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Daft Punk

Membre du groupe : Thomas Bangalter / Guy-Manuel de Homem-Christo

C'était le 14 juin dernier à Bercy. Daft Punk jouait à Paris pour la première fois depuis dix ans. C'était une journée forcément particulière, l'occasion d'un moment spécial et spatial, à la fois pour le groupe et pour son public venu goûter à l'un des rares moments de rencontre offert par le duo casqué.

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Sur la scène, une gigantesque pyramide luminescente, celle qui accompagne la tournée des Daft depuis le début d'une tournée entamée en mai 2006 au Festival de Coachella, en Californie, et qui se conclura fin 2007 par des dates en Australie, où le groupe n'a encore jamais joué.

Dès les premières mesures de Robot Rock, lancé en éclaireur et suivi au beat près par de puissantes lumières stroboscopiques, les cadres sont fixés : plus qu'un concert, Daft Punk sur scène c'est une véritable expérience, à mi-chemin entre le réel et la fiction, qui combine image et son.
Alors que Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo - dans leurs combinaisons futuristes inventées par le couturier Hedi Slimane - enchaînent de leur gigantesque triangle fluorescent des titres qui retracent le parcours d'un groupe qui s'inscrit avec une incroyable cohérenc dans le présent et même dans le futur, c'est toute une histoire qui se raconte à la fois dans les yeux et les oreilles.
En un peu plus d'une heure, c'est le meilleur des trois albums du groupe, Homework (1997), Discovery (2001) et Human after all (2005) qui se téléscopent et s'entremêlent, avec une grâce et une modernité inouïe.

Prouvant s'il en était encore besoin à quel point Daft Punk, auteur de disques toujours un peu visionnaires, n'a eu de cesse de prendre plusieurs longueurs d'avance sur son époque. Alors que les morceaux défilent, d'Around the world à Da Funk en passant par One More Time et Harder, better, faster stronger', c'est tout un environnement qui se met progressivement en place, et qui utilise toute les possibilités technologiques à disposition pour combler ceux qui sont venus ce soir-là. Dans Bercy comme partout ailleurs où le groupe a joué dans le monde, le public bouge dans tous les sens et lève les mains très haut, comme emballé dans tous les sens du terme par un halo de bonheur mixant musique et lumière, mystère et magie. Après un peu plus d'une heure de danse ininterrompue, c'est un Bercy fatigué et heureux, transformé en discothèque virtuelle, qui laisse partir les Daft en coulisses pour quelques instants, avant de les rappeler très vite, lors d'une cérémonie aussi belle qu'inédite qui annoncera. C'est ainsi des milliers de téléphone portable qui s'allument et qu'on lève au dessus de soi, pour demander explicitement le retour du groupe prodigue vers sa pyramide fluorescente, et le début d'un rappel inoubliable, joué par le duo dans des combinaisons à lumières rouges tout droit sorties de Tron.

Cette multitude de miettes lumineuses qui se regroupent, dans un moment presque irréel, et qui s'offrent à Daft Punk, c'est aussi le symbole d'une rencontre unique et d'un plaisir partagé. Plaisir à la fois physique, technologique et mentale, partagé entre un groupe qui depuis dix ans a décidé de faire de la musique dans l'abstraction la plus totale et son public heureux d'avoir enfin l'opportunité de venir à son contact.

C'est cette jolie confluence qu'Alive 2007, deuxième album live du groupe après celui enregistré à Birmingham en 1997, propose de capturer et de donner à vivre ou revivre.

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