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Pleymo

Membre du groupe : Mark : Vocal lead / Benoit : basses / Davy : guitares / Fred : drums / Erik : guitares / Frank : Scratch : backing vocal

«Je ne rentre pas dans vos cases» balance avec rage et détermination le chanteur de Pleymo sur le premier titre de «Alphabet Prison».

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La chanson s'appelle certes «Vanité», mais il devient vite évident, à l'écoute du quatrième album du groupe, que cette affirmation catégorique n'a rien de présomptueux. Les six parisiens ont mûri, grandi, évolué. «Keçkispasse ?», leur premier album sorti en 1999 sur un label indépendant, collait de près au rap-métal alors en vogue. Les Pleymo, à peine nés, évoluaient déjà étroitement avec la «Team Nowhere», le collectif qui a révélé Aqme, Enhancer, et autres fleurons du métal hexagonal : l'union fait la force, adage une fois de plus confirmé. Trois ans plus tard, ils signaient avec une major en prenant soin de garder le contrôle artistique total sur leurs projets à venir (trois membres du groupe sont graphistes, le chanteur Mark Maggiori réalise des clips et vient de signer son premier livre, «Helmet Boy» qui sera disponible dans une version collector du nouvel album). Vint donc en 2002 le deuxième opus «Episode 2 : Medecine Cake», qui lorgnait en sus vers le hip-hop et fit un carton. Prolifique, le groupe enchaîna l'année suivante avec «Rock» qui lui valut une nomination aux Victoires de la musique dans la catégorie «meilleur groupe» ainsi qu'aux MTV Music Arwards, après 250 000 albums vendus dans le monde entier et un dvd d'or («Ce soir c'est grand soir», live au Zénith de Paris), les revoilà, mutation accomplie. Sur «Alphabet Prison», Mark (chanteur), Benoît (basse), Davy (guitare), Fred (batterie), Erik (guitare) et Frank (scratch/backing vocaux) se sont libérés des geôles stylistiques : ils font du rock, point barre. Bien sûr et heureusement, leur penchant commun pour la version bruyante de l'idiome demeure, mais l'éventail s'est considérablement élargi. Ainsi des titres quasiment «ambiant» comme «Je regrette» côtoient-ils d'impitoyables décharges soniques comme «Zéphyr». Des clins d'oeil au Japon (où les Pleymo ont effectué quatre tournées «mémorables») tels «4 A.M. Roppongi» ou le bonus track «Mantras» (disponible uniquement sur la version japonaise de l'album), s'intègrent harmonieusement à l'ensemble. Les textes ne sont pas en reste, qui dévoilent un groupe désormais doté d'une substance et d'une profondeur inédite. Une douce nostalgie, jadis inimaginable, flotte sur «Un parfum nommé 16 ans» et «Qu'est-ce qu'il nous restera». «Le nouveau monde» et «Adrénaline» (le premier single, au clip réalisé par Mark à Los Angeles) sont d'implacables constats - le regard percutant que seuls de jeunes observateurs doués peuvent porter sur la société actuelle.
«Adrénaline», et plus généralement l'album entier, a d'ailleurs donné naissance à «Helmet Boy», le livre de Mark qui raconte l'histoire d'un jeune ado de L.A. paumé entre deux vies, celle d'un gamin ordinaire et l'existence désabusée des «freaks»sans repères de son quartier.
«À l'arrivée, toutes les chansons traitent peu ou prou du langage, de la communication, ou plus précisément de son absence, des multiples obstacles qui, trop souvent, viennent la bloquer» résume Mark pour expliquer le titre «Alphabet Prison»… Aucune interférence n'est en revanche venue parasiter l'échange entre Pleymo et son renommé producteur américain Mudrock (artisan des récents albums de Godsmack, Avenged Sevenfold, et autres jeunes pousses du bruit international) lors de l'enregistrement de ce CD.
Mieux encore, le second, emballé par la musique des premiers, a séjourné plus de deux mois en France pour apporter sa touche précieuse à «Alphabet Prison». «On a enfin réalisé notre rêve», note avec enthousiasme le groupe. Le résultat est payant : le son de «Alphabet Prison» est d'enfer. De quoi impressionner n'importe quel auditeur, tout comme les prestigieuses formations anglo-saxonnes, de Korn à Muse, avec lesquelles les «frenchies» tournent dans les festivals. «À chaque fois, qu'il s'agisse de Linkin' Park ou des Deftones, les groupes étrangers nous félicitent», note le groupe, avant d'ajouter, avec une pointe de regret «mais voilà, le fait d'être français est un frein au développement international de Pleymo…» Ils n'ont plus, avec «Alphabet Prison», de raison de cultiver une quelconque nostalgie de ce qui ne sera jamais. Leur public, ici, sait de longue date leur réputation live non usurpée. À ce sujet, Pleymo entamera une tournée française fin février 2007, mais se retrouve comme d'hab' fortement sollicité à l'étranger… Alors, apprenez vite «l'Alphabet Prison», un album qui ne trouvera concurrence qu'au-delà de nos frontières…
LR

Notulus
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