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Weezer

Membre du groupe : Rivers Cuomo : voix, guitare / Patrick Wilson : batterie / Brian Bell : guitare, choeurs / Scott Shriner : basse, choeurs

Excellent groupe mélodique apparu au moment où le grunge périclite, Weezer a su marier la power pop au meilleur du rock indé: si les influences de Cheap Trick, Kiss, mais aussi de Big Star, des Raspberries ou de Badfinger sont évidentes, l'amour du groupe pour les Pixies est évidente à l'écoute de l'excellent - et hilarant - single qui les fit connaître, "Undone (The Sweater Song)".

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Formé en 1993 autour du leader Rivers Cuomo, du bassiste Matt Sharp et du batteur Patrick Wilson, et bientôt Brian Bell à la guitare, le groupe enregistre son premier album génialement produit par l'ex. Cars Ric Ocasek. Deux singles, "Undone", mais surtout "Buddy Holly"-popularisé par une vidéo pastichant Happy Days - font de Weezer les superstars de la scène indé américaine en 1994. Là, coup de théâtre : Cuomo retourne à l'université, tandis que Sharp et Wilson montent les Rentals, très bon groupe aux sonorités new wave toujours franchement pop. Ayant vécu en ermite durant plus d'un an, Cuomo réintègre Weezer avec, sous le bras, une collection de chansons nettement plus introspectives que la pop potache qui le rendit célèbre. En conséquence de quoi, Pinkerton, second album du groupe paru en 1996, déconcerta de nombreux fans. L'album est pourtant un véritable chef-d'¿uvre d'écriture mettant en avant le considérable talent de songwriter de Cuomo. Un dernier single, "The Good Life", rencontre un succès modéré : le groupe se sépare, laissant derrière lui une ¿uvre courte mais passionnante.
Rivers Cuomo, le leader de Weezer, était censé me téléphoner hier soir. Après avoir préparé le magnétophone, un bloc de papier et un crayon, j'ai attendu son appel tout en écoutant le troisième album de Weezer (également appelé Green Album). Après une bonne heure d'attente, j'ai téléphoné à l'attachée de presse qui ne semblait guère étonnée : "Rivers fait ça à chaque fois", dit-elle avec un petit rire nerveux. "S'il n'a toujours pas téléphoné dans une heure, rappelez-moi." Une heure plus tard, je la rappelais. "Bon, je vais voir avec son manager," me répondit-elle alors.
Nous sommes donc le lendemain matin et je me dis que Rivers avait certainement de bonnes raisons de ne pas faire cette interview pour la biographie de Weezer. D'ailleurs, il m'avait paru très sympathique lorsque nous en avions brièvement parlé ensemble. En plus c'est loin d'être un imbécile, même sans avoir passé des heures à potasser des textes à Harvard, ça se sent dans les paroles de ses chansons. Il écrit des chansons cinglantes, caustiques, empreinte d'une profonde sensibilité - le genre de textes que pourrait écrire un type qui tient ses engagements.
Quoiqu'il en soit, il ne me reste plus qu'à me contenter de la musique et d'user d'un peu d'imagination.
Pour commencer il faut quand même préciser que The Green Album est un album d'enfer. Encore plus fort que Pinkerton et leur premier album. Chaque chanson de cet album est un savant cocktail de beats puissants, de paroles dignes des grandes chansons pop classiques et de mélodies accrocheuses.
Je m'imagine alors demandant à Rivers pour quelles raisons Weezer a mis si longtemps à finaliser ce projet. Je pourrais aussi ajouter que pour ma part ils auraient pu mettre un an de plus à le faire, car cela valait vraiment la peine d'attendre. Il m'expliquerait que les choses sont devenues plus compliquées qu'à l'époque de Pinkerton en 1996. Peut-être évoquerait-il le départ du bassiste Matt Sharp remplacé par Mikey Welsh du groupe de Juliana Hatfield. Il parlerait également du guitariste Brian Bell et du batteur Pat Wilson et du fait qu'ils font toujours partie du groupe en dépit de tel ou tel problème, avant d'ajouter que tout est en ordre désormais.
Puis Rivers réclamerait une pause. En l'attendant, je me dirais que ce fut vraiment un plaisir pour moi de préparer cette interview. En effet, le martèlement de guitares, les harmonies un peu retro de "Don't let go" et "Smile", le falsetto et les sifflements de "Photograph", le côté trouble de "Hash pipe", le plaisir simple et naturel de "Island in the sun", les changements d'accords trompeurs de "Glorious day" (Ray Davies apprécierait certainement ce style d'écriture), l'irrésistible énergie que l'on sent dans chaque morceau font de The Green Album un album exceptionnel, qui vous prend aux tripes. Il n'y a pas d'autres mots.
Juste avant que Rivers ne revienne, je feuilletterais le dossier de presse et je serais un peu découragé de constater que plein d'excellents journalistes avaient déjà pensé à la plupart des questions que j'avais envie de poser. David Alley d'Alternative Press par exemple, a demandé à Rivers de lui parler des différences entre The Green Album et Pinkerton, Erik Himmelsbach de Request l'a interrogé sur les affres de la célébrité, tandis que dans New Music, Rivers s'est refuse à parler de ce qui s'est passé ces dernières années.
Du coup, au moment de reprendre notre conversation, je lui dirais : "Rivers, je crois que j'ai ce qu'il me faut."
"Ok" répondrait-il en mangeant un sandwich qui devait traîner dans le réfrigérateur depuis la veille.
"Pourquoi ne pas tout simplement dire aux gens que c'est le meilleur album de Weezer en les encourageant à lire la presse et en leur conseillant d'écouter The Green Album au moins trois fois par jour, parce que ça pourrait tout simplement changer leur vie et que... Allô ? Rivers ?"

Notulus
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