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H-Burns

Membre du groupe : Renaud Brustlein / Stéphane Milochevitch (thousand and bramier) / Antoine Pinet / Jonathan Morali (syd matters)

En dix chansons et quarante minutes, H-Burns survole le paysage folk français.

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Sans crier gare mais avec une élégance toute naturelle, son deuxième album How
Strange It Is To Be Anything At All refl ète une éloquence de ton rarement entendue en France et d'autant plus touchante en ces temps incertains. A la fois fantasmés et intimement vécus, imaginaires mais vrais, ces dix nouveaux morceaux d'H-Burns ont été enregistrés en plein été, à l'ombre des forêts de châtaigniers ardéchoises.
Durant une semaine, la maison familiale des Pins de Montchal s'est nourrie de vibrations appalachiennes, sublimées au son de guitares acoustiques bleues, de piano lumineux et de lap steel ondulant. Produit à deux mains par Jonathan Morali et Renaud Brustlein, ce précieux opus est serti de dobro, de banjo, de mandoline, d'orgue et d'harmonica, qui irisent le disque d'une chaleur bienveillante. Le leader de Syd Matters a également participé aux arrangements de l'album, sans oublier d'y jouer de la guitare, de la scie musicale ou du piano.
Jamais forcé, le chant en anglais de Renaud Brustlein est ici appréhendé comme un véritable instrument. Ses chansons parlent des saisons qui passent trop vite, de virées contemplatives en auto, d'absences amoureuses, de mers intérieures distantes, des boulevards des petites villes et de lunes rousses, autant d'émotions liées à une cartographie de l'intime. Elles sont au diapason d'une musique illustrant une concision et des mélodies limpides, mais aussi l'importance profonde de ses racines et l'influence panthéiste des grands espaces ardéchois.
Ces morceaux conçus et enregistrés dans le terroir, entre Romans, Marseille et Valence, sont certainement influencés par les grands maîtres américains, de Townes Van Zandt à Will Oldham en passant par Sun Kill Moon ou Great Lake Swimmers. Touchant à l'épure d'un folk universel, H-Burns transcende ici ces influences originelles grâce à ses ellipses poétiques et la sincérité de son propos. Sa musicalité folk se fond parfaitement dans ces mélodies à l'image de Blame It On The Distance, un titre terriblement romantique mais jamais suranné, ou de l'éblouissant Thoughts of Morella. Titre hommage au chef d'oeuvre de Neutral Milk Hotel, In An Aeroplane Over The Sea, How Strange It Is To Be Anything At All ? Relève d'une démarche intimiste, qui privilégie l'épure vraie à une logorrhée hypermoderne et souvent vaine. Proche des vies minuscules et d'une poésie de tous les instants, cet opus se termine par le bruit de pas sur la mousse d'une clairière, le chant des grillons et le pépiement des oiseaux à la tombée du jour. Il ne reste plus qu'à le réécouter pour assister au lever d'une nouvelle journée, à cette idée d'être quelqu'un de vrai, étonnamment.

Notulus
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