groupe, leur approche de la composition et de l‘écriture, leurs collaborations et même plus encore.

Sur votre dernier album, il y a beaucoup de nouvelles sonorités, vous avez eu une approche musicale différente lors de la conception ou c'est dans la continuité du groupe ?

N'Zeng : On en parlait hier justement, je crois que c'est plus l'aspect mélodique et dansant des choses qui a généré le démarrage de l'album après l'aspect plus varié est venu petit à petit...

Psychostick: Ouais, au fur et à mesure, je pense pas que ça soit prémédité.

N'Zeng : Ca s'est avéré intéressant parce que il y avait certaines pistes qu'on n'avait pas encore fouillées.

Il m'a semblé que l'album était en deux parties, la première avec plus de nouveaux sons, plus « titre par titre », et la deuxième avec des chansons plus imbriquées les unes dans les autres, c'est l'effet que vous avez voulu donner ?

Psychostick : En fait je n'ai pas réécouté l'album... Je sais pas, les deux parties, je n'arrive pas a le sentir, bon après...

A partir de la chanson « Moustache » en fait, après ça part plus...

N'Zeng : Je vois ce que tu veux dire. Nous, il n'y a pas cet aspect « deux parties » qui est prémédité par contre mettre un ou deux ovnis, ou en tout cas morceaux surprenants, d'entrée de jeu, ça c'est un choix assumé. Parce que soit t'éloigne l'auditeur, soit tu surprends les gens. Que ce soit « Mars » ou « Eden », c'est vrai que c'est un peu différent.

Psychostick : Ouais, des morceaux qui sortent un peu de l'ordinaire du Peuple de l'Herbe, et les avoir tout de suite. Comme N'Zeng le dit, ça peut éloigner l'auditeur, mais aussi il peut être curieux. Commencer un album avec des morceaux qui ressemblent trop à ce que tu as fait avant, c'est dommage. Ça donne pas envie...

N'Zeng : Il y a plus de chance que les gens ne se disent pas trop surpris.

Donc vous avez tenu à proposer quelque chose de différent ?

Psychostick : Oui, quand même. La set-list du disque, c'était assez dur à faire puisqu'il y a des ambiances différentes, il faut jongler avec les morceaux où il y a de la voix, les morceaux sans voix... Il y a beaucoup plus de voix sur cet album d'ailleurs. On avait déjà Jesse et Jean, puis là il y a eu deux nouvelles voix, on a vraiment quatre voix différentes, c'est bien !

N'Zeng : Ca s'est avéré souvent souligné, on nous a souvent dit que les gens ont continué à nous écouter grâce à ça. Effectivement sur la fin de l'album, il y a des petits rappels, avec « 19 » par exemple, qui peuvent faire le lien avec ce qu'on a pu faire par le passé.

Sur « Let Us Play » et d'autres chansons, on dirait que les machines n'ont plus leur place, vous aimez bien faire des morceaux comme ça, avec juste des instruments ?

N'Zeng : Ouais, c'est parti de sessions uniquement avec des instrumentistes, on travaille l'ossature du morceau, on la tourne dans tous les sens. Le seul truc électronique qui tourne c'est à base d'un sample, en fond.

Psichostick : Après, c'est vrai que c'est l'esprit du morceau, un peu plus soul-funk, qui faisait ça. Ça ne se prêtait pas trop aux machines. On a eu envie de faire un morceau qui sonne plus funk avec basse, batterie, clavier.

Vince : Il y a aussi plusieurs morceaux sur l'album où on a d'abord travaillé l'instrumentation live, et après les textures samplées se sont ajoutées dessus. Maintenant, c'est vrai qu'on s'accorde plus de souplesse dans le jeu.

Qu'est ce que vous pensez de la récente montée en puissance des musiques électroniques en France est-ce que vous avez l'impression que votre public s'est élargi du coup ?

N'Zeng : Après ça dépend ce que tu appelles musique électronique... On peut mettre un peu tout là dedans en fait. Pour moi, musique électronique c'est pas du tout organique, nous je ne sais pas si on peut nous mettre dans la catégorie « musique électronique » puisqu'il y a quand même une bonne partie live, justement. C'est vrai que c'est chouette que ça ce soit popularisé. C'est vrai qu'avant, la musique électronique c'était égal à techno, musique de club ou truc juste pour danser, comme les free parties. C'était réducteur. Heureusement, j'ai l'impression que les gens se sont rendu compte que c'est un domaine super large. C'est comme le hip-hop, nous on en a beaucoup écouté, mais il y en a qui n'écoutaient pas, par préjugés, et maintenant, le hip-hop s'est inséré dans plein de choses. C'est le métissage musical qui est intéressant.

Psychostick : L'époque dans laquelle on vit y fait beaucoup aussi. Maintenant, les machines, les ordis, ça te permet de faire de la musique même si tu n'es pas musicien. Tu utilises de l'électronique, tu peux mettre des batteries acoustiques sur un morceau électro avec un ordi... Du coup, maintenant, les gens ne sont plus étonnés de voir sur scène une batterie électronique, des pads, des machines... Et puis comme tu disais aussi Vince, avec les DJ's, les raves et tout ça, Garnier... Tu vois Laurent Garnier ? Lui il vient directement de la musique électronique.

N'Zeng : Maintenant, il y a même des groupes genre rock ou pop, qui mettent souvent une petite séquence sur ordinateur.

Psychostick : Après, bon, l'électro... Tu vois, David Guetta au Garorock (ndlr : festival du Sud-Ouest plutôt réputé pour promouvoir les styles alternatifs), par exemple, je comprends pas là. Faut qu'on m'explique, le mélange de public c'est bizarre.

Justement, j'ai vu ça récemment, j'ai pas compris... Parce que à côté y'a des trucs vraiment bons, quoi !

Psychostick : Ouais, y'a No FX, Cypress Hill...

N'Zeng : Là c'est l'animateur de foire, quoi !

En plus il ne me semblait pas que le mec qui organise ça était dans ce délire...

N'Zeng : On le connait super bien en plus, c'est un bon pote et là... On a plein de points communs niveau musique... C'est un peu n'importe quoi, mais il y a aussi une course pour remplir, avoir la plus grosse tête d'affiche, le plus gros machin, le plus grand truc... C'est un espèce de supermarché de la musique qui va se mettre en place à partir d'avril-mai jusqu'à novembre. Faut arriver à contenter tout le monde, très bien, c'est une bonne intention, mais là je crois que c'est plus une question d'argent, tu vois.

Psychostick : Guetta il remplit des stades, des boites à Ibiza ou je sais pas où...

N'Zeng : J'ai pas envie de supporter ça, franchement.

C'est vrai que c'est assez loin de l'univers festival...

Psycho: Ouais, on va dire que c'est un autre monde quoi...

Vos tournez pas mal à l'étranger, est-ce qu'il a des pays où vous avez l'impression que votre musique est particulièrement bien reçue ?

N'Zeng : Alors l'Espagne, c'est vraiment un bon truc.

Psychostick : Ouais, depuis trois-quatre ans, ça décolle là-bas. On fait pas mal de dates, puis c'est plein à chaque fois, Madrid, Barcelone...

N'Zeng : Il y a beaucoup d'enthousiasme. Il me semble que dans leur culture, il y a justement l'envie de voir la musique en live, l'énergie. C'est des gens qui aiment bien sortir tard, être dans la rue, d'être ensembles ! Il y a moins d'individualisme j'ai l'impression. C'est vraiment super agréable.

Psychostick: La Roumanie, c'était pas mal aussi !

Justement, j'allais y venir, vous y étiez récemment là, c'était comment ?

Psychostick : En fait on y était déjà allé, mais c'était il y a 11 ans. Les gens se rappelaient de nous, il y en a qui nous attendaient, c'était vraiment sympa !

Alors, qu'est-ce qui a changé depuis ? Qu'est-ce qui vous a marqué là-bas ?

Psychostick : Ca a carrément changé, ça c'est sur ! La déferlante de 4x4, déjà !

N'Zeng : C'est des anciens régimes totalitaristes, où le capitalisme s'installe très vite. Les changements qu'on a opérés sur plusieurs décennies se font chez eux sur cinq ans, avec toutes les dérives qu'on peut connaitre. C'est-à-dire que ceux qui vont gagner de l'argent vont en gagner énormément, en plus ils sont tellement contents qu'ils le montrent.

Psychostick : Tu vois la ville, c'est des espèces de cages à lapins, que des cités pavillonnaires partout... C'est moche !

N'Zeng : Après, on a rencontré énormément de gens qui organisent des trucs dans des friches, tout ça... il y a toute une liberté encore possible pour la contre-culture, et du coup tu te retrouve dans des endroits où les gens ont la niaque, justement, c'est des gens qui veulent attirer ou faire connaitre des choses différents, il y a pas que le clinquant, tout ça...

Psychostick : Ouais, ils faisaient tourner Bonobo, et d'autres groupes super sympas... Il y a vraiment une bonne programmation !

N'Zeng : Et régulière en plus ! Après, tu vas à l'hôtel, tu vois un espèce de défilé de mecs qui exhibent leur richesse, c'est choquant. Avec leurs femmes, je ne sais pas si c'est leurs femmes officielles, mais c'est assez étonnant. C'est ce qui a démarré en Russie il y a dix-quinze ans, ça sent un peu la mafia, quoi !

Je reprends le sample de fin de « Parler le Fracas » : « il faut rappeler constamment au chef qu'il est beaucoup moins chef qu'il ne le croit et que le dernier mot appartient au peuple ». On sent que vous avez des idées fortes sur la politique, pourquoi ce n'est pas quelque chose qui influence plus votre écriture ?

N'Zeng : Déjà, le texte de Parler le Fracas, on a essayé de faire ça subtilement, moins frontalement. Après, quand tu regardes dans le détail, il y a des choses qu'on essaye de faire passer. « Jasmine », sur les révolutions arabes... Mais là c'est plus une notion d'espoir qu'on essaie de faire passer.

Psychostick : En fait, celle-là est en français donc les gens la comprennent, mais depuis que Jesse est avec nous, il fait pas mal de trucs engagés. Après, c'est toujours par des métaphores, mais « Plastic People », c'est super engagé, par exemple.

N'Zeng : C'est l'histoire d'un quartier de Londres, un quartier assez populaire, où des agents immobiliers ont mis la main sur les propriétés en faisant monter le prix des loyers. Plastic people, c'est ces gens-là, ces gens éphémères qui sont là pour se faire de la thune. On a souligné ce côté engagé, je crois dans les inrocks, le mec il dit genre « Le Peuple rigole plus », il rentre un peu dans le côté enagé. Après, nous on a rarement fait, notamment sur scène, ces espèces d'appels engagés. En tout cas, on ne fait pas des trucs en réaction à quelque chose. Il y a des gens c'est leur métier, c'est les politiques. Nous on essaie de voir devant. « Radio Blood Money », c'était juste avant les élections de 2007, il y avait un truc qui se préparait, on en a parlé, après, ce n'est pas quelque chose de constant.

Est-ce qu'il y a des rencontres qui ont influencé votre manière de composer, ou avec qui vous aimeriez collaborer ?

N'Zeng : Sur cet album, pas tellement en fait...

Psychostick : On s'enferme dans notre studio et on ne voit plus personne !

N'Zeng : Sinon, dans l'histoire du groupe, il y a des rencontres. On a rencontré des gens super intéressants qui ont eu leur importance. Il y a eu l'arrivée de Jesse, mine de rien, c'est une rencontre comme ça. Ca a toujours été des rencontres. Avant de dire « Tiens, on va bosser avec lui », on a rencontré Jean, il y a eu le fait que Spagg passe à la basse, on a exploré d'autres univers, d'autres façons de travailler. Des choses plus chantées, tout ça c'est effectivement des rencontres qui ont influencé notre manière de composer. Beth Gibbons, la chanteuse de Portishead par exemple. Bon ça remonte à longtemps, mais c'était quelque chose de très fort en émotion.

Psychostick : En fait, nous on était déjà fans de Portishead, et puis pour les 25 ans des Transmusicales, le directeur voulait réunir les groupes qu'il avait fait découvrir par son festival, en l'occurrence Portishead, qui n'était pas connu avant. Donc, il a demandé à Portishead de venir jouer mais ils ne pouvaient pas car ils préparaient un album, ou quelque chose comme ça. Alors le directeur a eu l'idée de dire « si Beth Gibbons est d'accord, j'invite Le Peuple de l'Herbe et ils jouent ensembles ». Alors on s'est retrouvés sur scène à jouer des morceaux de Portishead avec la chanteuse de Portishead. Alors là, c'était quelque chose !

N'Zeng : Avec une grosse pression quand même ! Ça nous a bien retournés émotionnellement, sa fragilité, tout ce qui fait son originalité, sa voix... C'était un bon exercice de style pour nous. On a pris les morceaux, c'était tout un boulot de réarrangement, d'essayer d'adapter en essayant de mettre notre patte aussi ! Mais tout en respectant l'univers de Portishead. Et puis aussi, c'était l'occasion d'accompagner une chanteuse, chose qui a eu des conséquences sur notre façon de bosser je pense. On a commencé à travailler l'arrangement de manière globale, comprendre que quand t'accompagnes un rappeur, ce n'est pas la même chose derrière, quelle va être l'instru, comment on va soutenir la mélodie... Tu parlais de rencontres importantes, celles-là sont significatives parce qu'elles nous font progresser.

Psychostick : Après, il y a eu les Puppetmastaz, les Svinkels...

N'Zeng : Ouais, les Svinkels on a bien rigolé ! On se connaissait déjà depuis quelque temps, après. Et puis là il y a eu des gens comme Marc, qui nous a rejoints récemment. Ce soir ils seront encore une fois en première partie, « La Canaille ». Hier à Lyon il a bien mis le feu ! Ca c'est un chouette truc, quand tu craques artistiquement pour quelqu'un que tu ne connais pas trop...

Je connaissais pas, j'irai voir !

Psychostick : Ha tu peux là, c'est vraiment bien.

N'Zeng : On nous l'a fait découvrir par quelqu'un. On nous fait passer plein de CD, mais c'est rare que dès la première écoute tu te dises « Putain ! ».

Psychostick : Carrément, musicalement, c'est super bien, les textes, on voit que le mec il sait écrire...

N'Zeng : Et puis comme il dit, c'est bien que ça se soit fait naturellement, on s'est tout de suite entendus.

Psychostick : Ce n'est pas évident parce qu'on a beau aimer sa musique, son écriture, le mec on le connait pas, est-ce qu'il est comme ce qu'il dit... Mais là ça a été total raccord !

Certaines de vos chansons se sont retrouvées en bande originale d'un film ou encore de la série « Les Experts ». C'est des expériences qui vous ont plu, vous aimeriez retenter l'expérience ?

N'Zeng : En fait ils ont juste repris les morceaux...

Oui mais est-ce que le résultat vous a plu, est ce que du coup ça vous a donné envie de faire une bande originale ?

N'Zeng : Alors je t'avoue que la manière dont la musique est utilisée, c'est assez marrant !

Psychostick : Ouais, c'est assez marrant, il y a ces mecs qui sont en train de chercher les indices pour leur mission... En fait, nous on est arrivés en 1999 avec N'Zeng et pour le premier album, on a fait deux morceaux pour le film de Virginie Despentes « Baise-moi ». On a fait deux morceaux, on avait le thème mais pas d'images.

Et il y a des réalisateurs avec qui vous aimeriez collaborer ?

N'Zeng : Alors moi je verrais bien Gaspard Noé... Après, Virginie Despentes aussi, elle en parle dans « Libé » aujourd'hui, parce que son film est sorti mercredi dernier (Bye Bye Blondie), auquel Psychostick a participé d'ailleurs ! Après, c'est vrai que Gaspard Noé, je dis ça c'est personnel mais je pense que c'est un type de réalisation qui pourrait bien coller à ce qu'on fait. On en parlait justement il y a pas longtemps, il y a une génération de réalisateurs en France qui ont remis un petit coup de boost au cinéma français. Après, c'est vrai que ça fait un moment qu'on tourne, mais la réalisation de musique de film, on n'a pas encore eu l'occasion de tester mais on sait jamais, ça pourrait se faire un jour ! Mais mine de rien, c'est en composant les titres pour Virginie qu'on a réellement commencé à composer à quatre.

Vous avez déjà des projets pour l'avenir, des sorties de prévues ?

Psychostick : Alors déjà on a un mois de mars bien chargé, cinq dates par semaine, quand même.
N'Zeng : Après, c'est vrai que quand t'es au début de la tournée, tu ne vois pas forcément sur le long terme, les projets à venir... On met d'abord un petit moment avant de trouver l'articulation de ns morceaux entre les anciens, nouveaux, moyens... Sinon, comme projets, on aimerait bien toucher d'autre pays...

Psychostick : Une petite tournée au Japon, pourquoi pas !

N'Zeng : C'est souvent l'occasion de rencontrer d'autres gens, des zicos, d'autres cultures...

Psychostick : Et là en mai on va a la réunion !

N'Zeng : Ha oui ça c'est un beau projet !

Psychostick : On y travaille, quand même ! On a déjà fait des ateliers pour des musiciens, j'ai même samplé le bruit d'une porte qui se retrouve sur « Numbers » !

N'Zeng : Après, c'est toujours un peu embêtant parce qu'on a une installation assez conséquente, donc c'est chiant à mettre en place. Il y a personne qui s'est encore mis à la guitare sèche alors on ne peut pas faire de version « allégée » !


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Cinquième album du Peuple : un groupe plus que jamais vivant et enthousiaste, en phase avec son époque ... Un des acteurs majeurs de la scène indépendante française sereinement tourné vers l'avenir.

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