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Viva Riva,
le Congo survolté

Le cinéma congolais n'est pas très reconnu mondialement et mérite qu'on attire l'attention sur les films produits dans ce pays ravagé par le pouvoir en place. Le dernier film du réalisateur congolais Djo Tunda Wa Munga, "Viva Riva", est la preuve que malgré un contexte difficile, le cinéma africain peut sortir des productions tout à fait respectables.

Entièrement tourné à Kinshasa, "Viva Riva" nous compte l'aventure d'un jeune caïd Riva qui, après dix ans d'absence dans sa ville natale, revient avec les poches pleines de billets et un seul objectif en tête : devenir le maître des nuits kinoises. Mais son succès et son ambition vont évidemment attiser des jalousies. Riva peut désormais s'offrir ce qu'il veut, écume les bars et enchaîne les conquêtes d'un soir. Un jour, il flashe sur Nora, belle femme qui, malheureusement pour lui, "appartient" à un autre caïd.

Ce qui est intéressant, mis à part le film en lui-même, c'est que le réalisateur livre à travers le scénario ne belle peinture du Congo, toutefois un peu enjolivée pour accrocher le spectateur. Le pays est dans un triste état, usé par le régime corrompu de Mobutu, les guerres et les crises humanitaires qui ont fait en dix ans autant de victimes que le nombre d'habitants au Danemark. De savoir que le film a été réalisé dans ces conditions lui donne une toute autre dimension. Un film rythmé, desservi par une bande originale réussie, sur laquelle apparaît entre autres CongopunQ, collectif musical créé par Cyril Attef, le batteur de Mathieu Chédid.
Dans une ville ou ceux qui n'ont rien envient sans cesse ceux qui peuvent vivre, l'histoire de Riva peut être aussi perçue comme un clin d'oeuil à bon nombre de dirigeants peu respectables : il rêve de pouvoir, d'argent et de femmes et veut vivre de ses rêves. Mais sa richesse provient en fait de ses anciens "employeurs" qu'il a volés et qui le recherche activement pour lui faire la peau. Un message d'avertissement de la part du réalisateur ? Chez les voyous comme chez les dirigeants, on ne peut pas faire tout ce qu'on veut avec le pouvoir, les coups bas, trahisons et affaires de gros sous sont ce qui les feront tomber.


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