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Interview The Shoes :
les nouveaux "french producers"

Déjà un an que leur premier album "Crack my bones" est sorti et pourtant, le son de The Shoes reste une des choses qui se fait de mieux en France. Baignant dans la musique depuis leur jeunesse, le duo Rennais fait preuve de générosité en partageant ses idées géniales, n'hésitant pas à poser sa touche sur des productions d'artistes internationaux reconnus. Rencontre lors de leur passage aux Artefacts de Strasbourg, juste avant un concert de folie marqué par l'impressionnante maîtrise scénique du groupe, accompagné sur scène de deux batteurs fantastiques qui donnent à leur musique une puissance imparable.

Vous êtes proches de la musique anglo-saxonne, vous avez enregistré votre album en Angleterre, c'était important pour vous de s'en rapprocher physiquement pour composer ?

Benjamin : Je trouve que c'est bien que ça se soit passé comme ça, on écoute beaucoup de musique anglo-saxonne... C'est surtout qu'on a fait des essais avec des mixeurs et avec Alex ça nous a convaincus tout de suite donc on est parti là bas pour enregistré.
Guillaume : En fait on avait déjà un petit réseau là-bas, des amis, des gens avec qui on collabore, des musiciens, des mixeurs, des producteurs... En se retrouvant là-bas pour produire le disque, tout le monde passait au studio, tout le monde a mis son petit grain de sel !

Justement sur votre album, il n'y a qu'une seule chanson qui n'est pas en featuring, vous préférez quand quelqu'un d'extérieur au groupe vient apporter quelque chose ?

Guillaume : En fait c'est important de faire venir des gens qui font des choses qu'on ne sait pas faire, tu vois.
Benjamin : Par exemple on avait des exigences pour la voix qu'on n'était pas capables de faire, donc c'est assez logique. C'était que des amis, en voyant le morceau, ça se passait très natuellement.

Comment vous vous êtes rencontrés et avez formé the Shoes ?

Benjamin : On s'est rencontrés quand on était gamins à l'école en fait, il y a très très longtemps en fait.
Guillaume : on devait avoir 10-12 ans, un truc comme ça
Benjamin : Ca fait 23 ans déjà.

Et vous avez toujours fait de la musique ?

Benjamin : En gros, ouais.
Guillaume : Au départ, je faisais un peu de musique avec mon frère, et comme Benjamin c'était mon copain, je lui ai mis une base dans les mains et je lui ai dit « essaye de jouer ça ». Il a tout de suite accroché au truc et il a mordu à l'hameçon !
Benjamin : Après on a fait des groupes de rock ensemble, plein de choses et The Shoes ça fait quatre ans qu'on est ensemble.

La pochette de Crack my Bones m'a fait tout de suite penser au film « This is England », est ce que c'est quelque chose que vous avez voulu faire ressortir ?

Guillaume : Oui, d'ailleurs dans le clip de « Stay the Same », c'est Johnny Harris, qui joue un rôle dans la série This is England 87.

La série ? C'était pas un film ?

Guillaume : En fait, ils ont fait un long-métrage et après ils l'ont décliné en une série avec les mêmes acteurs, produit par Warp Film, qui se passe quelques années après. Un des acteurs principaux c'est Johnny Harris et on l'a pris dans notre clip pour faire l'acteur principal, donc si ça t'as fais penser à ça c'est qu'on a réussi notre coup !
Benjamin : Après, la photo on l'a eu bien avant d'avoir fini notre disque. Elle a un peu défini l'univers qu'on voulait, on ne l'a pas choisi après.

Racontez-moi un peu l'histoire de ce clip fou de « Time to Dance ».

Guillaume : Et bien le clip dont on te parlait, « Stay the Same », c'est Daniel Wolf qui l'a réalisé et on voulait retravailler avec lui sur le nouveau clip. Lui ça faisait longtemps qu'il voulait faire un court-métrage sur de la musique, avec un acteur un peu bankable et comme on s'entendait bien avec lui, il a dit « ce projet assez dingue, je vais le faire sur votre musique ». Finalement ça a collé, puis Jake Gyllenhaal, qui est très intéressé par la musique, il a déjà tourné dans un clip pour Vampire Weekend, il a adoré le morceau, il est venu sur le tournage.

Alors vous n'existez que depuis quatre ans et pourtant vous avez produit des trucs pour des artistes énormes (Shakira, Gaëtan Roussel, Yuksek...), c'est les artistes qui vous ont contactés pour votre aide ?

Benjamin : En fait ça s'est fait petit à petit, et puis c'est surtout qu'on a bossé avec Gaëtan Roussel (ex-chanteur de Louise Attaque), il nous a fait confiance on sait toujours pas trop pourquoi, mais ça s'est super bien passé, il nous a donné notre chance et après il y a plein de plans qui ont suivis grâce à ça.

Et vous faites vraiment n'importe quel style de musique ?

Guillaume : On est sélectifs quand même mais nous, on aime bien les choses assez loin de ce qu'on fait... On a un peu cette casquette de « producer », c'est une notion plus ou moins anglo-saxonne qui est assez récente en France. Sans avoir la prétention évidemment de se comparer à ce mec là, tu prends un mec comme Timbaland, à un moment il a produit Justin Timberlake qui faisait de la soupe avec un boys band et il en a fait un truc cool ! Nous on et un peu dans ce délire là.
Benjamin : Quand on nous propose des projets qui sont proches de ce qu'on fait, en Angleterre, c'est plus difficile pour nous.
Guillaume : On aime bien prendre un truc éloigné de notre univers pour en faire un truc bien sympa.
Benjamin : Ca rajoute un peu de challenge.

Comme Shakira par exemple ?

Guillaume : Comme Shakira, avec qui on a fait un truc, j'insiste sur ce point là sans se comparer à Timbaland parce qu'on se permettrait pas, mais il y a cette notion-là. Avec le MC anglais qu'il y a dessus, Dizzee Rascal.

Avec quels artistes vous aimeriez travailler maintenant ?

Benjamin : Alors là on vient de finir Woodkid, on a fait un titre pour Cœur de Pirate, tu vois on est très éclectique.
Guillaume : On attend d'être un peu surpris par les choses qui nous sont proposées.

Vous avez monté un label justement qui vient de sortir sa première production ?

Benjamin : Alors c'est une production de notre ami ALB, c'est de ça dont tu parles ?

J'ai vu un titre qui s'appelle Golden Chains...

Guillaume : Sur notre label on a sorti ce morceau qui s'appelle Golden Chains, c'est l'EP d'un artiste de Reims qui s'appelle Clément Daquin, ALB. D'ailleurs, la musique elle est sur une pub Peugeot en ce moment ! Il y a des choses cool qui se sont passées vis-à-vis de ça, nous on l'a fait parce qu'on croit au projet, on trouve ça cool et on aime bien donner aussi un coup de main à nos amis ! ALB c'est le « projet oublié » de Reims, parce que tout le monde parle toujours des Bewitched Hands, de Brodinski, de Yuksek ou de nous, alors que ALB le mec est là depuis le début et il fait de la musique de très très bonne qualité donc nous ça nous semblait normal de l'aider. Mais là, bientôt, il n'aura plus besoin de nous !

Vous êtes quand même très électro dans votre son, comment vous voyez la scène électro française de maintenant, les labels comme Sound Pellegrino ou Marble Players...

Guillaume : C'est nos copains ! On les aime bien, on collabore avec eux de temps en temps...

Et Gucci Vump, c'est parti comment (ndlr : duo électro formé de Guillaume et du DJ français Brodinski) ?

Guillaume : Comme tu parlais de Sound Pellegrino, c'est notre pote. C'est des connexions qui se font comme ça. Nous, on est un peu sur le même mode.

Comment vous voyez l'évolution de The Shoes, un an après la sortie de votre album ?

Benjamin : Là ça fait un an déjà, on a un disque qui dure vraiment dans la longueur, là on a des idées...
Guillaume : Faut qu'on ait le temps de se concentrer là-dessus parce que pour l'instant on est en tournée, il y a beaucoup de productions, de remixes... On a des débuts par-ci par-là... On va finir tout ça et après on a hâte de se remettre sérieusement au travail pour le prochain !

The Shoes sera en concert au Free Music Festival, le 29 juin 2012 à 23h55.


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