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"Le centre commercial",
un album admirablement glauque

A une époque où l'on veut du festif, de l'apaisement et de l'espoir en barre, on écoute le quatrième album de Bertrand Louis et ses humeurs de fauve, et on comprend sa douleur.

Dès la première chanson, "Les yeux secs" (tu l'as voulu, tu l'as ton mec/tu l'as voulu faudra faire avec), c'est trop tard, on peut s'attendre au pire. Dans cet opus inconfortable, construit comme un thriller dont le sombre héros va inéluctablement commettre l'irréparable, Bertrand Louis mêle en effet pornstars, centres commerciaux, CRS, tremblements de terre, crimes et autres éléments tantôt dérangeants, indécents, effroyables ou répugnants. Le tout avec une indéfectible disctinction et un sens explosif du détournement.
Ce nouvel album fait l'effet d'un coup de poing. C'est trouble, c'est noir, couleur d'"abîme" et d'"ennui" : misère consommatrice des vies pauvres, pauvre misérable ambition des faiseurs de succès, recherche du mal comme rédemption, marginalité d'un tueur en série qui prend seul avec lui-même son plaisir meurtrier (Je ne jouis que si tu meurs)...
La majeur partie du disque a été enregistrée à Bruxelles par Rudy Coclet (l'ingé son d'Arno). On y entend les batteries lourdes d'Amaury Blanchard, les guitares tranchantes de Geoffrey Burton (le guitariste d'Arno) et l'utilisation originale des sons de piano préparé façon John Cage.
Dans cette mise en abîme, on oscille entre l'ironie mordante ("La putain publicitaire", "20H00", "On n'est pas à l'abri d'un succès"...), le romantisme noir ("Fin septembre début octobre", "Le monde à l'envers", "Les yeux secs"...) et le meurtre ("Scène de crime", "Le centre commercial").

Les textes mélangent comme à l'habitude, citations littéraires, slogans publicitaires («Je suis belle ô mortels comme un rêve publicitaire... je ne suis pas jolie, je suis pire») , mais avec cette fois un côté plus cru et plus radical (Dis-moi pourquoi tu pleures, pauvre petite fille riche, attachée au radiateur...) ou encore (Allez vas-y fais-moi mal, que je te montre un peu, mon côté sentimental, tiré par les cheveux...). On notera également la mise en musique d'un poème de Houellebecq «Hypermarché Novembre» qui clôture l'album d'une manière admirablement glauque.

"Le Centre Commercial" disponible le 1er février 2010.


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Bertrand Louis
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