Musique
pub
Le quotidien indé qui ne sent pas des pieds!!
Login :


Mot de passe :


Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
Login :


Mot de passe :


Re-entrez le mot de passe :


E-mail :


Veuillez recopier le code sur l'image:
???


Erreur dans le login et/ou mot de passe

Vous n'êtes pas connecté car votre compte n'est pas activé.

©Pierre Wetzel

Interview des Touffes Krétiennes

A l'occasion de leur concert au Rack'Am à Brétigny-sur-Orge (91) le 12 mars, Pepito, l'un des trompettistes du groupe "Les Touffes Krétiennes" a accordé une interview à la rédaction de Notulus. Un moment très agréable, qui nous permet de découvrir un groupe, où musique et joie de vivre ne font qu'un.

Vous êtes des musiciens issus de plusieurs groupes, comment vous êtes vous connus et comment vous est venue l'idée de former les Touffes Krétiennes ?

Pépito : On s'est rencontré, en fait il y a des années sur des festivals, dans des salles, avec au début les Ogres de Barback, Les Fils de Teupuh et les Hurlements d'Léo et puis à force de se croiser, de se voir souvent, pour ceux qui avaient un peu de temps, et dans les périodes où on ne jouaient pas ensemble, on a décidé de faire une fanfare et de partir à Barcelone. Et depuis, ça a fait des petits, il y a des gens qui ne sont plus là, d'autres qui sont arrivés et ça fait 7ans qu'on est sur la route.

Et Barcelone vous y êtes toujours ou c'était un port d'attache au départ ?

C'était un port d'attache au départ mais là, on a envie d'y retourner cet été, on y va souvent en fait.

C'est votre lieu d'inspiration ?

Voilà, non et puis on y va en vacances parce que maintenant, on a pas mal d'amis là-bas, on y va quand on a le temps parce que ça joue pas mal avec les Touffes, en France, un peu partout, donc c'est chouette.

Quel est votre point commun à tous ? S'il n'y en avait qu'un ?

Notre point commun à tous ? Eh ben à la base ce sont des amis qui jouent de la musique et qui se sont rejoints pour faire des reprises des années 80 des groupes qu'ils aimaient bien dans le temps, rock, funk, disco, voilà. Et puis faire de la musique ensemble, se revoir même si tout s'arrête, se revoir et faire de la musique dans une autre formation. Oui faire de la musique tout simplement.

J'imagine que pour la plupart d'entre vous, vous jouez avec vos groupes respectifs. Comment vous organisez-vous pour créer et répéter ? Bon ça vous le faites plus ou moins à Barcelone ou vous avez des points de rencontre réguliers ou c'est plutôt au feeling, au gré du vent ?

Bon ben c'est un peu tout ça en fait. C'est pas mal de feeling je dirais, en parenthèse feeling de démerde, ça se fait plus comme ça.

Donc c'est vraiment à l'inspiration, il n'y a pas d'objectif, c'est vraiment par rapport au ressenti et à la disponibilité du moment ?

Voilà, c'est surtout ça, le plaisir de se retrouver. On arrive à se bloquer des périodes, à faire des choses, enfin à avoir des projets. Tu vois là, on revient des Etats-Unis, on s'était vraiment donné une période comme ça, c'est dur après de le faire sur une année ou deux. L'année prochaine, y'a plein de musiciens de tous ces groupes-là où leur projet principal sort un disque donc on va sans doute moins jouer avec les Touffes. Ben, ils préparent un disque, voilà. Mais en tout cas cette année, on peut se permettre de jouer beaucoup.

Le projet des Touffes est de faire des reprises des années 80 mais je suppose que vous n'avez pas tous été influencés que par les années 80. Quelles sont vos influences musicales ?

Oh non, y'a de tout ! Des trucs qui partent un peu electro, disco, on part aussi sur quelques compos mais on fait des reprises parce qu'on aime bien ça, on s'éclate bien à les détourner en tout cas. Non sinon, c'est à l'envie. Il y en a qui ramènent une reprise à faire, un vieux truc qu'on arrive à détourner en faisant des plans electro à l'intérieur, des trucs comme ça avec plein de cuivres à un moment où on se doute pas qu'il puisse y en avoir et puis voilou !

C'est faire exploser les barrières musicales, la mixité des genres pour que ce soit festif ?

Oui c'est ça faire exploser les barrières musicales

Et le côté costume, la touche vestimentaire kitch des années 80, ça vous apporte quoi, c'est pour pimenter la fête ?

On ne joue pas costumés, non non. On a des tenues un peu disco rigolotes. Ca fait un peu⦠comment dire... on est tous un peu habillés à la Starsky et Huch. Oui, le petit côté kitcho une teinte d'humour.

Est-ce que vous êtes toujours le même nombre de musiciens sur scène ?

Oui on fait varié entre 10 et 12. En ce moment on est plus 12 que 10 mais ça fait pas mal de musiciens sur scène, oui.

Et ce nombre de musiciens c'est en fonction du nombre de musiciens disponible j'imagine mais est-ce que c'est aussi pour s'adapter aux contraintes scéniques des endroits où vous jouez ?

Non, non, non. C'est plus par rapport aux personnes. En fait c'est plein de remplaçants mais on arrive toujours à être 12 par spectacle avec les gens qui connaissent les morceaux donc ce n'est pas par rapport à la scène, petite ou grande. On est tout le temps 12.

Est-ce que vous avez toujours le même plaisir à jouer que ce soit sur une grande scène ou une petite ?

On a toujours le même plaisir à jouer ensemble. Après ... (rires), on en prend plus bien sûr... Par exemple, on a fait le premier de l'an à Saint-Petersbourg, y'avait 30.000 personnes devant (rires) Donc c'est marrant de faire des trucs de fou comme ça pour nous, ça nous fait marrer parce qu'on a commencé dans la rue à faire la manche sur les Ramblas et on fini comme ça à jouer devant 30.000 personnes. Donc c'est marrant mais bon, ça n'arrive pas tous les jours. Maintenant, on y prend énormément de plaisir mais on prend du plaisir à jouer un peu partout. Des fois avec 30 personnes dans une bonne salle, il se passe vraiment plein de choses, c'est rigolo.

Qu'est ce qui vous éclate sur scène ?

Ce qui nous éclate sur scène ? (rires) Ben c'est déjà les transforms, faire des morceaux, j'sais pas, pt'être pas parodiés mais au moins réactualisés.

Comment aimez-vous voir votre public ? Qu'est ce qui fait que vous allez vous dire, c'est bon, c'est gagné ?

On voit en général si la sauce prend déjà dès le premier quart d'heure. Là on voit déjà si ça marche si tout le monde fait des reprises de "Rage against the machine", des choses comme ça et les gens ils apprécient d'écouter des morceaux comme ça un peu revisités. Et en fait nous on les a repris, on les a remodelés, c'est ça qui est marrant et les gens y prennent plus de plaisir encore. Enfin, c'est une impression.

Quel est votre plus beau souvenir de scène ?

Humm, notre plus beau souvenir... Y'en a eu pas mal donc euh.... si devait y en avoir un seul, j'étais content l'an dernier quand on a joué au Sziget parce que on est allé jouer en Hongrie en ce disant on va aller voir ce que ça donne là-bas. Et depuis, on y est retourné cinq six fois. Là-bas, plus on joue, plus y'a de monde et puis de finir au Sziget devant 15000 personnes c'était super ! Et puis de jouer en acoustique dans des petites salles à une scène comme ça, jouer à 20h30 sur un des plus gros festivals d'Europe, finalement, c'est assez marrant. Et depuis, on y retourne, on joue devant de plus en plus de monde en Hongrie et ça fait plaisir qu'il y ait une telle évolution. Après, ça ne durera pas tout le temps mais en attendant, ça fait plaisir.

On sait que votre nom "Les Touffes Krétiennes" fait référence à l'appellation d'un gâteau "un étouffe chrétien". Si c'était à refaire, choisiriez-vous le même nom ?

Je ne sais pas ! Je sais que ça nous bloque par exemple pour les financements. Là on a pas mal de plans à l'étranger. Y'a les bureaux export, les institutions françaises qui donnent des subventions, et à cause du nom, ça bloque. On a aussi des problèmes d'invitation à cause du nom. Dans "krétiennes", il y a une connotation catholique et même si ça n'a rien à voir, que c'est plutôt une joke. Nous étions aux Etats-Unis la semaine dernière, on dormait à Harlem et on faisait de la pub pour le concert du soir, et y'a plein de blacks qui venaient nous dire "oh faites gaffes, vous êtes catholiques et ils vont tous le dimanche faire du gospel à la messe". Alors faut leur dire "non, non, Touffes Krétiennes, c'est un groupes de jeunes, qui fait de la musique pour rigoler, donc ... bref, on n'est pas trop rentré dans les détails. Pour le nom, on aurait peut-être pu trouver autre chose. Au départ c'était fanfare-fanfare et en général, toutes les fanfares ont un peu un nom à la con du genre les "Ouai, c'est cool", les 'Ouiches Lorraines", la fanfare " La Vaginale " à Tours. Voilà... les fanfares ont toujours un nom un petit peu débile... 'Les Fils de Teupuh" aussi. Je sais que eux aussi, il y a certains financement à l'étrangers qu'ils n'ont pas à cause de leur nom.Ca ne représente pas bien le nom de la France.

N'avez-vous jamais eu de problème avec les institutions religieuses quant à votre none sexy ?

Non pas du tout ! Et au contraire, on a été invité à jouer pour la jeunesse catholique, je ne sais plus où... mais on a refusé parce qu'on ne veut pas jouer déjà pour des trucs politiques ou autre et donc religieux non plus. Ce n'est pas trop notre créneau. Donc on leur a dit non. Mais ça nous a fait marrer que ce soit la jeunesse catholique qui nous invite à venir jouer.


2 vote(s)
Votes
  
Veuillez patientez quelques instants...
Loading...

Merci de vous connecter pour poster un commentaire.


Login :     Mot de passe :     Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
   Pas encore inscrit?



Contacter la rédaction
NEWS DU MÊME THEME
Tags