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Confession avec Thomas Dutronc

C'est dans un endroit un peu intime et à l'occasion de la 19ème édition du festival Décibulles que nous avons rencontré Thomas Dutronc. C'est en toute simplicité que cet amoureux de la guitare s'est confié à Noulus. Un moment agréable, dans un lieu atypique.

Depuis tout petit vous baignez dans le monde musical. Etais-ce pour vous une évidence de devenir artiste ?

Ca c'est fait un peu comme ça. A l'école, j'étais plutôt passionné par les mathématiques et les sciences. Mais mon professeur de maths m'a dit que je n'étais pas fait pour l'ambiance des grandes écoles de mathématique, que j'avais le niveau mais pas le caractère pour le côté impitoyable et ambitieux de ce truc là. J'ai voulu faire autre chose et de fil en aiguille je suis arrivé à la musique.

Quand vous étiez jeune, est-ce que la carrière et le succès de votre père sont des choses qui vous ont effrayés ?

Non pas du tout. J'avais conscience que nous n'étions pas une famille ordinaire mais c'était plutôt génial. J'étais très aimé, mis en avant, je n'étais pas du tout écrasé ni complexé. C'est juste entre 17 et 20 ans que je cherchais un peu ma voie, que je n'étais pas trop sûr de ce que je voulais faire, etc... là c'est vrai je me disais mes parents ils ont vraiment assuré et j'étais un petit peu inquiet. Mais ce qui compte dans la vie c'est de vraiment faire ce que l'on aime. Une fois que j'ai trouvé ma passion et que j'ai fais ce dont j'avais envie, en l'occurence de la guitare et bien j'ai décidé à 20 ans de m'y consacrer et à partir de là j'étais content ! Pour moi j'étais sur les rails.

Dans l'album "Comme un manouche sans guitare" vous chantez "Je les veux toutes". Etes-vous conscient qu'elles vous veulent toutes ?

C'est un texte qui était un petit peu inspiré des tournées que l'on faisaient. A l'époque on était 15 garçons sur la route, un peu moins qu'aujourd'hui où l'on est 17. Donc c'est sur au bout d'un moment tout le monde regardait passer les filles. C'est mon "j'aime les filles" à moi ! (rires)

On dit souvent de votre musique que c'est du jazz manouche mais pour vous, quelle est la définition du jazz manouche ?

Pour moi le jazz manouche c'est quand on se la fait un petit peu à Django. Mais moi je ne fais pas vraiment de jazz, mes chansons ne sont pas du jazz. Après il peut y avoir une couleur comme mettre un solo de guitare, un solo de violon et ça donne une référence.

Théâtre de la mer - 17/06/2012

J'ai beaucoup fréquenté des manouches et c'est vrai que la guitare manouche on a beaucoup évolué la dedans. J'essai un petit peu de changer mon fusil d'épaule. Je garde le côté instrumental de mon spectacle mais la chanson c'est autre chose, ce n'est plus tellement du jazz. Maintenant il y a des particularités car il y a quand même pas mal de solo de guitare ou de violon dans notre spectacle. Ce qui dérive d'un certain jazz manouche, car quand même le jazz manouche évolue depuis 20 ans ça a a changé mais il ya un coté de Django des années 30 ou j'essai de prendre ce côté un petit peu galvanisant sans être naïf avec un coté positif.

Dans quel état d'esprit étiez-vous lorsque vous avez écrit la chanson "Relançons la consommation" ?

Complètement bourré ! (rires) Non, non... C'est un truc que l'on avait écrit il y a quelques années avec un pote. On a écrit le début de ce texte et on l'a fini. On voulait faire balustraque, un truc rigolo avec un côté absurde. J'ai toujours été un grand fan des films comiques, absurdes tout ce qui est brand brother, monty python.

En 1968, "Paris s'éveille" et 40 ans après "Paris s'endort" avec Thomas Dutronc. On vous sent nostalgique de cette époque, pourquoi ?

J'ai vu paris se transformer. Le côté populaire de Paris devenir ethnique par endroit, avec le côté très cher et donc il y a une mentalité qui change. On est plus dans une époque où c'est vraiment le commerce et le marketing qui prime avant tout. Je trouvais ça marrant de faire une sorte de feedback et 40 ans après de faire un état des lieux de Paris. Et en même temps, je suis content je suis parisien encore, j'ai les sous pour y vivre, pour m'acheter des trucs dans des boutiques qui valent pas chère. Mais c'est très cloisonné il y a des quartiers chinois, rebeu, indou, des mecs qui ont du pognon. C'était mieux avant.

Votre définition du bonheur c'est⦠une guitare, des potes sans penser à demain ?

Ouai c'est pas mal ! Mais les vacances aussi, j'adore bosser mais comme dit un de mes musiciens "Le travail j'adore mais j'en ferai pas mon métier". J'aime bien avoir du temps, le vrai luxe, c'est la liberté, d'avoir du temps et de ne pas se tuer la santé. C'est vrai qu'il n'y a pas plus génial que de jouer dans de gros festivals comme ça l'été mais en même temps c'est quand même fatiguant. J'ai vraiment été convaincu par le côté dolce vita, la belle vie que l'on peut avoir lorsque l'on habite en corse. Ca veut pas dire que l'on ne travaille pas mais que l'on travaille sur un autre rythme. Pourquoi d'un seul coup il y aurait un rythme imposé et que nous serions tous comme des fourmis ? Je suis un grand chercheur de temps libre !

Vous êtes chanteur, compositeur, réalisateur, comédien. Y'a-t-il quelque chose auquel vous n'avez pas encore touché ?

Plein de choses, on passe sa vie à apprendre des choses. Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard. Le grand déprimé ! Non, je n'ai pas l'impression de connaître grand chose dans quelque domaine que se soit. Rien que la musique instrumentale il faudrait vivre 250 ans pour commencer à comprendre quelque chose quand on entend Django, Bach ou Hendrix et on se dit qu'on a du temps. Pour tout c'est comme ça, pour les paroles et c'est pareil pour tout. On fait du mieux qu'on peut !


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Thomas Dutronc
Thomas Dutronc

Bonjour. Vous savez quoi ? Personne n'est parfait. Thomas Dutronc qui est musicien, eh oui, le sait bien, et à 34 ans, se fend d'un premier album.

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