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Pierpoljak

Membre du groupe : Pierre Vilmet

Pierpoljak - vous pouvez l'appeler Pierre - est peut-être né à Paris (en 1964), mais il n'est de nulle part en vérité. Ce mutant du reggae a fait exploser les frontières, dans sa tête et dans sa musique.

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Pierpoljak a grandi en banlieue parisienne, principalement à Colombes. Après une adolescence passée à chasser les mauvais démons, c'est à travers le son que Pierre va trouver sa raison d'être. D'abord avec la soul puis le ska et enfin le reggae, il se plonge dans la musique. Il ne se contente pas de voyager en stéréo : de 84 à 88, Pierre traverse les Antilles en bateau et vit des années-baroud.
De retour en France, c'est dans le milieu des sound systems qu'il se fera connaître. Sous divers noms - Peter Bradda, Peter Pan - on le voit aux côtés de Saï Saï, David, Yod et tous les acteurs de la scène ragga. Mais la ville, qu'il s'agisse de Paris ou de Babylone, ne convient pas à Pierpoljak. Il part s'installer dans la Nièvre avec femme et enfants pour enregistrer chez lui en juin 1996 ce qui va devenir par une suite de hasards qui n'en sont pas, son premier album chez Barclay. L'histoire aurait pu rester simple : premier album, préparation du second... Tout faux. Pierre va en Jamaïque, rencontre le producteur Clive Hunt, bien connu en france via ses réalisations pour Khaled, Jimmy Cliff et... Bob Marley. Clive signe d'abord un remix de "La Music" le single emblématique. Le courant passe si bien qu'en une nuit, lors d'une session mémorable, Pierpoljak chante en duo sur des dubplates avec des toasters jamaïcains. Kulcha Knox, Lucani, Rappa Roberts, General T.K. se retrouvent sur En Jamaica, premier album bis qui s'avère n'être qu'un prélude.
Car pour ce qui va devenir Kingston Karma, Pierpoljak fait dans le cinémascope : son reggae pour l'an 2000 est alors conçu à la source, et enregistré avec les légendes des studios jamaïcains. Avec Clive Hunt dans le rôle du grand ordonnateur, pierre constitue un casting de rêve.
Pour le riddims, il est accompagné du Firehouse Crew - notamment sur le trop puissant "Je sais pas jouer", peut-être le plus gros tube reggae français depuis "Aux armes et caetera" - de Sly & Robbie et du crew Tuff Gong / Kariang, à savoir les plus terribles mercenaires du feeling. On parle ici du batteur Leroy "Horsemouth" Wallace, du Bassiste Errol "Flabba" Holt, du sax tueur Dean Fraser, des choristes Brian & Tony Gold, du guitariste Earl "Chinna" Smith... On s'arrête là en précisant que la liste est loin d'être close. Ceux qui savent d'où vient l'âme du reggae ont deviné qu'on parle d'une dream team. made in Kingston. De janvier à mars 98, Pierre peaufine l'album à Kingston et à Ocho Rios. Sous l'oeil sévère - mais juste - de Mister Clive, il trouve sa voix : ses meilleures performances vocales sont sur Kingston Karma, somme d'un vécu intense, d'un feeling partagé et d'une pratique passionnée de la musique.
"Je ne suis qu'un nain, les géants sont ici", disait Pierpoljak durant l'enregistrement en Jamaïque.

LE CAPITAINE DU REGGAE LARGUE LES AMARRES
Artistiquement, Pierpoljak avait tout pour être heureux : une carrière à succès avec un disque de platine (Kingston Karma) et un double disque d'or (Je fais c'que j'veux) à son palmarès, une place à part dans le monde du reggae (on le connaît aussi bien en Europe qu'en Jamaïque, où il passe régulièrement sur les radios nationales), un public fidèle, des musiciens de talent...
Oui, PK avait tout pour être content de lui, et le public pouvait attendre avec confiance le successeur du brillant Je fais c'que j'veux... Sauf que voilà, PK est un artiste, et il a des états d'âme.
Lorsqu'il sort de la promo entourant l'album de 2000, un problème de santé le fait passer par la case hôpital, et puis c'est le goût du voyage qui reprend le dessus.
Pierre affrète un bateau. Secondé par un ami et par son fils aîné, le Capitaine du reggae largue les amarres. Comme dans sa chanson, Pierpoljak veut "quitter ce monde de fous" et part de La Rochelle jusqu'à Fort-de-France. Un trip fort, car pour Pierre il symbolise un nouveau départ.
"Je devais faire ce voyage sinon j'allais crever. Je ne voulais plus faire le chanteur. Le biz, les retournements de situation, les "babyloneries", même ma vie, tout ça m'a gavé. Je ne voulais plus faire de musique. J'avais arrêté de faire le chanteur, ça m'avait saoulé. Je suis passé par le Cap-Vert, les Canaries... On s'est pris une grosse branlée de la mort, une tempête force 9. J'en avais jamais pris des comme ça avant !"
C'est en escale à la Grenade que les sons ragga entendus sur une radio locale remotivent Pierre. "Moi qui n'avais pas sorti ma guitare depuis quatre mois, je me suis remis à chanter !"
De retour à Paris, PK retrouve les vibes en compagnie de quelques complices comme Taïro. Il enregistre des maquettes, retrouve le plaisir de jouer, de chanter, d'être tout simplement Pierpoljak.

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