Musique
pub
Le quotidien indé qui ne sent pas des pieds!!
Login :


Mot de passe :


Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
Login :


Mot de passe :


Re-entrez le mot de passe :


E-mail :


Veuillez recopier le code sur l'image:
???


Erreur dans le login et/ou mot de passe

Vous n'êtes pas connecté car votre compte n'est pas activé.

Rodolphe Burger le musicien poète,
libère les sens

C'est dans une loge de la majestueuse salle Poirel à Nancy que nous avons rencontré Rodolphe Burger avant sa représentation du "Cantique des Cantiques, hommage à Mahmoud Darwich".


Ce personnage atypique de par son parcours artistique, aime tisser des liens, en tirer des fils, des fils conducteurs vers les autres, des fils électriques qui éclairent le monde.

L'histoire de ce projet en est un exemple parfait. En 2001, pour son mariage Alain Bashung demande à Rodolphe Burger de lui proposer quelques textes mis en son. Parmi plusieurs suggestions se trouvait ce petit joyaux d'axiome, fraichement traduit par Olivier Cadiot. La beauté de ces écrits sacrés ne devait pas rester dans l'instant de ce jour si intimiste, il fallait continuer à le lire... Alors comme une évidence l'EP sort sur le label Dernière Bande, les deux voix d'Alain Bashung et de Chloé Mons se faisant écho sur une musique de Rodolphe Burger.

Le fil continue donc à se tisser à s'épaissir...

Quelques années se passent, Rodolphe Burger profite d'une carte Blanche proposée par la scène Nationale de Séte pour poursuivre ce projet. L'idée d'y associer des extraits de "S 'envolent les colombes" de Mahmoud Darwich grand poète Palestinien épris de liberté et d'Amour se brode, se tisse aux textes bibliques du IV siècle avt JC. L'exercice est périlleux, car tout à l'extérieur paraît opposé, un texte ancien sacré et une poésie contemporaine, Israël et La Palestine, des instruments traditionnels et électriques, un homme et une femme. Tout ces fils se frôlent puis se mélangent. La proximité de ces deux écrits est troublante, l'Arabe et l'Hébreu deviennent proches, frères d'un même désir conter l'amour, ils mettent en exergue leurs origines communes oubliées. Les paysages, les fleurs et même les odeurs y sont familières. Nos sens sont en éveil.

©Philippe Levy

Chaque élément de ce projet est travaillé avec minutie, chaque choix ne peut être anodin. La voix des lecteurs (Ruth Rosenthal et Rayess Beck), la personnalité des musiciens (Fayçal Salhi, Julien Perraudeau, Yves Dormoy), rien n'est laissé au hasard. La musique doit se construire tantôt comme une poésie douce tantôt comme une déclaration éclatante de vie.

Entre les deux écrits un interlude se compose d'un passage du film de Jean Luc Godard, "Notre Musique". Extrait tourné dans l'aéroport de Sarajevo où l'on retrouve Mahmoud Darwich interviewé par une jeune israélienne étudiante en journalisme. Le poète y évoque sa vision des relations entre israéliens et arabes et de l'importance de la poésie.

Les fils de ce projet se sont liés, tressés en douceur par les caresses des mots et de la musique. Une corde bien solide sur laquelle l'homme peut se hisser, dépasser les murs que nous construisons entre nous pour s'élever vers ce qui nous ramène à l'essentiel, l'Amour.

Rodolphe Buger sera en concert aux dates suivantes :
- 15/03/2013 Centre Culturel Aragon Oyonnax (01)
- 24/03/13 Théâtre Municipal Rezé (44)


1 vote(s)
Votes
  
Veuillez patientez quelques instants...
Loading...

Merci de vous connecter pour poster un commentaire.


Login :     Mot de passe :     Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
   Pas encore inscrit?



Contacter la rédaction
NEWS DU MÊME THEME
Tags