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Cerrone,
un artiste passionné et intemporel

Créatif et visionnaire, Cerrone est un passionné qui se nourrit de son travail et du bonheur de partager sa musique avec le public depuis plus de trente ans. Dans une interview exclusive accordée à Notulus, il révèle ses projets et sa vision de la musique.

Plus de trente ans de carrière, des créations très variées, de nombreux succès et récompenses... Qu'est-ce qui vous pousse à continuer ? Quel est votre secret ?

Ce qui m'a toujours dirigé dans ma vie c'est ma passion. Je suis un créatif, c'est vital pour moi de créer. L'Art prend beaucoup de place dans ma vie. Mon secret... je crois vraiment que quand on est passionné et travailleur et qu'on s'investit à fond dans un projet, ça finit par payer. Si je peux donner un conseil aux jeunes artistes qui essaient de se buzzer sur le net, c'est de travailler, ne jamais perdre espoir car l'effort est récompensé un jour ou l'autre. Je ne sais pas exactement comment j'ai fait jusqu'à aujourd'hui, mais j'ai toujours eu ma bonne étoile au bon moment.

Comment faites-vous pour trouver de nouveaux talents sur la toile ? Pensez-vous effectivement que les outils sont différents aujourd'hui ? Si oui, est-ce un bien pour la profession ?

La toile vient bouleverser l'ordre dominant des médias d'autrefois, la suprématie des Radios, les coûts exorbitants de la pub TV... Les infos tombent du net tout simplement parce que le net a l'avantage d'être intemporel et illimité. N'importe où dans le monde, on peut écouter, regarder, vibrer et vivre un évènement qu'on n'aurait jamais pu voir ou revoir à l'autre bout de la planète. La profession n'a plus le choix, les artistes et les labels doivent passer par cet outil. A Malligator, mon label, j'ai embauché des gens qui ne s'occupent que de ça : la web promo. Tout n'est pas encore installé complètement, il n'y a pas encore de nouveau modèle dominant pour la musique; ça part dans tous les sens, ça évolue de jours en jours mais tout est prometteur. Le seul bémol que je vois par contre, c'est la rapidité avec laquelle les gens vont se lasser d'un phénomène qui pourtant a beaucoup 'buzzé'; cela donne au monde de la musique une certaine précarité aussi assez flippante...

Etes-vous plutôt du genre Dalida "Moi je veux mourir sur scène" ou Eddy Mitchell "J'arrête par respect pour mon public" ?

Je ne me suis pas encore vraiment posé la question. Mon instrument est très physique, je ne sais pas si je pourrai tenir le rythme longtemps, comme à mes débuts. Je me projette plus comme un producteur (de musique et d'évènements) à l'avenir. J'ai la chance de posséder un gros catalogue très vivant qui me permet aussi d'envisager l'avenir plus sereinement... Pour l'instant, je me penche sur le Projet de "Supernature Project" : nouvel album electro-symphonique très atypique, avec une tournée mondiale...

Est-ce que vous avez le temps d'écouter la radio ? Si oui, la(les) quelle(s) ?

Je suis attentif à ce qui se passe musicalement dans le monde. J'écoute plus souvent les radios lorsque je suis à l'étranger, j'aime savoir ce qu'écoutent les autres pays, à quoi ils sont sensibles...
En France, pas besoin d'écouter la radio pour savoir que la créativité est au plus bas. Les radios perdent énormément de pouvoir en France, et ça ne m'étonne pas : au bureau chez Malligator, quand nous choisissons une station, nous devons souvent l'enlever au bout d'une demi-journée tellement c'est nul et répétitif. Les gens ont prix la liberté grâce au net d'écouter ce qu'ils veulent quand ils le veulent. C'est positif pour les jeunes créatifs. Lorsque j'ai commencé à vouloir sortir mes titres et les diffuser en radio, elles ne voulaient même pas écouter car ce n'était pas "au format". Aujourd'hui le formatage implose, les règles changent, il était temps!

Qu'est-ce que cela vous procure de voir danser des milliers de personnes en live ?

Quand j'arrive sur scène et vois tout le public avec la banane cela m'éclate vraiment. Je crois avoir su imposer mon son, ma couleur rythmique, mes arrangements musicaux. De voir aussi un public âgé de 18 à 45 ans, c'est un vrai cadeau qu'ils me font. Et c'est la fête à chaque fois, que ce soit devant plusieurs dizaines de milliers de personnes ou pour un showcase de 2000 personnes, ça fini en délire. Que voulez vous que je ressente ? Que du plaisirâ¦

Quel est pour vous l'endroit absolument incontournable des nuits parisiennes ?

Les clubs font leur possible pour survivre au nouveau mode d'écoute de la musique. La musique est devenue très personnelle, il suffit de se balader dans la rue pour voir à quel point le lecteur mp3 est populaire. En pratique, écouter de la musique d'un DJ dans un club est devenu un peu obsolète. Avant il fallait aller dans un club pour écouter de la bonne musique, c'était un rite une messe un évènement d'y aller! Aujourd'hui il suffit d'un casque et d'un mp3. Les podcasts des DJs sont téléchargés, plus besoin d'aller en club la fête est dans votre poche.
D'où un déclin certain de la fréquentation et de l'attrait des clubs....si on rajoute la crise, les prix exorbitants, l'interdiction de fumer et les fermetures administratives de lieux légendaires (regardez sur facebook et sur le net les pétitions contre la mort des nuits parisiennes!), je pense qu'on peut raisonnablement dire qu'on est mal barrés à Paris! Et puis les grandes années clubbing ont été tirées aussi par des lieux leaders et mythiques comme le Palace à Paris le Club 54 à N.Y⦠aujourd'hui il n'y en a plus vraiment que ce soit en France ou à NY, c'est la crise de la création dans tout les sens !

Vous avez été récompensé de nombreuses fois pour votre travail, pouvez-vous nous parler de votre décoration des Arts et Métiers ? Oups, des Arts et des Lettres, pardon !

Non, ma décoration Française n'est pas celle des arts et métiers mais des Arts et des Lettres, c'est mieux, enfin pour moi. Ca fait toujours plaisirs d'être récompensé les Prix n'ont jamais été ma grande motivation, que ce soit quand j'étais gamin les belles images, ou plus tard avoir des bonne notes aux examensâ¦â¦C'est sympa, mais point !

"La musique adoucit les mœurs", avez-vous une anecdote pour appuyer cela ?

Ou les excite aussi⦠héhé je ne sais pas ce que je préfère entre les 2 !

On a lu votre coup de gueule au sujet d'Hadopi. Quels retours en avez-vous eu ?

Je suis content de voir aujourd'hui que les choses ont changé progressivement, qu'Hadopi est obsolète et inefficace. Maintenant, on commence à entendre : "Et si Cerrone avait vu juste?», on en revient à des propositions de licence globale (déguisées sous d'autres termes mais ça revient au même), qui est, et je le dis depuis le départ, la seule solution applicable et équitable. Je suis impatient de voir comment les choses vont évoluer.

Aujourd'hui, avec qui aimeriez-vous travailler ? Qu'est-ce que vous recherchez dans la collaboration avec un autre artiste ?

Il y a toujours des artistes qui m'inspirent, U2 pour leur live, Prince pour sa liberté de création et son efficacité, Lady Gaga pour sa réussite à s'imposer sans se faire formater... Le meilleur dans une collaboration, c'est que chacun apporte un savoir faire et une médiatisation à l'autre. Je fais souvent des associations d'artistes (peintres: Francois Coorens, video-painter: Marcus Kreiss pour le clip de "Paradise" remixé par Joey Negro, photographes : Anne Catherine Becker Echivart, Lionel Deluy, artistes-scientifiques : Rodolphe Von Gombergh pour le tout dernier clip de "Supernature Project", que je vous invite à voir sur youtube, + tous les remixers de talent) et en général ce sont toujours des collaborations où les artistes ressortent gagnants, tout comme moi !

A quand un prochain événement du grand roi de la dance ?

(Rires) Je prévois une tournée mondiale qui débutera en Juillet 2010 à Paris pour se poursuivre dans les capitales mondiales, sur le thème de SUPERNATURE.
Je crois en la technologie et au génie humain pour sortir la planète du dilemme auquel elle est confrontée actuellement, et c'est avec cette philosophie que je vais monter mon prochain grand live⦠Premiers pas avant la tournée, un album Symphonique et électronique en variations autour de mon album de 1977 Supernature ⦠et déjà disponible le premier single extrait de cet album: Supernature Project Feat Dax Riders, est déjà en vente sur toutes les plateformes digitales.


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Plus de 30 millions d'albums vendus à travers le monde, une douzaine de trophées, 5 Awards et le Golden Globe comme «Best Producer of the year» en poche, Cerrone est sacré maître des dancefloors devant plusieurs centaines de milliers de spectateurs...

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