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Sefyu

Membre du groupe : Sefyu

OSER POSER DES QUESTIONS.
Un luxe dans le monde d'aujourd'hui. A l'heure de l'individualisme forcené dans nos sociétés, il n'était qu'un artiste pour oser freiner la marche de ce monde au cocktail molotov, pour se poser, et poser des questions. Sefyu, 26 ans, Aulnay Sous Bois, Cité Emmaüs. Celui qu'on appelle aussi le « Sénégalo-Ruskof » avait déjà demandé « Qui suis-je ? » sur un premier opus en 2006. On attendait fébrilement ce deuxième album, dans lequel Sefyu n'a pas raté l'occasion d'interroger de nouveau … « Suis-je le gardien de mon frère ? ».

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OSER L'HISTOIRE.
Respecté pour son flux, son flow, son fond, Sefyu est devenu un incontournable dans le milieu, l'invité le plus demandé du hip-hop français. Rappel : de « La vie qui va avec » à « La Légende », en passant par « En Noir et Blanc » qui invitait Lilian Thuram en images, autant de succès extraits de son premier long format qui ont amené Sefyu en première ligne et l'ont récompensé d'un disque d'or. Début 2008, les hautes rotations du single « Lettre du front », partagé avec la chanteuse Kenza Farah, sensibilise un nouveau public au « style Sefyu ». Sa signature ? Rapper technique, surprendre l'auditeur, imaginer des procédés stylistiques simples et efficaces, comme marteler les mêmes mots tout au long d'un morceau. Dynamiter la forme pour sublimer le fond. Ses tracks Molotov, il les balance contre les clichés et les tabous, au service « d'un message, celui du respect et de la mixité ». Même dans la casse, on adhère.
Avec « Suis-je le gardien de mon frère ? », son nouvel album, Sefyu a voulu bagarrer « dans la continuité ». Un titre lourd de sens : à la fois écho de « Qui suis-je ? », son premier album, mais aussi allusion à « New Jack City », film culte des cités, et référence à la lutte fratricide d'Abel et Caïn dans la Bible. Un choix qui ne doit rien au hasard.

OSER LES THEMES.
Au programme, 17 titres comme autant de cibles dans le viseur de Sefyu. Des titres qui ne prennent pas en traître. Objectif : prouver qu'avec le rap, on peut tout faire, et encore surprendre : sur « Molotov 4 », le rappeur d'Aulnay use de son débit technique à la perfection et enfonce d'un « Ze-ze-ze-ze Zefyu » un refrain rentre-dedans. Fidèle à son style, Sefyu s'amuse à prendre le contrepied des stéréotypes qu'on attribue aux auditeurs de rap (« Mon Public »), et esquisse au charbon le portrait d'une génération dont les modèles n'ont jamais été aussi proches. On reste également saisi avec « Ma Life », au texte doux-amer enrobé par un refrain de satin, susurré en anglais façon Erykah Badu.

Avec cet album, Sefyu parvient à prouver qu'avec le rap, on peut tout dire, tout dénoncer, tout expliquer, surtout aux plus jeunes. « Sac de bonbons » s'en prend « au crime qu'est la pédophilie, qui laisse des gens inertes, physiquement debout, mais avec des corps sans vie ». « Le journal » propulse notre rappeur rédacteur en chef de son propre quotidien, qui ne se prive pas de printer « les informations les plus réelles, celles du terrain, celles qu'on balance hors-antenne ». Un concept poussé jusqu'au bout : sur son site web, Sefyu permet aux internautes d'envoyer leurs propres reportages et de les relayer sur sa homepage. Un moyen d'offrir de l'exposition à de jeunes talents sous-médiatisés. Son implication sociale ne s'arrête pas là ; dans « 3ème guerre », qui constitue l'un des titres les plus marquants de l'album, Sefyu raconte les parcours en parallèle de deux générations d'immigrés, pour mieux condamner -une nouvelle fois- les communautarismes et plaider pour les mixités.

Encore des vérités que le lyriciste s'est attelé à exprimer à sa sauce, même si « quand on dit les choses et qu'on a une casquette sur la tête, ça passe moins bien que dire les mêmes choses avec un costard et une cravate ». Du plomb dans la tête. Un doigt sur la gâchette. Joeystarr, l'autre bonhomme du 93, parachève le message en venant rugir sur un « Seine Saint Denis Style Nouvelle Version » en forme de passage de flambeau. La boucle est bouclée.

OSER POUR LES PLUS JEUNES
Sefyu transpire la sincérité et l'authenticité. « Certains rappeurs ne sont pas là pour partager leurs bonnes ou leurs mauvaises expériences avec les plus jeunes, parce que leur vécu ne leur permet pas de parler de ça ». A sa place dans le milieu, il regrette cependant la glorification du « mauvais chemin » : « La plupart des jeunes qui sont là, ils n'ont pas envie de braquer… Ils ont envie de mettre leurs parents à l'abri, de vivre dans un milieu paisible ; personne n'a envie d'aller au casse pipe ». C'est aussi sans doute sa formation d'animateur social et son amour des autres qui lui dictent la piste à suivre, celle de la « responsabilité ».

Avant de se lancer dans l'enregistrement de « Suis-je le gardien de mon frère ? », Sefyu a parcouru le pays à la rencontre des petits frères et des petites sœurs, dans le cadre de forums, une quinzaine au total. Pour y entendre ce genre de témoignages : « Quand on se lève le matin, on écoute vos musiques. Quand on va à l'école, on écoute vos paroles. Quand on allume la télé, on regarde vos clips. Et quand on va sur le net, c'est pour trouver vos nouvelles vidéos. On vit avec vous, matin, midi et soir. Vous faîtes partie de nos vies ». Une lourde responsabilité « qu'il ne faut pas prendre à la légère ».

OSER L'UNION
« Dans nos cités, on squatte tous dans les mêmes lieux, on vit tous ensemble, on est tous le petit ou le grand frère des autres. On est tous plus ou moins responsable de l'autre. C'est notre forme de respect ». Depuis longtemps déjà, Sefyu évolue avec sa propre équipe. D'abord avec son groupe, NCC (Natural Court Circuit). Puis avec son label, G-Huit, qui concilie production musicale et actions humanitaires. Avec ses membres Therapy aka 2093 et Baba, il réalise entièrement cet album, sous la bannière de sa structure, Molotov 4. Ce sens inné du collectif, Sefyu le tire peut être de ses premières années de footballeur pro…

OSER POUR LES FRERES
Comme il l'annonce dans l'intro, Sefyu « n'est pas un fou de la cité ». Juste un jeune de sa génération. Avec sa part d'égotrip et de revendication citoyenne. Un « crouille » comme les autres, qui ne s'est toujours pas décidé à dévisser sa casquette pour vous montrer son visage … Pour calciner les a priori, et rendre le message universel. Pour que vous vous posiez cette question : « Suis-je le gardien de mon frère ? » …

« Suis-je le gardien de mon frère ? » Nouvel album le 12 Mai 2008

Notulus
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