Musique
pub
Le quotidien indé qui ne sent pas des pieds!!
Login :


Mot de passe :


Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
Login :


Mot de passe :


Re-entrez le mot de passe :


E-mail :


Veuillez recopier le code sur l'image:
???


Erreur dans le login et/ou mot de passe

Vous n'êtes pas connecté car votre compte n'est pas activé.

©Brice M. / Emeute Visuelle

Les Ogres de Barback ont du coeur

Interview des Ogres de Barback le 19 décembre 2009 dans le cadre de la manifestation les "Rockeurs ont du Cœur" (un cadeau contre une entrée de concert, voir site)...

Le vent glacial n'est pas venu à bout de la chaude ambiance du Tanzmatten. Les "Rockeurs ont du Cœur" ont su réchauffer les plus frileux puisque les concerts affichaient "complet" dès le début de l'après midi. Une montagne de cadeaux (une place de concert contre un cadeau) ornait l'entrée de la salle et derrière un verre de vin chaud à la main, Sam, musicien compositeur de la fratrie des Ogres, nous attendait.

- On a l'impression que vous cherchez à être discret sur vos vies ?

Sam : Oui, c'est vrai, mais c'est aussi un peu entre les deux, au niveau des gros médias (ça dépend desquels), on aimerait que l'on parle un peu plus de nous.

- On vous retrouve engagés dans des manifestations en rapport avec la solidarité, l'associatif et ce soir vous êtes présents pour l'événement les "Rockeurs ont du Cœur". Ãtes-vous toujours attachés, malgré votre célébrité (plus de 200 000 disques vendus), à ce genre de manifestation ?

Sam : C'est une opération que nous avons déjà faite deux fois, pas ici mais en région parisienne. On avait été impressionné par la montagne de cadeaux qui était arrivée : c'est un très beau souvenir.
Là par exemple, on a fait une trentaine de dates, on choisit de faire trois ou quatre concerts un peu différents. On a beaucoup de demandes, on essaie de regarder les mieux, ceux auxquels cela servira le plus d'y aller. Et du coup sur une tournée d'une trentaine de dates, il y a eu cinq concerts où on défend des choses comme cela, un peu spéciales, de soutien ou simplement pour faire parler du truc... Le reste, ce sont des concerts plus classiques.

- Depuis le temps que vous tournez, avez-vous toujours envie d'aller à la recherche de votre public ?

Sam : Oui oui, c'est toujours pareil. A la fin, on aime se rendre sur le stand de vente de T-Shirts pour rencontrer les gens. C'est quelque chose que l'on essaie de garder depuis le début. Ce n'est pas pesant. Et puis, on ne s'ennuie jamais parce qu'on change régulièrement de projet, de type de salle. Des fois, on va jouer dans des théâtres assis, des fois dans des salles de Rock'n roll, des fois sous chapiteau. On change tout le temps de projet comme ça, ça nous permet de ne jamais nous ennuyer, de ne jamais être lassés.

- Ãa demande une préparation différente à chaque fois ?

Sam : oui oui, on fait une résidence, une répèt'. On envisage à chaque fois quelque chose de différent pour qu'il n'y ait pas de routine. C'est aussi pour nous, pour être certain de ne pas refaire la même chose et puis pour les gens, car on a un public assez fidèle qui revient nous voir régulièrement. Si les gens voient trois fois la même chose, on se dit qu'ils vont en avoir ras-le-bol. Voilà pourquoi on change.

- Comment travaillez-vous vos compos ?

Sam : Hé bé, on habite chacun des coins différents. On ne se voit pas trop. C'est Fred qui écrit les textes. Il nous en propose plein, et puis là-dedans on pioche. On s'enferme une semaine tous les quatre pour écrire les musiques. C'est un enfermement. Dans un endroit paumé pour être certain qu'on ne fera que cela. On travaille du matin au soir.

- Et pour le décor, l'ambiance scénique ?

Sam : C'est dans d'autres moments, on se réunit dans les salles. On construit le décor en répétant les chansons pour le spectacle.

- Est-ce vous qui montez les décors ?

Sam : C'est nous, oui, mais avec l'aide de quelqu'un. C'est nous qui amenons les idées, on lui fait des plans. C'est quelqu'un que l'on connait bien, qui bosse avec le Royal De Luxe, qui est donc un pro du décor : il nous monte quelque chose en deux secondes.

©JiF

- On sait que vous aimez parcourir le monde : quels seront vos prochains grands voyages ?

Sam : Il y en a beaucoup de prévus, l'année prochaine; on va faire beaucoup moins de dates en France. Cette année, on part en Arménie, sur l'île de la Réunion et puis on va repartir en Afrique, au Rwanda. Il y a donc trois grands voyages prévus l'année prochaine et puis il y en aura d'autres qui vont se faire puisque le troisième volet de "Pitt Ocha" va aussi sortir. On ne sait pas vraiment quand et ce sera encore un voyage. Il faut donc aller chercher de nouveaux sons un peu partout.

- Comment se passe la création de l'histoire de "Pitt Ocha" ? Est-ce les voyages qui vous inspirent ou le contraire ?

Sam : C'est un peu des deux : on part déjà sur une petite idée de l'histoire. Par contre, on sait que ce sera un nouveau voyage, donc autant aller chercher des histoires partout !

- Comment faites-vous le choix de vos destinations ?

Sam : Par des rencontres : pour l'Arménie, on a rencontré quelqu'un qui nous a trouvé des concerts là-bas. On s'est dit que c'était l'occasion d'y aller. Nous avons rencontré cette personne lors d'un concert.

- Et pour le Rwanda ?

Sam : On y retourne car on a un nouveau projet là-bas. On a rencontré des chanteuses, assez âgées, des mamies quoi, qui chantent des chansons qu'elles connaissaient quand elles étaient petites. Et le projet, ce serait de les enregistrer car elles disent que ces chansons, plus personne ne les connait à par elles. Donc si on ne les enregistre pas, elles seront oubliées complétement. Donc voilà, le projet. Là, c'est y retourner et enregistrer ces femmes qui chantent. On ne sait pas ce que l'on va en faire mais elles seront enregistrées.

- Mais alors quand vous posez-vous?

Sam : C'est vrai qu'on ne se pose pas souvent. Quand on ne tourne pas, on fait des disques. Cela nous va très bien comme ça pour l'instant. On fait beaucoup de voyages mais quand on ne fait pas de concerts, on fait des disques. Cela nous permet de faire des choses chez nous. C'est important pour l'équilibre du groupe.

- Vous avez fait participer les enfants des Ogres sur le dernier "Pitt Ocha", est-ce venu naturellement ?

Sam : Oui, ils n'avaient pas le choix. C'est vrai que sur le dernier album, ils ont tous participé. Sur le prochain ce sera pareil !

- Est-ce que vos albums vont évoluer avec l'âge des enfants qui vous entourent ?

Sam : Oui, on s'est d'ailleurs aperçu qu'il y avait moins de berceuses qu'avant et justement on se force à en refaire. On souhaite que tous les gamins puissent l'écouter. Sur le disque qui vient de sortir, on s'est aperçu que les enfants de huit - neuf ans l'aimaient bien. Plus petits, plus grands beaucoup moins, c'est pas fait exprès mais c'est tombé comme ça. Le prochain, on verra.

- Une dernière question au sujet de votre organisation : Irfan (ndlr : label du groupe) c'est vous aussi ?
Vous ne souhaitez appartenir à personne et rester libres et indépendants ? Est-ce viable?

Sam : En fait, ça dépend des années : c'est vivable financièrement quand on a de grosses sorties comme celle-là, les comptes respirent un peu. L'avantage c'est d'être libre, de faire ce que l'on veut, quand on veut. On ne demande rien à personne. C'est un avantage énorme, c'est d'ailleurs pour cela que l'on fait cela. L'inconvénient, c'est que l'on est obligé de bosser tout le temps parce que si une année on ne sort rien, l'argent ne rentre pas. Les concerts sont faits pour que l'on ait un salaire à la fin du mois. Par contre IRFAN, ça s'équilibre tout seul. C'est-à-dire que l'on fait des disques et l'argent récolté va payer le disque d'après. C'est pour cela qu'il faut qu'on en sorte assez souvent, sinon quand l'argent ne rentre pas...



0 vote(s)
Votes
  
Veuillez patientez quelques instants...
Loading...

Merci de vous connecter pour poster un commentaire.


Login :     Mot de passe :     Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
   Pas encore inscrit?



Contacter la rédaction
Les Ogres de Barback
Les Ogres de Barback

C'est une déjà longue histoire. Foncièrement singulière et profondément marquée du sceau de la liberté, à tous niveaux. Nous n'avons pas ici la place de vous la narrer dans le détail.
En quelques mots donc…

Lire la suite
Site web lié à la news
NEWS DU MÊME THEME
Tags