Musique
pub
Le quotidien indé qui ne sent pas des pieds!!
Login :


Mot de passe :


Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
Login :


Mot de passe :


Re-entrez le mot de passe :


E-mail :


Veuillez recopier le code sur l'image:
???


Erreur dans le login et/ou mot de passe

Vous n'êtes pas connecté car votre compte n'est pas activé.

Këlem fait sa révolution en poésie

Atypique troupe de quatre musiciens dont un slameur, le groupe Këlem a sorti, en juin 2012, son premier album, au titre évocateur, "Jasmin rouge". Une création empreinte de symboles, d'un mélange de cultures, et d'une touche personnelle forte.

Nebil Daghsen, poète à l'origine du projet

La formation initiale du groupe s'effectue lors de la rencontre du percussionniste Sebastien Mateo et du slameur Nebil Daghsen, en 2005. Sous l'impulsion de ce dernier, la formation initiale va s'enrichir de nouveaux éléments. Mais c'est véritablement en 2007, après de nombreux arrivées et départs d'autres musiciens, que Këlem devient ce qu'il est aujourd'hui : un quartet protéiforme et aux influences diverses, composé des deux membres originaux, ainsi que du contrebassiste Marc Ramon et du guitariste Mazyar Zarandar. Les diverses influences qui composent Këlem font toute sa richesse, lui donnent un élan et un souffle particuliers et nouveaux.

L'influence et la créativité personnelles de Nebil Daghsen ne sont pas étrangers à l'intensité spécifique de Këlem, puisqu'il est en quelque sorte le noyau central du groupe, la plume dessinant dans l'éther les mots sur lesquels la musique vient se jeter. Le poète et slameur tunisien est à l'origine du nom significatif : Këlem est un mot arabe que l'on peut traduire en français par "propos". Et en effet, le verbe est la pierre angulaire de la ligne directrice de Këlem. Les instruments sont l'enrobage qui vient donner corps et sens à un Spoken Words stoïque et poétique. Celui-là même qui émane de l'histoire et de l'univers de Nebil Daghsen.

Un slam tant personnel que culturel

Dans ses chansons, Nebil parle de ce qui l'inspire, de ce qu'il a vécu, de sa Tunisie natale, de l'humanité dans ce qu'elle a de pire comme de meilleur, de l'histoire et des désillusions de la jeunesse. Sa logorrhée verbale est pointilleuse, lyrique et efficace, et ne se perd pas en chemin. Il faut dire que la thématique récurrente de l'album est grave et actuelle. "Jasmin rouge" est le symbole de cette révolution contagieuse, aux aspects si variés et complexes, mais à l'influence fracassante, qui a bouleversé le paysage politique et la société civile dans nombre de pays du Moyen Orient. La Tunisie, pays d'origine du slameur, n'a pas été en reste. La fuite de Ben Ali sous la pression populaire a été synonyme d'espoir et de transformations pour le pays.

Les vagues verbales de Nebil Daghsen bâtissent, au fil de l'album, un pont entre Orient et Occident, une toile aux influences hybrides, qui vibre de sa pluralité culturelle. L'album, enregistré entre Paris et Tunis, jongle entre langues française et arabe, sonorités orientales et occidentales. Këlem rend immédiatement manifeste la connexion entre plusieurs espaces, plusieurs cultures, plusieurs styles musicaux.


0 vote(s)
Votes
  
Veuillez patientez quelques instants...
Loading...

Merci de vous connecter pour poster un commentaire.


Login :     Mot de passe :     Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
   Pas encore inscrit?



Contacter la rédaction
NEWS DU MÊME THEME
Tags