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Ismael Lo

Membre du groupe : Ismael Lo

Ismaël Lô ne s'interdit rien. Surtout pas le droit de ne pas se presser, de réfléchir, de se poser. « Il faut laisser le temps au temps » dit-il.

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Il aura fallu donc l'attendre ce nouvel album, le 22ème dans sa carrière, comme l'on avait également un peu attendu « Dabah », le précédent. Enfin « Sénégal » est arrivé. Enregistré entre Dakar, Paris et Londres (pour les arrangements de cordes), il contient tout ce qui fait l'identité de l'un des chanteurs les plus attachants que le Sénégal ait offert au monde. Des interpellations, des messages pour conscientiser ( « Manko » parle de la démocratie et rappelle aux « politiciens qu'ils ne doivent pas oublier ceux qui les ont élu », « Incha Allah » et « Tass Yakar » évoquent et interpellent les enfants qui veulent brûler les étapes, « Taar dousey » pointe les mariages arrangés), des hommages (aux agriculteurs - « Baykat », à sa mère - « Yaye boye », aux victimes d'un naufrage dramatique - « Le Jola », à son « chez lui »), sans oublier aussi ce qui lui reste de l'enfance, un certain sens de l'humour taquin, (« Plus je fais ci, plus je fais ça »). La musique se partage pour l'essentiel entre de frissonnantes ballades et des invitations à danser sur les rythmes turbulents du Mbalax, dont il sait parfois adoucir les angles pour être apprivoisés par tout un chacun. « Baptiser cet album « Sénégal », c'est pour moi une manière d'honorer mon pays, de le saluer pour tout ce qu'il m'a donné », déclare le chanteur. Né en 1956, au Niger, terre de sa mère, où son père sénégalais est alors en poste, Ismaël Lô grandit à Rufisque, une commune de la région de Dakar. Au départ, il ne sait pas trop à quelles couleurs se vouer. Son cœur balance entre la guitare et le pinceau qu'il manie avec une habileté égale. A la mort de son père, en 1970, il fréquente pendant deux ans l'Institut des Arts de Dakar, tout en commençant à chanter et à jouer les maîtres à danser durant le week-end. C'est la musique qui a finalement sa préférence. Il part sur les routes avec pour seul bagage une guitare et un harmonica. Son chemin croise celui du Super Diamono, un groupe adulé par la jeunesse du pays. C'est le début pour lui d'une autre aventure. Après quelques années de vie commune et de succès partagé avec le Diamono, Ismaël Lô reprend son indépendance. Il s'entoure de musiciens capables de composer aussi bien avec les rythmes locaux du m'balax qu'avec la soul, le rythm'n'blues, les mélodies peules et mandingues, bref, tout ce qui fait la trame de son inspiration. Avec les années 90, il trouve enfin une crédibilité internationale, grâce notamment à « Tajabone », superbe ballade tissée au fil acoustique, qui sera élue plus tard par Pedro Almodovar pour illustrer son film « Tout sur ma mère » et reprise ici, comme on retourne vers un agréable souvenir. On le verra faire équipe avec Etienne Roda-Gil (« La femme sans haine »), chanter avec Stephan Eicher, parcourir le monde. Sans jamais perdre l'élégance de l'humilité, cultivant dans sa musique une sobriété chaleureuse pour transmettre ce qui à ses yeux fait sens : amener à réfléchir, rêver et danser.

Notulus
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