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Enhancer

Membre du groupe : David Gitlis aka Damon Cash : chant, sampler / Toni Rizzotti aka Nitro : chant / William Bastiani aka Bill : chant / Johnatan Gitlis aka Gimmy Cash : batterie, programmation, arrangeur, multi instruments / Marc Meli : basse

"JE T'EN METS PLEIN LA GUEULE"
En 2001, le premier effort de Enhancer sort en France alors que tout le monde, médias compris, se demande déjà quand le crash Nu Metal© atterrira sur les prompteurs.

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Pas de chance, Et Le monde Sera Meilleur est un succès intégral, rassemblant aussi bien la presse que les fans qui retrouvent sur les titres de cet album la spontanéité et l'énergie des prestations scéniques de ces presque Parisiens (shout out au 78) passablement énervés...
Dès le début de leur guérilla urbaine en 98, les membres actifs et gonflés à bloc de la Team Nowhere (Aqme, Pleymo, Wünjo, AC/DC, etc.) que forment Enhancer, ne jouent pas dans la cour "Alternative" à la française, leur école, elle, s'apparente davantage à celle du Los Angeles de Korn, du Brooklyn des Beastie Boys, de Lords Of Brooklyn ou encore du Londres de Fun-Da-Mental. Qui s'en plaindra ?
Branleurs, poseurs, B Boys bon enfant shootés à l'adrénaline, le collectif joue instinctivement la carte du "Je t'en mets plein la gueule" avec une arrogance des plus respectables et une qualité musicale digne de n'importe lequel de leurs pères spirituels. Derrière leur hargne et leur "attitude" à faire se pâmer une présentatrice de MTV, le groupe assure un show sans aucun faux pli et démontre une incroyable capacité à écrire des titres qui marquent implacablement une génération élevée au métal de Deftones, de System Of A Down, à la férocité de Tekken, à l'animaxtion façon Megaman, au hip hop du Suprême NTM, de DMX... légèrement boosté par les porn queen de suicidegirls.com...
"Entre fin 2000 et début 2002, on a énormément tourné (plus d'une centaine de dates dont les Eurockéennes de Belfort, un passage dans "NPA Live" sur Canal+...). Avec tous ces kilomètres avalés, on a beaucoup appris humainement et musicalement. Fin 2001, on a bossé sur un projet métal/rap avec des rappeurs de l'écurie de Desh (TNT, Shakim, Effay), mais ça n'a pas abouti à cause de notre label de l'époque. C'est d'ailleurs une des raisons qui nous ont poussé à le quitter. On a même conservé certains thèmes et certains riffs de cette époque sur un ou deux titres du prochain album (Street Trash, sorti depuis dans les bacs)."
Après avoir travaillé avec Stéphane Kramer, un des kings du hardcoremétal européen, la horde Enhancer commence à composer et à enregistrer à la mode home studio tout en cherchant un producteur adéquat à leur vision du désordre.
"On était très motivés, car ça faisait déjà plus de trois ans qu'on avait enregistré l'album précédent. On avait donc beaucoup d'envies et d'idées musicales. On s'est vraiment attelés à la composition de l'album à partir du printemps 2002, vers la fin de la tournée, si bien qu'à la fin de l'été on avait déjà une trentaine de bonnes ébauches de chansons... Après on a arrangé les structures et affiné les textes pour être le plus efficace possible. On a beaucoup travaillé sur ordinateur, on a pris notre temps pour avoir le plus de recul possible sur l'ensemble. Bref, on était motivés, soudés... Et patients."

LA PLÉNITUDE DANS LE CHAOS SONIQUE
Sans perdre en puissance et en vélocité, le groupuscule Enhancer se referme sur lui-même, solide, solidaire et bien décidé à avancer dans des directions les plus diverses possibles. Des directions à l'image de leur propre éclectisme, à l'image d'une scène en constante évolution et qui assimile aujourd'hui aussi bien l'électronique que le break beat ou les extrêmes du rock qui ne font plus peur à personne.
"Musicalement, on a appris à épurer et varier notre jeu pour être plus efficaces et transmettre plus d'émotions. Les chanteurs ont pris beaucoup plus de temps pour écrire et approfondir leurs textes et ils ont beaucoup progressé dans leur phrasé. Avant tout nous avons cherché à faire un album porteur d'émotions par les textes et par la musique. En fait, on est resté nous-même, mais on a grandi en perdant certains défauts de jeunesse. On a fait un album moins linéaire, moins complexe que le précédent... On a simplifié vers l'efficacité et maintenant quand on joue un thème ou un riff vénère, il est vraiment basique et vénère, mais on laisse de l'espace quand il le faut. Même chose pour les titres plus mélodiques, ils sont vraiment mélodiques."
Pour arriver à cette plénitude dans le chaos sonique, Enhancer travaille au studio Nowhere, jamme, enregistre, taille dans le gras et fait des choix drastiques sur ce qui fera le chemin jusqu'à l'album final. Un mélange unique, riche et qui sans y paraître, montre combien cette nouvelle famille du rock français a su évoluer avec son temps... Qui n'a plus grand-chose à voir avec celui des cerises.
Pour en arriver à cela, les membres de Enhancer ont aussi su voir plus loin et plus fort, en s'associant avec une des plus fines lames de la production "nu skool". Un maître des décibels et des BPM qui est en passe de devenir un incontournable du fracassage d'oreilles made in USA : Mr Machine.
"Machine, on le connaissait grâce à son travail sur Hed(PE), avec Prodigy, White Zombie, Pitchshifter, Vision of Disorder et Shootyz Groove. Il s'est déplacé de New York juste le temps d'un week-end simplement pour nous rencontrer et ça nous a semblé cool. Et puis, quand on s'est rencontré, ça a été le coup de foudre... Un mec hyper simple, engageant, motivé qui se pointe de New York en direct chez nous dans notre local de répèt !! Waow !! On a passé le premier jour à parler musique, puis sur sa façon de travailler, puis sur comment il comptait prendre en main le projet. Lui, nous posait plein de questions sur nous, sur Nowhere, sur nos méthodes de travail. On a tout de suite su qu'on s'entendrait... Le lendemain, il nous a fait écouter des groupes qu'il venait de produire... On s'est tous regardé et on s'est dit OK, c'est lui ! Avec le recul, il nous a énormément apporté. Tout d'abord, il a toujours tout fait pour évacuer toute pression. Ensuite, il s'est vraiment immergé dans notre univers musical mais aussi notre quotidien. Il a passé deux mois en France, tous les jours avec nous dans notre local, puis en studio dans les Landes. Machine est un mec assez joyeux, toujours enthousiaste, il nous a apporté un regard frais sur nos morceaux et son savoir-faire énorme sur le son. Il nous a mis en confiance, c'est d'ailleurs un super coach au moment des prises. Bref, Machine s'est avéré être un peu la sage-femme qui nous a permis d'accoucher de notre album..."
De leur local de répétition, Enhancer passe au Studio du Manoir dans les Landes, ils enregistrent aux côtés de Machine et fignolent les arrangements et les textes qui prennent eux aussi une tout autre dimension sur Street Trash.
"Le choix du thème de chaque texte de chaque chanson est fait en groupe. Ensuite chaque chanteur s'est plus ou moins isolé pour composer sa partie. Puis, les trois chanteurs ont bossé en commun, en corrigeant certains passages pour former un ensemble plus cohérent où chacun dispose de son espace de liberté... En général, on a essayé d'éviter les textes donneurs de leçons, on a préféré les clins d'¿il ironiques. Comme on a plutôt tendance à décrire notre quotidien, nos textes ne font que refléter notre perception des choses et de l'actualité... Ce sont des petites descriptions, des situations, des clichés pris sur le vif, parfois imaginaires, parfois basés sur nos propres histoires."

MELTING-POT ET HISTOIRE DE FAMILLE
Le Manoir derrière eux, trois membres de Enhancer vont partir chez Machine dans son studio du New Jersey. Une rencontre avec l'Amérique improbable des banlieues de New York, qui rajoutera un piment certain aux efforts du gang du 78. 15 jours où ils verront passer le rappeur ricain Jimmy Bulldog, un "incroyable pianiste" sur le spatial "Paname", une évanescente chanteuse venue épicer la sauce déjà bien épaisse de Enhancer sur l'épique "Contre-Temps"... Qui n'a d'ailleurs pas oublié son propre barrio pour l'exercice du featuring.
"On a aussi fait un morceau rock, "Tes haines", avec les Pleymo, les Wünjo et les Aqme (disponible sur l'Edition Limitée uniquement). Et un autre morceau rap, "Ma musique", avec AMS crew, le chanteur de Svinkels, les Cousins..."
Bref une histoire de famille qui prend aujourd'hui des allures de la saga du Parrain, une histoire de loyauté, jusqu'au-boutiste, sans concession et terriblement représentative de l'ère du temps.
Alors, tout au long de Street Trash, Enhancer traverse avec panache les contrées les plus escarpées du rock new school : néo hip hop avec l'imparable "Street Trash", "Peu Importe", le brutal "K.O.", ou "Pas Sommeil". Flirtant avec le punk et la drum & bass sur "Music Business" et plombant des mélodies n'ayant rien à envier à Linkin Park ou Trust Company avec "Cinglés", le sublime "Existence" ou encore un "Ma Musique" qui continue la saga du melting-pot rap et classic rock comme l'ont imposé P. Diddy et Jimmy Page.
Sans y paraître, Enhancer pose ici une pierre de taille dans les nouvelles fondations du rock à l'européenne, en imposant son style et son énergie dans un genre que beaucoup ont un peu trop vite essayé de limiter à trois groupes US. Aujourd'hui, il s'agit de se rendre compte très vite qu'il va falloir compter sur les huit Enhancer dans la catégorie des poids lourds.
On vous aura prévenu...

Notulus
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