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©Gérald Valentin

Java,
un groupe festif, volontairement inclassable

Lors du dernier Nancy Jazz Pulsation, l'équipe de Notulus a eu le plaisir d'interviewer le groupe Java. Bonne humeur et mélange des genres étaient au rendez-vous...

Si vous étiez disquaire dans quel bac vous placeriez-vous?

(rires) Il faudrait plusieurs CD, je les mettrais dans plusieurs bacs ! Dans le rock, le festif, le Hip hop, la chanson française...
Il y a d'autres groupes comme cela, les Roots par exemple. Ils étaient incontestablement Hip-Hop mais ils avaient avec eux d'autres musiciens qui faisaient appel à d'autres mondes, d'autres influences comme Steve Coleman. Java a la même approche, le mélange des genres.

Vous gardez avec vous un instrument très frenchy, qui dénote. L'accordéon aujourd'hui ce n'est pas banal !

Il y a des festivals où l'accordéon est un facteur de refus ! On s'est déjà retrouvé dans cette situation...
A partir du moment où les programmateurs apprenaient que nous étions un groupe avec un accordéon, on n'était plus invité. Pourtant c'est un instrument très glamour, très classe !
Les maisons de disques, qui se disent suivre le mouvement alternatif, ont un certain mépris pour les musiques festives. La France a tendance à ne pas mélanger les musiques intellos ou festives...

Pourtant vos albums sont composés avec ce mélange si intéressant que cela vous apporte votre propre style !

Oui mais il y a une sorte de méfiance entre les sons du passé comme peut l'être la musette et les sons du présent. On joue de ce cliché, ce mélange de Rap/Musette. On vient d'univers différents, on s'est auto-colonisés (rires). C'est marrant mais cela met en évidence que l'on a en France un problème d'identité culturelle et tout cela amené par l'uniformisation de la musique. Alors que le secret c'est de gagner de l'espace pour s'ouvrir sur l'extérieur.

Vous chantez en français, c'est un choix difficile à faire aujourd'hui ?

©Gérald Valentin
©Gérald Valentin

C'est simple, si on chantait en anglais, on s'exporterait mieux ! Le hip hop français ne s'exporte pas ! La musique française exempt la musique électronique s'exporte peu. Il y a quelques exceptions comme la Mano Negra et les Négresses Vertes mais cela reste anecdotique.
Paradoxalement ceux qui font la meilleure promotion de la langue française ce sont des personnes de la musique du monde, de la musique africaine; ils viennent même enregistrer à Paris. Comme si la langue française était maudite ! Et puis pour en revenir à la question, on veut redonner du goût, de la personnalité à la langue française.

Dans votre dernier album, vous mettez en évidence vos racines parisiennes, pourtant vous n'avez pas le style parisien... ce côté chic, pop ou carrément électro... Pouvez-vous nous en dire deux mots?

(rires) On a une image de Paris à la Thierry Ardisson. Paris, c'est tout simplement plusieurs villages : l'Ouest de Paris, c'est plutôt intello. La French touch, par exemple, eh bien c'est Paris Ouest, c'est Versailles, Alors que l'Est, c'est plutôt le quartiers des musiciens. En même temps, on a pas vraiment de fierté par rapport à Paris, nous ce que l'on veut c'est s'approprier l'espace !


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Java nait en 1998 de la rencontre entre deux parisiens : le compositeur Fixi et l'auteur R.wan.

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