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HK & Les Saltimbanks,
l'interview

Groupe engagé aux paroles incisives, HK & Les Saltimbanks font leur place dans le paysage musical francophone. Emmené par HK ex-membre de M.A.P, le groupe ne cesse de parcourir les routes de France. Entre une série de concerts, Notulus a eu l'occasion d'interview Kaddour, chanteur du groupe.

On vous considère comme les petits frères de Zebda, est-ce que cela a été une influence pour constituer HK & Les Saltimbanks?

Ca nous fait plaisir car c'est un groupe que l'on aime beaucoup mais on a aussi une identité propre avec des influences très variées. Ca peut aller de la chanson, au hip hop en passant par le Chaâbi, la musique traditionnelle algérienne ou d'autres musiques du monde qui viennent de l'Europe de l'Est ou de l'Amérique du Sud. Peut-être que le point commun c'est ce côté chanson engagée et à la fois festive.

Vous avez fait vos débuts avec M.A.P, qu'est-ce que cela a changé pour vous, personnellement de passer à HK & Les Saltimbanks?

C'est un univers qui est un peu plus personnel. HK & Les Saltimbanks c'est des chansons que j'ai écrit pas mal sur la route au grès de voyages, de rencontres, d'évènements. Il n'y a rien de pire quand on écrit des chansons de ne pas pouvoir les chanter, les partager, les "délivrer" c'est cet univers musical que j'avais envie de partager tout simplement.

Est-ce que la chanson "Les Temps Modernes" est une façon de dénoncer que l'on est esclave du progrès?

Oui carrément, on s'est rendu nous même esclave de cette société là. Je garde beaucoup en mémoire cette phrase de Patrick Le Lay, le gars de TF1 : "Moi mon boulot c'est de vendre du temps de cerveau disponible à Coca Cola". C'était cruel mais en même temps tellement vrai. Il a fait preuve d'une franchise effrayante mais en même temps c'est exactement ça le monde qu'est le notre. A un moment donné on ne veut plus de gens qui réfléchissent, qui est une conscience que se soit personnelle ou collective on veut des consommateurs, des gens qui, justement, ne réflechissent pas trop et qui, à un moment donné se laisse damner par un discours de communication, de publicité. C'est un mouvement de masse, se sont les médias de masse qui relayent ça. C'est le monde dans lequel on vit carrément.

Je pense que les gens de la classe moyenne se retrouvent dans vos chansons. Comment pensez-vous que votre album ai été accueilli chez les classes aisées?

Nos textes sont assez explicites, ils parlent d'eux-mêmes. Quand on écoute nos chansons on comprend assez vite ce que l'on dit. En même temps je ne suis pas quelqu'un de sectaire par principe. Quand on fait de la musique, on ne peut pas réfléchir comme ça ! On dit les choses clairement en ayant cette tribune artistique et puis notre musique, elle est de base partout, pour tout, tout le temps. Après c'est aux gens de s'y reconnaitre ou pas. Je crois beaucoup à la communauté de valeur quelque soit notre "niveau social". Si l'on a des valeurs communes, des engagements communs, si l'on a des combats communs on se ressemble et on se retrouve naturellement et on peut converger. Je ne suis pas de ceux qui pensent que tout ceux qui ont de la tune sont des grands salops et que tout les gars comme nous sont supers bons. Non, je pense que l'on a tous une conscience et qu'après c'est à chacun d'avoir ces idéaux, ses valeurs mais en tout cas les notre sont affichés clairement dans nos chansons.

Est-ce que la forme d'humour de Charlie Chaplin est quelque chose qui vous a inspiré pour réaliser "Les Temps Modernes"?

©PL

On s'est "inspiré" directement du film "Les Temps Modernes". L'œuvre de Chaplin est celle d'un génie et en même d'un visionnaire et je suis au fan aussi parce qu'il est arrivé avec son sens du comique et de l'absurde à nous parler de choses très vraies. Si l'on prend son film, c'est à une époque où l'on nous vendait du progrès et il nous montrait bien ce qui nous attendait. 70 ans après on se dit qu'il avait tout bon et c'est énorme ! J'aime ces artistes qui en plus de faire de belles œuvres artistiques d'une certaine manière nous font avancer. Donc oui, c'est vrai qu'en quelque sorte on s'est inspiré de ça.

Pourquoi avoir repris "Amsterdam" de Jacques Brel? N'étais-ce pas osé de faire en partie un slam et du rap sur ce titre?

Oui c'est sur que ça peut paraitre osé comme ça mais disons qu'elle a une histoire cette chanson. A la base, on a fait une émission sur France Inter avec Stephane Bern, "Le fou du roi" et il fallait faire une reprise donc c'était évident de prendre cette chanson là car je l'adorai. Elle a beaucoup compté pour moi, dans mon parcours. Donc on l'a fait un peu par "obligation" même si j'étais très heureux de le faire et il s'est avéré que ça été réussi, que ça été un succès ce jour là et surtout que j'ai pris un énorme plaisir à la chanter. J'ai senti qu'il se passait quelque chose dans cette version que l'on a faite et c'est pour ça qu'on a continué à la jouer sur scène. On s'y retrouvait, les gens aussi et il n'y avait pas de blasphèmes. On l'a enregistré naturellement pour pouvoir l'avoir sur disque.

A quelle occasion avez-vous eu la chance de rencontrer ce vieux Monsieur qu'est Stéphane Hessel?

C'était une soirée autour de la question palestienne. C'était débat / concert, donc lui animait la partie débat et nous on intervenait sur la partie concert. C'est le 1er jour où on l'a rencontré. Je me souviens quand il est rentré dans la salle, il est venu à nous avec ce sourire et cet éclair dans le regard qu'il peut avoir. Il s'est présenté à nous. C'était rigolo car on ne le connaissait pas vraiment à l'époque, par la suite on a appris qui il était et il s'est avéré qu'il c'était renseigné un petit peu sur nous et ça nous avait étonné. Ce petit bonhomme, l'air de rien nous faisait beaucoup rire et quand on l'a vu dans la partie débat il était toujours léger sur le ton, il maitrisait son sujet, il était pertinent et parlait d'une voix très posé presque basse et tout le monde se taisait et écoutait. C'est une rencontre qui m'a beaucoup marqué.

Pourquoi avoir choisi de faire le clip "Indignez-vous" en langue des signes?

On n'a pas choisi en fait. C'est une association de sourds qui s'appelle "Les yeux pour entendre" qui nous a sollicité. Elle voulait faire un hommage à Stéphane Hessel, car justement son livre l'avait marquée et son discours comptait beaucoup pour eux. Ils sont tombés sur notre chanson et ils nous ont demandé s'ils pouvaient l'utiliser pour faire un clip. Puis quelques mois après, ils nous envoient le clip et ce qu'ils ont fait c'était juste énorme ! On a redécouvert une autre chanson et c'est d'ailleurs quelque chose d'assez rare pour un groupe ou un artiste d'arriver à redécouvrir ses propres chansons. Ils ont réussi à nous procurer cette émotion là  et du coup on essai de diffuser largement ce travail car il y a une alchimie avec ce clip que l'on trouve simplement magnifique.

Quelle(s) parole(s) voudriez-vous donner au "Peuple de France"?

On lâche rien ! C'est bien ça ! Au-delà de l'histoire qu'à cette chanson, (ce n'est pas que propre à cette chanson, on ne va pas non plus se prendre pour qui on n'ai pas) mais on sent qu'il y a une sorte de sursaut pas qu'en France. Mais je rêve de cette génération on ne lâche rien face à cette époque dont on parlait et je rêve de ce sursaut unitaire, solidaire, humaniste et contre cette robotisation des êtres humains.


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