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©Dylan Doyle

Nasser,
on a flashé sur eux

Pour ceux qui resteraient sceptiques quant à la production marseillaise, notre rencontre avec Nico de Nasser devrait vous faire changer d'avis. Ils ne sont pas dans une quête de gloire mais tout en simplicité, ils suivent leur route qui, pour l'instant, reste sans embûches, et c'est tant mieux pour eux !

Le trac, l'excitation... quelles sont vos impressions avant de monter sur scène?

Ãa dépend des endroits, des conditions, si on a bien dormi ou pas. De temps en temps c'est très stressant et de temps en temps ça va, tout roule et puis on monte, le stress vient directement. Mais vu qu'on a pas mal tourné ces deux dernières années je pense qu'on a dû faire 160 dates en 2 ans, je pense qu'on arrive à gérer le stress. Mais finalement plus on joue et plus on se rend compte que le capital stress grandit et que plus on fait de dates, plus le stress peut arriver rapidement.

Quelle image pensez-vous avoir auprès du public ?

Je ne sais pas trop quoi répondre a cette question parce que c'est dur de se mettre à la place des gens et de se mettre de l'autre coté. Apparemment si on est programmés et qu'il y a des dates, que les gens viennent nous voir et parlent de nous... Je pense que le public est content quand on joue. Mais surtout, on voulait clairement faire danser les gens, on avait envie de faire une musique assez festive, assez rentre-dedans et en général quand on monte sur scène (et dans la vie on est tous comme ça), on met tout ce qu'on a quand on fait un truc. On essaie de faire communiquer le public au maximum et on essaie de le provoquer. Avec tous les live qu'on a pu vivre je pense que ce qu'on peut dire c'est que les gens sortent toujours de nos concerts assez épuisés (comme nous) et contents.

Qu'est ce qui vous inspire dans l'univers musical?

Beaucoup de choses, c'est une question très large, en général on a l'habitude de répondre, des trucs qui sont assez proches de l'univers musical de Nasser. Je te citerais des noms comme Soulwax, LCD sound system après il y a des trucs bien plus larges parce qu'on a écouté beaucoup de rock et d'electro quand on était plus jeunes. Moi je suis de la génération du début des Beastie boys, un petit peu sur la fin de Ramones et les Béruriers Noirs, j'ai beaucoup écouté ça. Après, c'est très vaste, il y a du Gainsbourg... Tu vois on a joué beaucoup de musique moi j'ai fais pas mal de jazz pendant une époque, j'étais dans un groupe de pop qui s'appelle Kid Francescoli donc oui c'est très large. Pour se recentrer sur Nasser c'est beaucoup du rock, de l'electro. Daft Punk bien sûr, en 1997 quand j'ai découvert « Homework », j'étais comme un fou et puis c'est une synthèse un peu de tout ça tu vois. On a ingurgité toute cette musique et puis inconsciemment elle se retrouve dans notre production.

Avez-vous connu des expériences difficiles avec Nasser ?

Beaucoup oui, des expériences difficiles de live où il nous est arrivé de ne pas être reçus dans de bonnes conditions ou des conditions qui nous empêchaient de faire des bons concerts. Et ça en général, c'est des expériences qui ne sont pas très cool à vivre parce que toi t'essaies toujours de faire le meilleur mais quand tu joues face au public, le public lui ne le sait pas ça. Donc si tu fais un mauvais concert par rapport à la technique ça t'emmerde parce que toi t'avais envie de faire quelque chose de bien et les gens vont te juger par rapport à ce que tu fais scéniquement du coup c'est un peu compliqué ce genre de choses. Après c'est vrai qu'on a jamais été vraiment trop dans la galère, on a plutôt eu une bonne étoile.

J'ai lu quelques unes de vos interviews et j'ai remarqué beaucoup de questions redondantes. Quelle question aimeriez-vous que l'on vous pose ?

J'aimerais bien qu'on me parle de bouffe,qu'on me parle des choses de la vie qui sont hors de la musique et hors de la scène. Parce que je trouve que les interviews sont souvent classiques. Après c'est pas de la faute des journalistes, forcément ils ont une fenêtre de media où les gens ne sont pas connaisseurs du groupe donc ils ont besoin de savoir des choses un peu basique. Mais c'est vrai que de temps en temps j'aimerais qu'on parte sur d'autres sentiers, d'autres choses quoi ! Alors je sais pas on peut parler de bouffe, parler de plats qu'on aime bien ?

On vous écoute.

©Benoit Florençon

Moi je suis très Asie personnellement. D'ailleurs je suis le seul dans le groupe parce qu'on vient de faire une tournée en Chine et les autres n'ont pas réussi à manger pendant trois semaines, tu vois ! Mais moi je suis un grand fan de nourriture Japonaise donc je peux parler de bouffe pendant des heures, rester à table pendant des heures. En général on aime bien la bonne chair, on aime bien boire des bons vins et parler d'autres choses. Parce que finalement ce qui est intéressant dans ce métier, dans ce qu'on vit, c'est la rencontre avec les gens, tu bouges constamment et tu rencontre pleins de personnes et de cultures différentes. Que les gens te parlent de leur vie, comment ça se passe chez eux, comment ils ressentent les choses, quelles sont leurs coutumes. Moi j'ai toujours aimé voyagé, et c'est vrai que j'aimerais que les journalistes parlent un peu plus souvent de la région dans laquelle ils sont, qu'ils essaient de te faire découvrir des trucs que tu partages et que les gens te connaissent un peu plus que par ta musique.

Pensez-vous qu'il est difficile pour un petit groupe de se faire connaître aujourd'hui ?

Non je pense que c'est beaucoup plus simple de se faire connaître aujourd'hui qu'à l'époque parce que les medias te permettent d'arriver à toucher les gens rapidement, c'est ce qui nous est arrivé. Parce que tu sais, nous on vient de la communication, on est trois dans le groupe, il y a moi, Romain derrière les machines et Simon qui est à la guitare et claviers. Romain et moi sommes réalisateurs à la base et du coup on a fait beaucoup de communication. Et c'est vrai que les medias aujourd'hui, internet, facebook, my space ça ouvre énormément de portes pour les groupes. Facebook par exemple c'est un outil génial mais en même temps très dangereux. Génial parce que tu peux toucher rapidement les gens, ce que tu ne pouvais pas faire avant, après t'as les mauvais cotés de la vie privée etc qui viennent toujours foutre la merde dans tout ça.
Mais ouais, je pense que c'est plus simple pour se poser sur la toile et montrer son travail. Après je pense que la difficulté pour se faire connaître et pour réussir c'est la même qu'avant parce que si tu fais de la bonne musique forcément t'as du talent t'as des choses à raconter alors les gens vont s'intéresser à toi ⦠Je regarde assez souvent ce qu'il se passe sur le net je vais voir des groupes, les mecs t'envoient des mails, te font écouter leur EP leur bande démo et tout. Il y a beaucoup de choses, des choses biens comme des mauvaises. Parce qu'aussi la production musicale comme dans l'audiovisuel est beaucoup plus facile aujourd'hui même les studios ont ouverts plein de choses. Tu peux être derrière ton ordinateur avec ton logiciel de son, t'enregistre une batterie avec une boite a rythme et tu peux faire de la musique... Je pense que t'as pas besoin de moyens démesurés pour faire de belles choses. Tu vois si t'as du talent, si tu as une sensibilité tu peux faire pleins de choses. Donc voilà en même temps tu peux être visible facilement mais en même temps la production s'est décuplée et il y a des millions de groupes, ce qu'il n'y avait pas avant.

Revenons à Nasser. Si c'était à refaire, feriez vous autrement ?

Non je changerais absolument rien. Tu sais, on a crée le groupe début 2009, on est en 2012 et avec environ 200 concerts au compteurs, on a fait 4 EP, on a fait un album, on a un tourneur, une maison de disque, ça marche, on commence à vivre de la musique... on a crée surtout un univers dans lequel on peut s'exprimer à fond, autant dans la musique que dans le graphisme, ou la vidéo, on fait ce qu'on veut, c'est notre carte blanche à nous, on est totalement épanouis la dedans. Je pense qu'on ne pouvait pas faire mieux. Si, tu peux toujours faire mieux ! C'est débile ce que je dis mais on a pas besoin de plus en fait. Ce qu'on a envie c'est de durer, de continuer à rester comme ça en faisant nos petites affaires, nos albums...on a construit des fondations qui sont vraiment solides où personne de l'extérieur peut venir nous dire "ah ouais mais faudrait que vous fassiez un son un peu plus pop..." ça nous va très bien, on a pas besoin de gagner des millions pour être heureux.

Du coup vous vivez de la musique ?

Non on ne fait pas que de la musique, on gère un groupe en fait, on gère l'image d'un groupe et tout ce qui va autour. Bien sur y'a de la musique dedans qui a quand même une très grosse partie mais après y'a toutes les pochettes d'album, l'univers, les directions que tu prends, les gens avec qui tu travailles... Tu vois c'est toute une industrie ce truc !

Un mot pour les lecteurs de Notulus ?

Venez toujours aux concerts, lâchez pas l'affaire parce que finalement aujourd'hui, le seul truc qu'on peut déplorer dans cette histoire d'éparpillement de la création ce serait qu'aujourd'hui a force de faire des projets sans argent y'a plus d'argent. Les artistes ne gagnent pas d'argent sur les CDs, sur les productions, tout se passe en live et moi je suis content parce qu'on revient au truc essentiel, au nerf de la guerre, au truc frontal où tu vois les artistes en vrai parce que c'est là où ils excellent. Tu vois s'ils sont bons ou pas sur scène, y'a pas d'artifices.
Faites vivre les festivals, les concerts, parce que c'est important !


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