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FAUVE,
confidences de vieux frères

"Fauve, on le fait pour se faire du bien pour aller mieux, pour faire les choses dont on a envie et vivre notre vie comme on l'entend."

Fauve, une belle histoire... Pourquoi cette aventure?

Ca émane d'un besoin. On avait envie de se bouger, de sortir de vies qui ne nous satisfaisaient pas entièrement. Nous étions tous arrivés à un stade de nos vies où on commençait à avoir une désillusion sur la façon dont on voyait les choses. Quand t'es un ado, que tu finis la fac tu te dis "Ok maintenant je vais travailler, je vais être en pleine autonomie, je vais pouvoir faire ce que je veux de ma vie. Ma vie va être à moi enfin !" en fait tu te rends compte qu'il y a plein de contraintes et que la vie c'est comme ça. Tu n'as pas toujours la main mise entièrement sur ta vie. Et quand on a créé Fauve ce n'était pas du tout pour changer nos vies mais s'échapper, se faire une bulle, trouver une porte de sortie, sortir des rails deux secondes et avoir quelque chose qui nous permettent de relâcher la pression.

Fauve connaît tout de même une ascension fulgurante. Vous avez joué au Bataclan et dans des salles de taille moyenne. Est-ce que, pour vous, faire un festival n'est pas quelque chose d'un peu angoissant ?

En général et depuis ces derniers mois nous jouons dans des salles accueillant en moyenne 1300 personnes. C'est vrai que dans les festivals les gens ne viennent pas que pour Fauve. On a fait pas mal de festivals l'an dernier et cette année on réitère l'expérience c'est vrai que c'est toujours un peu étrange car nous ne sommes pas des grands expérimentés des concerts, on est toujours dans l'apprentissage. Nous ne sommes pas toujours à l'aise de faire des trucs trop grands, on préfère faire des concerts plus intimistes, ça marche mieux. Quand on est à 3 km l'un de l'autre sur scène c'est un peu plus tendu ou quand il y a des crashs barrières qui font 3 m de long et que l'on est sur 5 m de hauteur ce n'est pas très marrant. On préfère être au plus proche du public, c'est pour ça que l'on essaie de faire des salles pas très grandes. C'est notre choix, en tout cas pour le moment. Notre tourneur nous avait invités à faire plusieurs grandes salles parisiennes comme l'Olympia mais on s'est dit "non" car on souhaitait garder quelque chose qui nous correspond aujourd'hui. C'est ce que l'on s'est imposé pour la tournée 2014. Dans Fauve, on aime bien être cohérent avec ce que l'on propose. De toute façon le show que l'on propose en festival et en salle n'est pas le même, on essaie d'envoyer un peu plus en festivals et à l'inverse de prendre notre temps dans les salles et faire découvrir nos chansons. Au début de Fauve on n'envisageait même pas de faire des concerts. L'avantage de faire du live c'est de faire des rencontres, discuter avec les gens, découvrir les villes qui nous accueillent. Et c'est pour ça que l'on faisait ça. Les barrières avec les gens on n'aime pas.

Comment gérez-vous ce succès ?

A l'arrache (rires). On a toujours peur de se planter mais on se dit que c'est un truc génial ce qui nous est arrivé et on s'en souviendra toute notre vie. C'est que du positif et il faut qu'on continue à faire ce que l'on fait, ce que l'on a envie de faire. Si ça continue c'est cool, si ça s'arrête et bien on se sera bien marré. Ce qui est excitant, c'est que tout ce que l'on a fait on l'a appris sur le tas. On a aucune expérience. L'industrie musicale on n'y connaissait pas grand-chose et il y a un truc qui est rassurant c'est que l'on est des potes d'enfance et on avance tous les 5, en apprenant ensemble. Il arrive que l'on se remette en question mais on n'a pas de pression et ça c'est top. Parfois ce n'est pas toujours facile à gérer. Il nous est arrivé de devoir tourner un clip et que deux semaines avant on se soit dit "ce n'est pas cette chanson là qu'il faut, c'est celle-là" on a du réécrire un scénario, trouver des acteurs,… Mais c'est un rythme qui nous plait, travailler comme ça dans l'urgence ça nous donne des pensées positives.

Vous gérez tout ?

Oui, oui carrément. On intègre vraiment tout dans notre collectif. Même au niveau marketing, promo, commercial,... c'est notre propre label. On a créé une petite structure pour ça et on gère aussi le 2.0, réseaux sociaux, site web,... C'est nous qui communiquons directement avec les personnes, on essaie de prendre du temps pour répondre aux messages et discuter avec eux. Pour nous, le fait de tout gérer ce n'est pas un truc de "contrôle fric" ou de vouloir absolument tout garder pour soi mais c'est plus parce que l'on aime s'occuper nous-mêmes des choses et de mettre les mains dans le cambouis. Comme on dit "on est jamais mieux servi que par soi-même". C'est vrai qu'il y a des choses que nous avons lâché comme la distribution des disques en magasins, c'est de la logistique pure et dure. Au début ça nous faisait marrer de recevoir les gros cartons de disques et de les emmener dans les entrepôts de la fnac. On l'a fait une ou deux fois mais après on s'est rendu compte que c'était quand même chiant de faire ça et on s'est débrouillé pour faire appel à une société de transport, mais c'était quand même galère donc au final on a lâché le truc. A partir du moment où l'on touche un plafond et que l'on n'arrive pas bien à faire les choses et qu'en plus ça nous gave, on laisse tomber. Le projet Fauve, on le fait pour se faire du bien pour aller mieux, pour faire les choses dont on a envie et vivre notre vie comme on l'entend.

Si l'on parle un peu de vos albums, on trouve tout de même un parallèle entre "Blizzard" et "Vieux Frères" qui paraît plus "lumineux". Qu'en pensez-vous?

Moi je trouve ça cohérent, c'est drôle. Tu vois pour nous ce n'est pas un concept. On ne se dit pas d'abord on fera un album sombre et ensuite un album lumineux et on oppose les deux parties. Non pas du tout. Le but c'est vraiment de raconter ce que l'on vit et avec "Vieux Frères" c'est nous et ça raconte ce que nous avons vécu du début de Fauve jusqu'à il y a un an et "Vieux Frères 2" racontera la suite. C'est vraiment chronologique et c'est aussi pour cela que les chansons de l'album sont dans cette ordre. Au niveau des textes il y a quelque chose qui est important : il faut que tous les mecs du groupe cautionnent les textes, sinon on ne les sort pas. Chacun a bien sûr un ressenti différent, nous n'avons pas tous vécus les mêmes choses mais on est suffisant proche pour être d'accord sur ce que l'on va sortir.

L'avenir de Fauve ?

Déjà le truc ultime que l'on a envie d'éviter c'est de retourner dans une routine. Juste le fait de s'habituer à certaine chose et d'apprécier moins certains détails ça on veut l'éviter. La structure que l'on a monté à la base c'était pour faire quelque chose de très large. Ce que l'on aimerait bien faire c'est garder cette structure et faire autre chose, je ne sais pas sortir des bouquins, faires des courts métrages,…

Salma Ettouji


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