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Daisybox

Membre du groupe : Anne-Lise Pernotte / Olivier Nicolas / Samuel Nicolas

Daisybox ne fait pas du rock français. Daisybox fait du rock en français.

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C'est cela qui fait du trio un groupe à part. Des vraies mélodies pop, des ambiances impressionnistes et des textes qui évoquent plus qu'ils ne disent ou ne dénoncent. Les frères Nicolas, créateurs du groupe, n'ont pas grandi en France et ça s'entend. S'il faut trouver des influences à Daisybox, c'est plutôt de l'autre côté de la manche ou de l'atlantique que dans la tradition locale de la chanson réaliste qu'il faut chercher. « Nous avons beaucoup de respect pour tous ces gens, il y a des choses formidables dans la musique française, mais ce n'est pas ce qui nous touche naturellement, explique Olivier. Quand je suis rentré à Paris, en 90, j'étais un extraterrestre, un Français de 17 ans qui n'avait jamais vu Les Bronzés et qui pensait que La Mano Negra était un groupe espagnol. Mon frère et moi avons du ingurgiter toute la culture populaire française en quelques mois, découvrir Gainsbourg, le cinéma d'auteur, Coluche, les hot-dogs en baguette, la musique festive, Michel Drucker... Après, il a fallu faire le tri. Mais si j'ai appris à aimer Françoise Hardy et Bashung, j'avais quand même avant tout les Pixies dans le sang. » Au milieu des années 90, Bashung, justement, lui donne le goût des beaux textes en français. Pour le reste, c'est le regard pointé vers l'Angleterre qu'il créera Daisy avec sa copine de fac Anne-Lise et son frère Sam. Aujourd'hui, Daisybox est un des rares groupes de rock chantant en français à passer à la radio en Australie, au Mexique, en Finlande et à séduire les fans de Blur ou des Dandy Warhols.

Réalisé par Scott Greiner (100 Watt Smile), « Polyester », leur troisième album, est aussi le plus abouti. Une fraîcheur qui manquait quelque peu à « Diagnostic », une énergie retrouvée et des textes qui approchent la perfection pop, à l'image de « Dentelle », sans doute le plus beau titre du groupe à ce jour, et de « Polyester », hymne pop imparable qui donne son nom à l'album. Daisybox, libéré de la pression des majors, a décidé de n'en faire qu'à sa tête.

1994. Les frères Nicolas, Olivier et Sam, fans absolus de rock en général et des Pixies en particulier, inventent Daisy avec leur copine de fac Anne-Lise Pernotte. De leur jeunesse passée à changer de pays tous les quatre ans, ils n'ont gardé qu'une certitude : les mexicains n'ont pas tous un sombrero... Il y en a même qui font du rock. Daisy refusera donc d'accepter les idées imposées. On peut être français et préférer une guitare électrique à un biniou.

1995. Premiers concerts. Un autre pote de fac, Olivier Nuc, les rejoint parce que justement, il sait en jouer, de la guitare. Et aussi parce que c'est un copain. Mais il est très doué pour écrire et il se consacrera bientôt entièrement à sa carrière de journaliste.

1996. Parmi les premiers spectateurs de Daisy, il y a Léonard Vasco. Guitariste, fou de Sonic Youth. C'est lui que le groupe attendait. Premiers textes en français. Daisy fait de la pop "à l'anglaise", certes, mais veut pouvoir assumer...

1997. Entre deux concerts devant dix potes sur une péniche pourrie, le groupe ouvre pour Echobelly, qui à l'époque tient le haut de l'affiche du rock britannique. C'est décidé : ce sera ça ou rien du tout. Daisy veut jouer, partout, encore, toujours !

1998. Euh... Des péniches, toujours des péniches. De temps en temps, un bar miteux. Mais bon, ils ne sont plus dix, ils sont vingt.

1999. Une péniche justement. Dans la salle, un monsieur les remarque. Il cherche une première partie pour son concert au Zénith de Caen. C'est Nicola Sirkis. Au final, Daisy fera trente dates avec Indochine. Entre temps, le groupe enregistre un mini album autoproduit, "Indessa", au départ une simple démo, qui finira par se vendre à deux mille exemplaires à la sortie des concerts. "Les champions du monde de la mélodie tranchante", écrit Magic.

2000. Enfin ! La presse et les maisons de disques, intriguées par ce groupe qui remplit des salles sans passer à la télé, commencent à s'y intéresser. Le rock revient à la mode, paraît-il...

2001. Daisy devient Daisybox pour ne pas déplaire à Donald, qui considère que "pâquerette" est un nom qui s'achète. Le groupe choisit Lez'Art Music, petit label indépendant, plutôt que l'une de ces majors qui se précipitent toutes sur ce "retour" du rock.

2002. Sortie de "Organic", enregistré en Angleterre par Daniel Presley. Sélection du FAIR. "Pause" cartonne sur les ondes des radios rock. "45 minutes" explose en Suisse. "Immobile" est plébiscitée par les téléspectateurs de MCM et MTV.

2003. "Ensemble contre la guerre" au Zénith de Paris. La grande scène du Paléo Festival à Nyon devant 10 000 spectateurs. Plus de cent concerts pour Daisybox.

2004. Le groupe s'enferme dans une ferme bretonne pour écrire "Diagnostic". La licence de Lez'Art Music est rachetée par Barclay- Universal... Bienvenue chez les majors.

2005. "Diagnostic" donc. Un album douloureux, sombre, magnifique. Peut-être difficile. Enregistré par Steve Lyon (Depeche Mode, The Cure) en Italie, mixé dans le sud de la France, masterisé à Abbey Road... Un single, "Les mains dans les poches", que diffusent les grosses radios nationales... et puis...

2006. ...et puis, la lassitude ! Les rapports entre Barclay et Lez'Art Music s'enveniment. Léo décide de s'en aller. Après une mini tournée au Mexique, leur dernier concert commun sera aussi celui que leurs fans ont décidé d'organiser pour fêter les dix ans de Daisybox. "Indessa Festival" à Charleroi en Belgique, avec tous les groupes dont les Daisy se sentent proches (Krisha, Poney Poney, Sam Semple, The Versus, Veda...). Les chansons de "Diagnostic" commencent à être diffusées en Australie, Mexique, Equateur, Finlande... Sans Léo, Daisybox terminera la tournée par quelques festivals d'été et un concert à Londres.

2007. C'est reparti ! Après "Métal hostile", choisi par une banque publique pour illustrer sa campagne de pub télé, plusieurs extraits de "Diagnostic" figureront dans la B.O. de la série "Déjà-vu", bientôt diffusée sur France 2. Anne-Lise, Olivier et Sam, à nouveau en trio, ont écrit le prochain album de Daisybox. Avec Scott Greiner (100 Watt Smile), ils ont enregistré, peaufiné, décortiqué la moindre note de ce fameux "Polyester"... Alors ?

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