Musique
Le quotidien indé qui ne sent pas des pieds!!
Login :


Mot de passe :


Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
Login :


Mot de passe :


Re-entrez le mot de passe :


E-mail :


Veuillez recopier le code sur l'image:
???


Erreur dans le login et/ou mot de passe

Vous n'êtes pas connecté car votre compte n'est pas activé.


Jay-Z

Membre du groupe : Shawn Carter

Jay-Z est un rappeur américain né à Brooklyn en 1969.

Cacher la suite

Est-il nécessaire de commencer cette biographie par une citation, un jeu de mots ou la traduction de certaines paroles d'une chanson connue ? Ou par quelques chiffres de vente et le nombre de semaines en tête des classements ? Une sorte de profil de l'artiste ?
Non, pas pour cette fois. Pas quand il s'agit de parler de l'un des phénomènes de l'histoire du hip-hop. Pas quand il s'agit d'évoquer un artiste qui a façonné son univers musical magique et personnel que nous aimons tous. Pas pour un artiste qui a été consacré par ses paires comme un chef, un maître en la matière. Vous savez tous de qui il s'agit, de Jay-Z, alias Shawn Carter. Ce type qui en un tour de main réécrit les règles du genre avec de simples contes sur une vie de galère. Pas besoin d'introduction donc, mais juste d'une déclaration d'intention : Vol. 3 : The Life & Times of S. Carter sera certainement un album majeur dans le prochain millénaire. C'est le nouvel album de l'un des meilleurs artistes qui soient, enregistré au moment le plus opportun de sa carrière. Il n'y en a pas d'autre. Oubliez le champagne. C'est avec ce disque qu'il faut fêter ça.
L'album commence par "Hova Song", titre pour lequel le producteur K. Rob a fait appel à l'esprit du grand Jimi Hendrix en guise d'introduction aux quinze titres d'une extrême efficacité et sans complexes qui composent cet opus. Si tu es en voiture, peu importe si c'est l'hiver, je veux que tu baisses toutes les vitres. Baisse-les pour faire savoir aux passants qu'ils n'ont pas ton énergie et ta chaleur. C'est la version du tueur.
Vient ensuite "So Ghetto". « Qu'est-ce qu'il y a Primo ? », a demandé Jay pendant le mastering de ce futur hit signé DJ Premier, ni plus ni moins. Rappelez-vous "Dead Presidents" ou "A Million & One". Ou écoutez simplement les quelques notes de piano que Primo a transformé en un autre standard hip-hop de quatre minutes. Jay ne se contente pas de rapper, il fait des rimes et des scats, transformant sa voix en un instrument modulable à volonté. « Je sais comment structurer une chanson », dit il. « Je sais comment réussir un titre parfait. Je suis un tel gangster, que les filles guindées ne veulent pas de moi/ J'ai l'esprit si mal tourné que les filles du ghetto tombent toutes amoureuses de moi. »

"Hova" sait également cracher des mots que les autres réécouteront pour les apprendre par cœur, des méchancetés à réciter ou à écouter en boucle pour en capter l'esprit et la technique. Et n'allez pas croire à cause des Bentleys sur la pochette de l'album qu'il s'agit d'un artiste qui a oublié d'où il vient.
« Mec, tu es riche, enlève tes sapes de circonstances... Un voyou de nègre jusqu'au bout, traitant les filles de salope/C'est pas un bout de papier, ni le fait d'être riche qui va y changer quelque chose. »
"Do It Again (Put Ya Hands Up)", le premier single de Vol. 3, avec les deux jeunes tueurs de Roc-A-Fella, Beanie Sigel et Amil, et son prélude très efficace devrait mettre le feu aux pistes de danse. Prenez garde à ne pas vous laisser prendre, ça pourrait bien vous arriver.
Vient ensuite le torride "It's Hot (Some Like It Hot)", l'un des quatre titres réalisés sous la houlette du super-producteur Timbaland. Aussi simple et torride que le standard d'Audio Two "Top Billin'", Avec "It's Hot" et ses envolées de cuivres bouleversants balancées sur des applaudissements, laisse Jigga mener la danse. 38 tourne, tel le Soleil autour de la Terre/Tu essayes de jouer les durs et tu ne trouveras que des saletés... Confirmant son statut d'auteur subtil maniant habilement la métaphore, la force de Jigga réside dans sa patience, dans sa manière d'attendre avant de se lancer dans une rime, de marquer une pause avant de balancer un flot descriptif mortel et inoubliable.
Il en est ainsi de "Snoopy Track" avec la participation de Juvenile, une bande-son rappelant Apocalypse Now déguisé en morceau hip-hop, ou l'incroyable "Come And Get Me", pur hymne aussi puissant que les sirènes des logements sociaux de Marcy qui doivent retentir à chaque fois que Jiggaman rentre chez lui. Et devinez quoi ? Maintenant il a un titre à écouter quand il va là-bas. Il s'intitule "NYMP", et tout comme "Friend of Foe" ou "Coming Of Age", ce morceau décrit un univers de combat et de succès, de mort et d'engagement, à la fois dur et attirant.
Bien entendu, Jay a beau être originaire de Marcy, son plan est néanmoins international. L'an dernier la planète entière a écouté la leçon que ce grand maître avait à donner. Et ils n'ont pas été déçus.

Son précédent opus, Vol. 2... Hard Knock Life a remporté un succès incroyable : plus de 4 millions d'albums vendus, le single radio de l'année, sans compter 3 ou 4 titres constamment en forte rotation, la plus grande tournée de l'histoire du hip-hop. Il ne s'agit guère d'un succès monté de toutes pièces, ni de titres pompés ou truffés de samples disco, mais de la domination pure et simple d'un artiste maîtrisant pleinement son art. Un vrai perfectionniste. Un artiste qui dit « être dans une zone » et marier ses rimes à un beat. Il chantait : Plus d'argent, plus de cash, plus de bastons. Il demandait : Puis-je Avoir un... L'an dernier personne n'a fait mieux que lui et maintenant le voilà de retour. Est-il est capable de se dépasser encore ? Pour une star de cet acabit, ce n'est pas vraiment le problème.
« Je sais bien que si je vends deux millions d'albums, les gens vont dire que je me suis ramassé, mais ça n'est pas le problème. Tout le monde dira ça, mais je vais être sincère avec vous : les temps ont changé. » Vous voyez, Shawn Carter connaît l'histoire et, sachant cela, il ne se fait pas de souci.
D'abord il y a eu Reasonable Doubt, un premier album qui est devenu un classique ; puis In My Lifetime Vol. 1, un album en hommage à un ami perdu qui a été certifié platine ; "Streets Is Watching" : rien que de la frime pour le posse du ghetto, ensuite on le retrouve sur les albums d'autres artistes, l'album Bleek, en tournée avec les incessantss Jigga, my nigga, sans oublier le "Girl's Best Friend" de cet été. Dans "Do It Again" il dit que « ça va être moche », mais c'est déjà fait pour notre patron de label, amateur de Rolex, propriétaire d'un grand duplex sur le toit d'un immeuble et du magazine New York. Et il a toujours gardé son amour pour la musique.
"Big Pimpin'" met en avant un duo du nom de UGK, deux gars du sud au flot super rapide et aux textes virulents, de bons amis avec qui Jaz et Jay ont fait leurs armes quand ils étaient gamins. Et surtout il ne faut pas oublier Dr. Dre sur "Watch Me", Mariah Carey et Swizz Beatz faisant équipe sur "Things That U Do", ou encore l'inoubliable "Dopeman", épilogue fictif de "You Must Love Me" où M. Carter est accusé pour ses crimes et ses rimes.
Alors est-ce qu'un type comme ça, a besoin qu'on écrive une bio sur lui ? « Non », dit-il. Aussi longtemps qu'il continue à les envoyer balader comme Ken Griffey... d'abord il y a eu Reasonable Doubt, un premier album qui est devenu un classique ; puis In My Lifetime Vol. 1, un album en hommage à un ami perdu qui a été certifié platine ; "Streets Is Watching" : rien que de la frime pour le posse du ghetto, ensuite on le retrouve sur les albums d'autres artistes, l'album Bleek, en tournée avec les incessantss Jigga, my nigga, sans oublier le "Girl's Best Friend" de cet été. Dans "Do It Again" il dit que « ça va être moche », mais c'est déjà fait pour notre patron de label, amateur de Rolex, propriétaire d'un grand duplex sur le toit d'un immeuble et du magazine New York. Et il a toujours gardé son amour pour la musique.
"Big Pimpin'" met en avant un duo du nom de UGK, deux gars du sud au flot super rapide et aux textes virulents, de bons amis avec qui Jaz et Jay ont fait leurs armes quand ils étaient gamins. Et surtout il ne faut pas oublier Dr. Dre sur "Watch Me", Mariah Carey et Swizz Beatz faisant équipe sur "Things That U Do", ou encore l'inoubliable "Dopeman", épilogue fictif de "You Must Love Me" où M. Carter est accusé pour ses crimes et ses rimes.
Alors est-ce qu'un type comme ça, a besoin qu'on écrive une bio sur lui ? « Non », dit-il. Aussi longtemps qu'il continue à les envoyer balader comme Ken Griffey...

Notulus
Notulus
0 vote(s)
Votes
  
Veuillez patientez quelques instants...
Loading...

Merci de vous connecter pour poster un commentaire.


Login :     Mot de passe :     Se souvenir de moi


Mot de passe oublié?
   Pas encore inscrit?