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Seth Gueko

Membre du groupe : Seth Gueko

«Sous l'armure, l'amour. Sous l'humour, la mort»
Auditeur, prépare-toi à avoir les oreilles en chou-fleur. Il est temps pour l'époque d'assumer les monstres qu'elle a créés. Seth Gueko, sec ghetto, la chevalière attire l'œil mais c'est bien la lune qui est pointée.

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Né scorpion, «un 27 octobre sans gilet pare dasse, sans même faire Toc Toc Toc», le futur Seth Guex aurait sans doute torpillé l'hymne, « Quand on aura vingt ans en l'an 2001 », faussement enfantin si le chanteur Pierre Bachelet l'avait invité ! « Le seul souvenir que j'ai de mon père, c'est sa caisse à outil » (f)rappe aujourd'hui d'un son sec et sans équivoque dans le morceau ‘Barre de Fer'. Il avoue même par ailleurs avoir connu «[sa] première déclaration d'impôts avant [sa] première déclaration d'amour» (‘Wé Wé Wé')… Comme le Joker du dernier Batman, le rouge à lèvres du clown masque parfois un sourire recousu. Les Ray Ban du clip acclamé des ‘Fils de Jack Mess' ? Jusqu'ici, une manière de voir sans être nu.
Produit par le collectif Frenchkick Néochrome, End2End, Gee Futuristic ou Shuko, La Chevalière est un album pensé pour panser et pincer, la clé de voûte d'un crescendo de mixtapes et de street-CD savamment distillés. « C'est un fer à cheval dans un gant de boxe » en dit lui-même l'intéressé, dont les rares invités (Escobar Macson, Anis, Alkpote, 25G…) semblent avoir été filtrés par un videur déjanté.
Son style ? Après s'être cherchée, la créature s'est trouvée - le bagou manouche sur les ondes du rap en français, c'est lui - puis a basculé, au point qu'aujourd'hui seul son créateur semble en mesure de le contrôler… « Diplômé de chez mon label de toujours, Néochrome, mention locomotive » lance Seth qui n'a qu'à faire « tchou-tchou » sur un featuring pour permettre aux collègues d'émerger… Toujours un coup de genou d'avance sur son temps, la bête est désormais lancée. Et si elle pète la dalle, c'est pour mieux la retourner.
Son nom de scène ? Celui d'un personnage du film « Une nuit en enfer » de Robert Rodriguez, dont l'amitié avec Quentin Tarantino suffit à visualiser l'univers. C'est tombé sur Seth Gueko, cela aurait pu tomber sur beaucoup d'autres. Comme certains Amérindiens en leur temps, l'alias est ici souvent une question d'angle, d'humeur et de saison. El Gueko un jour, AlPoelvoordino le lendemain. Pierre Richard Gere ou Emile Louis Vuitton pour ces dames, Punk des Temps Modernes ou Louis de Fufu avec un big zifu ou pour ces messieurs... « Un coup ça charrie, un coup ça pleure. La tête de l'auditeur doit être une émoticône ». Sous l'armure, l'amour. Sous l'humour, la mort.
Rien n'est gratuit dans le propos. « Mon but dans la vie est que les dernières années de ma mère et les premières années de mon fils soient fières et heureuses. » glisse-t-il. Du rap qui part de sous la ceinture (‘Bistouflex') pour remonter juste à côté du poumon gauche - dans ‘Un couple impair', Seth rappe « je te déteste papa » pour dire « je t'aime maman ». Du rap qui pense aux potes, aux putes et aux pâtes («Tremblement de Ter-Ter, ‘La bande à Pierrot'), où « Totino aurait pu s'appeler Mamadou ou der-Ka » (‘Totino La Mafia'). Du rap où les prods vont de la mandoline à l'électro en passant par les bandes originales de films policiers les plus crapuleux (‘Nervous breakdown'). Du rap de fils d'Italie et de Russie devenu père de Djibril Salvadori, grandi au pied des mille langues qui font la France d'aujourd'hui.
La vie étant un combat perpétuel entre aspirations et contingences, long fut le chemin, puissante la détermination. La différence entre cinq street-albums et un album ? Dans la tête de l'intéressé, le fossé est gigantesque. « Les gens m'attendent sur de la punchline de ouf', confiait-il récemment dans une interview avec le site ABCDR. Ça je sais le faire. Ils disent : "C'est quand qu'il va parler de lui ?" Parce que tout le monde attend un peu que les personnages se révèlent. Mais moi je vais leur faire un truc dans lequel je vais me révéler plus que tous les autres rappeurs l'ont jamais fait. Les secrets de famille, je les livre dans mon album.
Mais en même temps, faut savoir que le rap, pour moi, c'est "rue", c'est "cité", ça vient du mal-être. Même si tout le monde peut l'utiliser, même en cité pavillonnaire. C'est l'environnement dans lequel tu vis, la couleur de tes bâtiments... Ça sent le mal-être. En vrai, il y a une pudeur à garder sur sa vie. Moi j'avais envie de connaître des choses sur les rappeurs que j'écoutais - parle-nous de toi ! Là tu vas entendre parler de moi à mon état fœtal, des bruits que j'entendais dans le ventre de ma mère jusqu'aux bruits que j'entendrai à mon enterrement ! Si ça se trouve, je serai encore conscient de ce qui se passe autour de moi. Tous ces bruits-là, les battements d'ailes de papillons de mes souvenirs, tu vas les entendre. Les odeurs, les réminiscences, tout. »
Auditeur, installe-toi et presse « Play ».
Et si tu crains de finir les oreilles en chou-fleur, prévois un casque sur tes écouteurs.
Bienvenue dans la France de Seth Gueko.
Anthokadi.
Overseen by Vincent Portois

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